[Citizen] La quête de ma Glorious

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  • #410000158820
    Nezitic
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    Bonjour à tous les fameurs,

    Chose promie, chose dûe ! Very Happy
    Installez-vous, prenez une boisson de votre choix, ça va être long, mais j’espère pas trop fastidieux !

    Chapitre 1 : Citizen et la chronométrie, les origines

    Avant d’aborder le sujet de la Glorious, je pense qu’il est essentiel de parler de l’histoire de l’horlogerie japonaise, et de sa relation avec les certifications chronométriques suisses.
    Ce sujet ayant été traité avec brio par @Arnaud.A, je ne vais certainement pas me risquer à paraphraser ses articles, qui sont excellents et très bien documentés, dont je ne peux que vivement conseiller la (re)lecture. Chinois

    https://www.wadokei.me/blog/chronometre-part1
    https://famontres.com/forums/topic/histoire-de-la-marvel-aux-concours-de-chronometrie-chapitre-3/#3544652
    https://famontres.com/forums/topic/histoire-grand-seiko-chapitre-4/

    Je vais donc parler succinctement (ou pas Mr. Green ) de Citizen… comme vous pouvez vous en douter !

    La marque est plus connue pour ses montres abordables : c’est d’ailleurs dans l’ADN de la marque, jusque dans son nom – le but étant de rendre la montre, fabriquée au Japon bien entendue, abordable pour tous, pour le « citoyen » moyen.
    Cela n’a pas empêché Citizen, en bonne manufacture horlogère, de chercher à produire des calibres toujours plus précis, et ce, dès très tôt dans son histoire.

    Pour vous donner plus de contexte, entre sa première montre commercialisée en 1924 et 1949, Citizen ne produit en tout et pour tout que 3 calibres :

    • le calibre 16 pour les montres de gousset – rien à voir avec la chasse
    • le calibre F pour les montres bracelet
    • le calibre K pour les montres de dame

    Comme vous pouvez vous en douter, s’il n’existe que 3 calibres en tout, il y a en revanche un grand nombre de variantes de ces calibres.

    Quelques variantes sont remarquables d’un point de vue précision :

    • une variante du calibre 16 avec 15 rubis (le 16 est une référence à taille, pas à l’empierrement) et surtout avec un balancier bi-métallique
    • une variante du calibre F également avec un balancier bi-métallique (qui portent généralement la mention « cut balance »)
    • des variantes des calibres F et K avec la mention « chronometer »

    Aucune de ces montres n’a jamais été certifiée officiellement, ni en Suisse, ni au Japon.

    En résumé : de 1924 aux années 50, Citizen s’est intéressé à la précision et a sorti de nombreux modèles élaborés, sans pour autant avoir de chronomètre officiellement certifié.

    [Citizen] La quête de ma Glorious Citize24
    Balancier bi-métallique sur un calibre 16
    (source : collection personnelle)

    #420005005208
    Nezitic
    Membre

    Chapitre 2 : les chronomètres officiels Citizen

    Les choses changent dans les années 1960 ! C’est LA décennie du « miracle économique japonais » et Citizen change clairement de braquet.
    De la fin des années 50 à la fin des années 60, Citizen innove dans de nombreux domaines et les montres de ces années se caractérisent par les « 3P » : Parawater (étanchéité donc), Phynox (alliage cobalt-chrome-nickel-molybdène) et Parashock (un antichoc semblable à l’Incabloc).

    Voici les montres dont je voulais vous parler :

    • la Chronometer – c’est littéralement le nom du modèle !
    • les Chronomaster
    • les Leopard
    • les Highness
    • la Glorious

    2.1 La Citizen Chronometer (a.k.a. « 31 jewels »)

    Commençons donc par la Chronometer, souvent surnommée “31 jewels” dans le microcosme des amateurs de Citizen, à cause de son empierrement et parce que son nom manque cruellement d’originalité…

    Ce modèle sort en 1962 et il est vraiment représentatif de la production de la marque à cette époque : le design est élégant, sobre, la taille comme l’épaisseur sont contenues, aiguilles dauphines, cadran soleillé… à première vue, elle est très proche d’autres modèles de la gamme. Même le cadran affiche factuellement la mention « Citizen Chronometer » à 12h et « 31 Jewels » à 6h, la seule fantaisie étant un aigle stylisé à 12h.

    C’est bien à l’intérieur que la magie opère : le calibre 0400 à 18,000 alternances/heure est redoutable de précision.
    Afin d’augmenter la précision du mouvement, ce dernier utilise un grand balancier, d’un diamètre de 13,5mm (pour un mouvement de 30mm de diamètre). Vous noterez également que le balancier n’est pas maintenu par un coq, mais par un pont. Les yeux les plus affûtés auront remarqué que le pivot de balancier est protégé par… un Incabloc et non pas un Parashock maison ! Pourquoi ? je n’ai pas trouvé d’explication…

    Citizen est souvent vu comme le Poulidor de l’horlogerie japonaise, réputation parfois justifiée, comme ici, car c’est bien Seiko qui a, en premier, obtenu une certification de chronométrie suisse, avec la Grand Seiko de 1960.

    La Citizen Chronometer est une réponse à cette Grand Seiko, et obtient elle aussi sa certification en 1961 – une première pour Citizen !
    En 1961, la précision doit rester dans l’intervalle -1/+10 secondes/jour en moyenne sur 5 positions.

    D’après [Domestic Watches vol. 2] la fabrication des Chronometer était confiée à une équipe restreinte de 10 horlogers experts, qui avaient en charge l’assemblage complet de la montre ainsi que son réglage.
    Ce modèle existe en en acier et en plaqué or (plaquage 100µ), et il n’a pas rencontré autant de succès que la Grand Seiko originale – peut-être du à un certain manque d’originalité ? ou au fait qu’elle soit arrivée après la Grand Seiko ? Elle s’est tout de même vendue pendant 4 ans, et est relativement facile à trouver.

    Cette montre ne fait pas encore partie de ma collection, mais vous vous doutez qu’il fait partie de ma liste ! Mr. Green

    [Citizen] La quête de ma Glorious X1074411
    [Citizen] La quête de ma Glorious X1074410
    Cadran et mouvement d’une Citizen Chronometer
    (Source : Yahoo! Japan)

    #420005005209
    Nezitic
    Membre

    2.2 Les Chronomaster

    Fin 1967, Citizen introduit un autre modèle haut de gamme, qui vient remplacer la Chronometer disparue l’année précédente dans une certaine indifférence.
    Je ne vais pas forcément m’attarder sur les Chronomaster, car elles méritent qu’on y passe beaucoup plus de temps… et on serait un peu hors-sujet !

    Il faut retenir quand même qu’il s’agit d’années charnières : 1968 est en effet la dernière année des concours de Neufchâtel et de Genève – je n’ose même imaginer la frustration que cela a dû générer chez Citizen, en particulier chez son président de l’époque Yamada Eiichi.

    Conséquence : le Japanese Chronometer Inspection Institute est fondé en 1968 – à partir de cette date, les chronomètres japonais sont donc certifiés par le JCII. Pour plus de détail, je vous invite vraiment à lire les posts d’Arnaud : ils sont excellents et très complets.

    On notera qu’il existe plusieurs standards : le standard chronométrique et le standard chronométrique “supérieur”.

    Il existe plusieurs versions des Chronomaster :

    • les Chronomaster non chronomètres – ce sont, vous vous en doutez, les plus courantes
    • les Chronomaster Chronometer (standard chronométrique)
    • les Chronomaster Chronometer (standard chronométrique)
    • les Chronomaster Superior Chronometer (standard chronométrique « supérieur »)
    • les Chronomaster Superior Chronometer Special (au-dela du standard supérieur…)

    Comme dit précédemment, ces modèles sont particulièrement intéressants et méritent que l’on s’y attarde plus… un autre sujet pour une autre fois !

    [Citizen] La quête de ma Glorious 10751710
    Cadran d’une Chronomaster Superior Chronometer Special
    (Source : Yahoo! Japan)

    #420005005210
    Nezitic
    Membre

    2.3 Interlude : l’année 1970

    1970 est une année cruciale dans l’histoire de Citizen !

    Vu la période, vous vous doutez que je vais vous parler du quartz… mais pas que !
    A la toute fin des années 60, on voit apparaître les premières mouvements à Quartz, Beta 21 en Suisse et Seiko Astron au Japon. Mais ces montres à quartz sont hors de prix !
    L’Astron 35SQ coûte la bagatelle de 450.000 ¥, soit plus du double de la plus chère des Grand Seiko (195.000 ¥). Pour situer, le salaire moyen annuel est alors d’environ 320.000 ¥ et une Toyota Corolla coûte 360.000 ¥…

    Citizen est-elle conscient de la révolution que constitue le quartz ? Très certainement, lorsque l’on voit la suite de l’histoire, mais la marque décide de ne pas mettre tout ces œufs dans le même panier et d’investir sur plusieurs technologies différentes.

    D’abord, l’électromécanique avec la Citizen X8 Electric qui devient X8 Electronic, auquel on ajoute bientôt le nom Cosmotron – personne ne sait trop ce que ça veut dire, mais ça fait à la mode (cosmos, Apollo 11…).
    C’est en 1970 que sort un autre Graal de tout collectionneur Citizen : la X8 Chronometer en titane ! Détail amusant : ce n’est même pas la première Citizen électromécanique à atteindre la certification chronomètre ! Mais c’est celle que l’histoire retiendra, car sa boîte est fabriquée de titane pur à 99,6%.

    Deuxième piste explorée par Citizen : le diapason !
    L’expert du sujet, c’est Bulova bien sûr ! En 1970, c’est donc avec Bulova que Citizen va former une alliance (“joint venture”) : c’est la naissance de la Bulova Citizen Co., Ltd.
    De cette alliance naîtra dès 1971 la première des Citizen Hi-Sonic.

    Enfin, Citizen se lancera en 1973 dans le bain du quartz avec le calibre 8810, dont la version Extra Fine Accuracy (non, n’y voyez aucune pique envers Seiko !) promet une précision de ± 5s/mois. Suivie en 1975 de la Crystron Mega, qui offre cette fois-ci une précision de ± 3s/an. La messe est dite !

    Mais assez parlé des montres à pile, revenons à nos chères montres à ressort. Mr. Green

    [Citizen] La quête de ma Glorious X8_chr10
    Citizen X8 Chronometer Titanium
    (Source : Twitter officiel Citizen Japan)

    #420005005211
    Nezitic
    Membre

    2.4 Les Leopard et les Highness

    Malgré l’investissement sur d’autres technologies concurrentes, Citizen continue d’investir aussi dans les montres mécaniques.
    C’est en 1970 que sort la Leopard, dont il existe moult versions ! Leopard, car ce sont les premières montres Citizen oscillant à 28.800 A/h (Leopard Cool voire 36.000 A/h (Leopard 10).

    Le mouvement 7210 qui anime les Leopard « de base » servira de base aux versions chronomètres des Leopard et des Highness (calibre 7230).

    Dès 1971, ces mouvements sont supplantés par les 7710 et 7730 qui apportent encore plus de précision ainsi que le système de changement de date qui anime aussi la Glorious, et dont je vous reparlerais juste après (suspense!). Une des différences est l’ajout d’un rubis pour le barillet du calibre 7730, ce qui porte le nombre de rubis total à 31.

    La différence entre Highness et Leopard est donc assez ténue : j’ai vu plus de Highness certifiées « Superior Chronometer » et par ailleurs, les finitions semblent être meilleurs sur les Highness.

    Pour vous donner quelques éléments chiffrés, voici les valeurs attendues pour les certifications chronomètre standard et chronomètre supérieur. J’ai rajouté le COSC, même si c’est un peu anachronique car nous sommes en 1971 et que le COSC a été fondé en 1973.
    Comme vous pouvez le constater, les standards sont assez proches… avec un léger avantage au COSC qui est plus strict. Mais attendez, c’est pas fini ! Mr. Green

    [Citizen] La quête de ma Glorious Jcii_v10

    [Citizen] La quête de ma Glorious R1075710
    Une Highness Officially Certified Chronometer
    (Source : Yahoo! Japan)

    #420005005212
    Nezitic
    Membre

    Chapitre 3 : la Glorious

    Enfin ! On y est, ça y est ! Mr. Green

    C’est en Octobre 1971 que sort la Glorious, qui est, à bien des égards, une évolution de la Highness.
    Cette montre est un défi technique, une réponse à Seiko et aussi, quelque part, un chant du cygne pour la grande précision mécanique chez Citizen – du moins jusqu’au rachat de La Joux-Perret en 2012.

    Le mouvement 7750 qui l’anime est l’ultime évolution du mouvement 7730 des Highness.
    7750 dites-vous ? Incompréhensible Mais pourquoi donc avoir repris un numéro utilisé par Valjoux ? Je me suis moi aussi posé la question, mais outre la logique de numérotation interne, je me suis vite rendu compte que la question mériterait d’être retournée car le 7750 Citizen date de 1971, et le Valjoux de 1973.

    Le calibre 7750 a un diamètre de 28mm, une épaisseur de 4,86mm et une fréquence 36,000 A/h. Une particularité de ce calibre, introduit sur le 7730 de la Highness, est le système de changement de date et de jour rapide : il faut appuyer sur la couronne. Rien de révolutionnaire, certes, mais attendez !

    • Lorsque l’on appuie sur la couronne avec la montre tête en haut (12h en haut, autrement dit, position normale), on fait avancer le quantième
    • Lorsque l’on appuie sur la couronne avec la montre tête en bas (12h en bas), c’est la date qui avance ! À noter que le disque dateur alterne entre l’anglais et les kanji.

    Cette solution pour le moins originale est assez ludique, j’imagine assez bien la surprise des quelques heureux élus ayant pu s’offrir cette montre à l’époque ! bravohap
    Et à l’usage, c’est ma foi très pratique. thumright

    À noter qu’il existe une version ne disposant que de la complication date (calibre 7400).

    D’un point de vue cosmétique, on ne peut pas nier l’influence de Grand Seiko ! La boîte a sa propre personnalité, différente des Seiko contemporaines, en revanche certains détails ne laissent aucun doute. Je pense en particulier au « GC » gothique que l’on retrouve sur la couronne, le médaillon, la boucle ou encore sur le cadran.

    [Citizen] La quête de ma Glorious Glorio12
    [Citizen] La quête de ma Glorious Glorio13
    [Citizen] La quête de ma Glorious Glorio10
    [Citizen] La quête de ma Glorious Glorio11
    (Source : collection personnelle… enfin ! Sauf celle du mouvement ci-dessous : source le vendeur sur YJ).

    [Citizen] La quête de ma Glorious P1167810

    La boîte est disponible soit en acier avec la complication date (7400) ou day-date (7750), soit en plaqué or 100µ et dans ce cas uniquement avec la complication date (7400).
    Elle mesure 38mm de diamètre, un cornes-à-cornes de 41mm, ce qui est parfait pour moi, pour une épaisseur de 10,5mm – certes nous ne sommes pas sur de la montre fine… mais c’est bien équilibré et c’est beaucoup plus fin que nombres d’automatiques actuelles que je trouve trop épaisses.

    Le cadran reste dans la pure tradition : blanc cassé*, avec index appliqués avec un trait noir au centre, qu’on retrouve sur les aiguilles bâtons. Le logo Citizen est appliqué, de même que le « GC » à 6h. Vous remarquerez que le nom du modèle n’apparaît nulle part sur la montre… mais ceux qui ont eu la chance de l’acheter à l’époque savaient.
    * il existe (au moins) un modèle à cadran bleu, qui interroge quelque peu les experts, car mentionné nulle part officiellement par Citizen. Pré-série ? Édition limitée ? Prototype ?

    La Glorious a été fort peu diffusé, dans quelques magasins triés sur le volet de quelques grandes villes japonaises. Les chiffres de production ne sont pas connus, mais au vu de la rareté du modèle aujourd’hui, on parle certainement de quelques milliers de montres tout au plus [c’est une spéculation de ma part].

    D’un point de vue technique, un soin tout particulier a été apporté à l’assemblage et au réglage, chaque montre étant confiée individuellement à une poignée d’horlogers – les meilleurs des meilleurs de la maison Citizen – chacun étant entièrement responsable de la qualité des montres qui lui étaient confiées.

    Ce qui nous ramène au sujet de la précision de ce calibre Glorious !

    Comme vous pouvez le constater, la Glorious laisse le COSC (qui n’existe pas encore Mr. Green ) loin derrière, avec une précision moyenne de -2 / +3 secondes par jour !

    Seiko emportera toutefois la dernière manche avec ses Very Fine Accuracy offrant -2 / +2 secondes par jour – standard qui a été adopté par Rolex en… 2015 ! Bien sûr, la comparaison ne tient pas vraiment car c’est toute la production Rolex qui est ainsi certifiée, et non pas quelques modèles fabriqués au compte-goutte et réglés par les meilleurs horlogers de la boîte !
    Mais cette performance mérite tout de même d’être soulignée tant elle est exceptionnelle pour l’époque.

    [Citizen] La quête de ma Glorious Jcii_v11

    #420005005213
    Nezitic
    Membre

    Chapitre 4 : ma Glorious

    On sort de l’histoire, de la technique pour rentrer dans le domaine de la subjectivité et du déraisonnable !

    L’achat de ma Glorious fut une quête, une longue quête. affraid

    Comme vous le savez si vous me connaissez – ou même sans me connaître, en voyant mon pseudo – je suis passionné par Citizen. En tant que passionné collectionneur, j’ai une liste de Citizen que je souhaiterais avoir dans ma BàM et la Glorious y figure tout en haut, juste au-dessus de la X8 Chronometer titane.

    La Glorious n’ayant jamais été vendue en dehors du Japon, c’est donc au pays du soleil levant qu’il m’a fallu aller la chercher – virtuellement !
    Ebay n’existe pas au Japon, il faut utiliser un service qui s’appelle Yahoo! Auctions – introduit par Yahoo! à l’époque mais qui n’a jamais réussi à s’imposer face à Ebay, sauf au Japon. Les achats sur Yahoo! Japon (YJ) ne sont pas simples :

    • Comme tout achat par Internet, le fait de ne pas pouvoir voir la montre avant l’achat est un problème.
    • Le service n’est facile d’accès au non-Japonais (barrière de la langue, coordonnées physiques comme bancaires, les vendeurs n’expédient pas à l’international,…) : il faut donc passer par un service de proxy
    • Plus gênant, les retours sont très compliqués ! En gros, les services de proxy sont généralistes (on peut tout acheter!) et ils se contentent donc de vérifier que le bien reçu est conforme à la description et aux photos – si c’est le cas, pas de retour possible !

    C’est un risque que j’ai accepté depuis longtemps, avec heureusement fort peu de mauvaises surprises. Mais là, on est dans une autre gamme de prix que mes achats habituels !

    Par ailleurs, même au Japon cette montre est rare.
    Il s’en vend quelques-unes par an : ce chiffre se compte sur les doigts d’une main habituellement.

    Cela pose un autre problème : quel prix payer ? Incompréhensible
    Et oui, impossible de faire des statistiques sur quelques transactions ; les valeurs peuvent varier énormément sans explication évidente – n’oubliez pas qu’il s’agit d’un système d’enchères.

    Mes deux premières tentatives se sont soldées par des échecs : pour la première, j’étais en-dessous du prix, et j’ai hésité à trop monter. La seconde s’est envolée encore plus haut !

    Troisième tentative, j’étais en tête des enchères… et je me suis mis à douter ! La montre n’était pas en aussi bel état que la première, elle était même en état moyen. Plus la fin de l’enchère se rapprochait, plus je doutais ! Heureusement, un autre enchérisseur a surenchérit à la dernière minute et l’a emporté.

    La quatrième, je l’ai gagnée ! Seulement, seulement… quelques heures après la fin de la vente, le service de proxy m’a contacté pour me dire que le vendeur avait annulé la vente. Elle sera remise à la vente avec la mention explicite « les services de proxy de sont pas acceptés ». Celle-ci est donc restée au Japon.

    Cinquième tentative : une montre en bel état, qui est montée au-delà du budget que je m’étais fixé.

    Sixième et septième tentative (la même montre !) : je gagne ! Une montre en bel état ! Vente annulée, pas de motif donné… Remise en vente 15 jours plus tard, je regagne ! Re-vente annulée. Pas de motif donné, elle n’est pas réapparue… Je pense que le vendeur n’était pas satisfait par le prix atteint, mais ce n’est qu’une supposition. Incompréhensible

    Bref, nous sommes en décembre 2024 et cette histoire de vente annulée m’a tapé sur le système. C’est très frustrant de gagner une enchère, pour ensuite s’entendre dire que le vendeur a annulé la vente.

    Janvier 2025, une nouvelle Glorious est mise en vente. Je suis encore en train de ressasser cette histoire de vente annulée et j’en ai un peu marre : je décide de mettre une enchère, une seule et baste ! Advienne que pourra. Le jour J, je regarde l’enchère monter, mais sans aucune fébrilité. Ça monte, on se rapproche de la fin du temps, mais je suis le meilleur enchérisseur. Au dernier moment, ça remonte encore mais toujours en-dessous de mon budget maximum. Je gagne l’enchère. Mais aucune excitation cette fois-ci, j’attends, je redoute l’email de mon service de proxy. Deux jours après, toujours rien. Ah si ! Un email pour me dire que la montre est arrivée dans leurs locaux !

    Là, l’excitation monte ! J’ai cependant toujours du mal à y croire. Vite, je demande l’expédition chez moi en prenant l’option la plus rapide (Fedex).

    Je passe dans une phase de confiance à nouveau : la montre part du Japon, arrive en France, et… plus rien. affraid
    Pendant plus de 10 jours, la montre est « bloquée en dédouanement ». Pas d’infos du service client Fedex, ni par chat ni par téléphone Evil or Very Mad, tout juste me parle-t-on d’un « mauvais scan ». De quoi ? Je n’en sais rien, encore à ce jour ! Les bordeaux de dédouanement doit être bon, car j’ai bien payé la coquette somme de dédouanement par carte bancaire.

    Inutile de vous dire que je harcèle le service client Fedex tous les jours, leurs réponses sont évasives et je me met à craindre le pire : perte, vol, casse…

    Un mardi matin, alors que je me dis qu’il est l’heure de contacter une énième fois le service client Fedex, je rafraîchis la page de suivi par réflexe… surprise, la montre sera chez moi aujourd’hui avant 20 heures ! Heureusement, je suis en télétravail ce jour-là : le livreur sonne une fois, le temps de descendre il est déjà reparti dans son camion et s’apprêtait à laisser le colis dans ma boîte aux lettres sans autre forme de procès – il ne s’agit même pas d’un livreur Fedex mais Multicourses, ah bah oui Fedex sous-traite, vous savez… What the fuck ?!? Evil or Very Mad

    Passons… la montre est là, j’ouvre le colis et la découvre enfin ! Elle est bien dans l’état décrit, état d’usage et c’est très bien car je souhaite la porter. Et elle fonctionne ! bravohap

    Je la passe au poignet et, fébrile…. je la fait tomber sur le carrelage ! affraid
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    Non rassurez-vous, je plaisante ! Mr. Green
    Cette quête s’est bien terminée et je suis ravi de ma belle.

    Ci-dessous une tentative de photo en ambiance, moins clinique.
    Et une autre avec ce que le Japon faisait de mieux en termes d’appareils moyen-format à la fin des années 60, un Minolta Autocord CdS – un vrai Rolleiflex-killer ! Avez-vous vu qui a fabriqué l’obturateur… ? Wink

    [Citizen] La quête de ma Glorious Glorio14

    [Citizen] La quête de ma Glorious Glorio15

    #420005005214
    blek le roc
    Membre

    Purée tu disais quoi? ?? Long à lire ??? 😂
    Bon, pas le temps là tout de suite, je coche pour plus tard!

    #420005005215
    ZenethaaR
    Membre

    Sacrée histoire ! Félicitations et merci pour l’avoir racontée 🙏

    #420005005216
    David DP
    Membre

    Dévoré d’une traite !

    Merci infiniment pour le rappel historique et surtout félicitations 🥂 🥂 pour cette superbe acquisition !
    Si j’ai bien tout suivi, c’est donc une 31jewels qui te sert d’avatar ? 😉

    Si un jour nous avons un sous forum citizen ton post devra être mis immédiatement en référence ! 🙏

    Encore bravo !

    #420005005217
    Osmie
    Membre

    Merci beaucoup pour ce partage ! Très intéressante cette histoire des Citizens haut de gamme.

    Et félicitations pour cette glorieuse montre Bulles Bulles Bulles

    Purée l’engouasse cette vente par proxy … j’imagine le soulagement quand la belle est enfin dans les mains.

    #420005005218
    ELLIG
    Membre

    Cher Nezitic, merci pour ce post passionnant (spirituel et intéressant [Citizen] La quête de ma Glorious 1f603) et bravo pour ton acquisition !

    #420005005219
    Xaipe
    Membre

    Merci Nezitic

    une belle quête comme je les aime : argumentée, passionnée et entraînante. Super travail de rédaction pour un des meilleurs représentants FàM de cette marque (avec un ou deux autres qui se reconnaîtront Wink ).

    Bravo pour cette acquisition, c’est vrai que ce modèle ne court pas les rues je n’en ai pas vu même sur les sites de vente japonais.

    En tout cas c’est super de faire profiter de cet historique peu connu de Citizen, cette marque qui regagne petit à petit nos coeurs tout en épargnant nos portefeuilles (enfin pas pour tous les modèles).

    Nb : vu le travail, on laisse le sujet sur le général un moment puis il ira se ranger en V&T le temps venu Chinois

    _________________

    _________________
    Avez-vous coché toutes les cases ?

    #420005005220
    caput
    Membre

    [Citizen] La quête de ma Glorious Citize10

    #420005005221

    Félicitation !

    Sympa comme récit ! Merci.
    Et…
    Si t’en veux une deuxième

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