Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres.

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 41)
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    Messages
  • #410000149827
    Yann Riquier
    Membre

    Je partage à nouveau un autre document au contenu non exhaustif que j’avais rédigé pour une évaluation écrite durant mes études d’horlogerie.

    Bonne lecture Chinois

    DIFFERENTS TYPES DE SYSTEMES DE REMONTAGE AUTOMATIQUE SUR LES MONTRES.

    Il est bon de savoir que malgré sa très courante utilisation, le remontage automatique par masse en demi cercle située sur l’axe centrale du mouvement, n’est pourtant pas le seul système existant dans l’univers horloger.
    En effet, d’autres principes plus ou moins exotiques et qui restent tapis dans l’ombre à différents degrés existent pourtant bel et bien sur le marché des montres.
    Ce document permet d’en découvrir certains dans les grandes lignes.

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. Rolex_11

    Calibre Rolex 3135 (heures/minutes/secondes, quantième simple) avec masse oscillante de remontage automatique standard, elle est le système le plus couramment fabriqué dans l’industrie horlogère.
    La masse oscillante circulaire standard ou rotor simple, présente deux parties bien distinctes, le support de la masse oscillante (en forme de demi cercle) et le secteur lourd (en forme de croissant de Lune).
    Le support de la masse oscillante est la partie qui comprend la fixation de celle-ci au mouvement pour assurer sa rotation, et qui porte à son extrémité le secteur lourd.
    Le secteur lourd est quand à lui la partie externe de la masse oscillante et qui fait office de poids (comme l’indique son nom), il est nécessaire afin de garantir une bonne inertie et de produire suffisamment d’énergie cinétique. La fixation des deux éléments se fait par vissage, rivage, sertissage ou soudage. Les modèles simples sont le plus souvent fabriqués en laiton ou en maillechort pour le support de la masse. Tandis que le secteur lourd est fait dans des alliages de cuivre-nickel pour les modèles simples, et en métaux précieux pour les modèles de prestige.
    LE MICRO ROTOR

    Le remontage automatique par micro-rotor reprend l’idée de la masse oscillante classique, mais se distingue de par son diamètre fortement réduit.
    Généralement implanté dans la masse du calibre (contrairement au rotor simple qui lui est proéminent), a pour effet qu’il est particulièrement gourmand en espace , il est nécessaire dans bon nombre de cas de figure de l’implanter de façon excentrée afin de laisser l’espace nécessaire au reste du rouage. Peux de complications mécaniques sont additionnables avec ce type de micro-rotor, à moins d’en sacrifier la finesse de l’épaisseur du mouvement.
    Suivant les différents calibres qui utilisent le micro-rotor, il est le plus souvent implanté sur la face externe du mouvement (le rendant visible comme tout rotor classique) mais il peut dans de rares cas se dissimuler dans les entrailles de ce dernier, confondu parmi le reste du rouage entre la platine et les ponts (exemple du célèbre calibre 11 de la Heuer Monaco de 1969).
    Pour garantir sa performance et son inertie, le micro-rotor ce doit d’être impérativement plus épais et lourd qu’un rotor traditionnel. En règle générale plus le diamètre du rotor se rétrécit et plus son épaisseur en revanche se voit augmenter dans l’unique but de l’alourdir.
    Sa masse est généralement constituée d’un seul bloc et faite d’alliages de métaux lourds.
    Concernant les montres prestigieuses de haute horlogerie, il est fréquent que l’utilisation de métaux nobles et lourds tels que l’Or massif ou le Platine soit monnaie courante.
    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. 11547310
    Calibre (heures/minutes) Patek Philippe 240 à micro-rotor en or jaune 22 carats
    LE ROTOR TROIS-QUARTS

    Moins fréquent que le micro rotor. Le rotor trois-quarts n’est au final qu’un micro-rotor dont le diamètre de circonférence augmenté le place à mis chemin avec celui d’un rotor de taille classique.
    Il conserve des spécificités semblables à celles du micro-rotor, comme le fait d’être implanté lui aussi dans la masse du mouvement et de manière excentrée pour les mêmes raisons citées précédemment. Son plus grand diamètre le rend naturellement bien moins épais qu’un micro-rotor et fait qu’il occupe moins de place à l’intérieur du calibre, laissant plus d’espace et donc la possibilité d’implanter un supplément de complications annexes (multiples quantième, phases de Lune, chronographe…).

    Destiné en général pour les montres du secteur haut de gamme, le rotor trois-quarts est lui aussi le plus souvent fabriqué dans des matières nobles et lourdes, en Or massif, en Platine mais aussi plus rarement en iridium.

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. Als-ca10
    Calibre A.Lange & Sohne L085.1 (Heures/minutes/secondes, triple quantième, phases de Lune) à rotor trois-quarts en or jaune 21 carats.
    LA MASSE PRERIPHERIQUE

    Comme le décrit son nom, le remontage par masse périphérique vient entourer les flancs du mouvement par un anneau qui fait office de masse oscillante.
    La grande particularité de ce système est qu’il permet le remontage automatique sans ajout d’épaisseur mais au détriment de l’augmentation de la largeur.
    Longtemps délaissé, car inenvisageable dans les montres de petits diamètres.

    Ce n’est que aujourd’hui qu’il retrouve une place de choix au sein des manufactures de prestige privilégiant désormais des diamètres supérieurs dans les standards de tailles actuelles.
    L’avantage de l’anneau périphérique est sa discrétion. Celui-ci pouvant être dissimulable sous les rehauts et les carrures de boîte, et donc être invisible au travers d’un fond de boite vitré.
    Il est désormais possible d’admirer le calibre sans avoir un pont de masse oscillante qui prend tout l’espace sur la partie supérieure du mouvement.

    Une autre qualité technique de cet anneau provient en fonction de sa taille. Plus le diamètre du calibre est élevé et plus l’inertie de sa masse sera forte. Cela aura pour effet d’améliorer l’efficacité du remontage.

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. 74872010

    Calibre Vacheron Constantin 3500 (heures/minutes/secondes, chronographe mono poussoir à rattrapante, réserve de marche) avec masse périphérique en or jaune 22 carats.

    LA MASSE A TRANSLATION

    Extrêmement rare, pour ne pas dire quasi exclusive. La masse à translation ne tire pas son énergie d’un mouvement à rotation circulaire, mais vertical.
    Cette petite masse rectangulaire est transpercée par deux rails métalliques sur laquelle elle effectue des oscillations linéaires produisant ainsi de l’énergie cinétique. La masse à translation vient s’arrêter aux deux extrémités des rails en butant sur des amortisseurs d’arrêts. L’une des marques ayant le mieux adapté ce type de remontage est certainement la Manufacture Corum.

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. Corum-10
    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. Golden10

    Calibre Corum CO303 (heures/minutes) avec masse à translation.
    Son calibre innovant de forme rectangulaire composé de 194 pièces, bat à 4 Hertz soit 28 800 alternances par heure.
    #420004633593
    Trava
    Membre

    Merci pour le nouveau papier. Vivement le prochain.

    #420004633594
    ZenethaaR
    Membre

    Très intéressant, le mécanisme masse à translation m’était inconnu !

    #420004633595
    Tass2909
    Membre

    Merci pour la découverte. Je pensais trouver des choses plus loin. Après la masse, il y a les mécanismes derrières pour remonter. Est-ce qu’il y a que les systèmes inverseurs et le magic lever? Il y a d’autres moyens ?

    #420004633596
    Yann Riquier
    Membre

    Je n’ai pas voulu aborder la partie technique en amont des masses oscillantes pour que la lecture reste fluide et compréhensible même pour les néophytes. À l’avenir je rentrerai très certainement dans les détails mais libre à celles et ceux qui veulent approfondir leurs connaissances d’aller chercher sur internet ou dans les livres Chinois

    #420004633597

    Merci au lapin pour le partage…. tu as su trouver de belles image pour illustrer le propos ce qui ne gâche rien.
    Et je découvre la Corum thumright

    Tu parles des bouquins… tu devrais en ramener à la prochaine fameuse rencontre toulousaine Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. Blunt_gi .

    #420004633598
    capoline
    Membre

    Il y a également le système à Bumper souvent utilisé par JLC, Omega et UG dans les années 50/60.

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. Fullsizeoutput_851-1024x768

    Voici un lien intéressant qui traite le sujet:

    https://www.horlogerie-suisse.com/horlomag/jsh-histoire/0043/historique-de-la-montre-a-remontage-automatique-1946

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. Fig21

    #420004633599
    Yann Riquier
    Membre

    Oui mais le Bumper dans l’esprit du système sur la Corum, n’existe plus depuis longtemps pour plusieurs raisons… Il était cher à fabriquer, peu fiable dans le temps et pas spécialement très efficace en matière de remontage automatique… la masse oscillante circulaire à rapidement pris le dessus car largement meilleure en tout point…

    #420004633600
    capoline
    Membre
    Yanolapin a écrit:
    Oui mais le Bumper semblable au système sur la Corum n’existe plus depuis longtemps pour plusieurs raisons… Il était cher à fabriquer, peu fiable dans le temps et pas spécialement très efficace en matière de remontage automatique… la masse oscillante circulaire à rapidement pris le dessus car largement meilleure en tout point…

    Tout à fait.

    Pour avoir eu quelques montres à bumper, on ne se sent pas en confiance.

    #420004633601
    geanpaul
    Membre

    En effet

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. 048a11

    Il n y avait pas un systeme a poulies sur une Monaco en serie limitée Incompréhensible

    #420004633602
    Yann Riquier
    Membre

    Après ça reste une technologie intéressante à étudier et qui fait partie du patrimoine horloger… L’idée de posséder une montre avec un remontage Bumper ne me déplairait pas pour autant… Mais certainement pas une montre à porter au quotidien…

    Pour la Monaco, tu parles de la TAG Heuer Monaco V4 avec transmission par courroie… une dinguerie.. la transmission d’énergie par les rouages ne se fait pas au contact classique des roues contre les pignons, mais par des micro courroies de transmission qui communiquent avec les roues du mécanisme horaire… fallait oser…

    #420004633603
    Pat51
    Membre

    Encore une publication qui me permet de découvrir des choses que je ne connaissais absolument pas, je n’avais jamais entendu parler de la masse à translation, merci @yanolapin pour ces posts toujours instructifs.
    thumright

    #420004633604
    FRED67
    Membre

    Merci pour le partage, c’est très intéressant !

    Je ne connaissais pas la masse périphérique. C’est le meilleur des 2 mondes avec une montre à remontage automatique dont on peut voir correctement le mouvement Chinois

    #420004633605
    Jivet
    Membre
    Yanolapin a écrit:

    Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. 74872010

    WAOUHW Différents systèmes de remontages automatiques sur les montres. 1f60d

    En tout cas merci pour le partage, j’ai appris pas mal de choses thumright

    Et en effet je trouve aussi que le bumper ne remonte pas très efficacement la montre Confused

    #420004633606
    Yann Riquier
    Membre

    Avec grand plaisir de rédiger ces documents.Chinois

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