FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Et si les AD modernisaient un peu leurs méthodes de vente ?
- Ce sujet contient 27 réponses, 21 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Leopal, le il y a 6 années et 1 mois.
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3 septembre 2020 à 21h48 #410000145234
Le temps retrouvé
MembreSeptembre 2020 .
J’entre dans la luxueuse boutique du détaillant de montres de luxe .
Je me propose de dépenser entre 15 000 et 20 000 € ou 30 000 € ou 50 000 € ou davantage .
A ce stade , l’AD m’écoute et me propose , immédiatement et automatiquement :
– la reprise de la montre que j’ai au poignet ( également de luxe , bien sûr ) .
La négociation sur le montant de la reprise commence , exactement comme chez mon concessionnaire automobile …
– et/ou une solution de LOA ( Location avec Option d’Achat ) : je pars avec une montre neuve pour laquelle je paie des loyers mensuels et , au bout de deux ou trois ans , soit je la garde moyennant soulte soit je la rends et en prends une autre , etc .
Je ne suis jamais propriétaire de ma montre mais je peux changer aisément , ce qui correspond aux désirs des acheteurs , souvent très versatiles.
Et l’essentiel , c’est la valeur d’usage : j’ai la jouissance d’une belle montre neuve , au poignet .
Evidemment , c’est l’opposé absolu de la collection .
Bien entendu , cette belle histoire est impossible , actuellement .
Les AD se plaignent de la rareté des clients mais que font-ils pour moderniser des méthodes de vente vieillottes ?
La plupart des véhicules neufs se vendent ainsi, particulièrement dans le HDG allemand (selon mon concessionnaire BMW ) …
3 septembre 2020 à 22h04 #420004399836Patex
MembrePour le client qui rend la montre, c’est une perte sèche (loyers depensés pour rien avoir a la fin)
Pour l AD, il se retrouve avec un stock de montre d’occasion, qu’il devra vendre en plus de ses neuves. Il lui faut donc de la place et un stock qui bouge pas ca coute cher.3 septembre 2020 à 22h19 #420004399837Tass2909
MembreEt Patek avec sa philosophie sur l’héritage…
Les voitures c’est compréhensible, car le client veut des nouveautés et oublient les entretiens. Mais du LOA pour des montres, c’est une blague.
3 septembre 2020 à 22h36 #420004399838Perpetual_dragon
MembreLa comparaison avec l’automobile, même haut de gamme, ne me semble pas pertinente.
Prendre comme postulat de départ (à l’achat) qu’on va se lasser d’une montre ça casse pas mal l’ambiance en banalisant l’objet qui devient obsolète en puissance. Ça ne colle pas bien avec une montre de luxe, mécanique, l’objet anti-obsolescence par excellence. Qui achèterait une Submariner en se disant « Je vais m’en lasser d’ici 3 ans » ? Le « parcours horloger » avec achat revente pour monter en gamme n’est pas du tout représentatif du marché. Ce ne sont que 3% de collectionneurs, pas plus.
Sur le papier c’est astucieux mais ça change radicalement le métier de l’AD puisque ça l’oblige à expertiser tous les retours de montres, ainsi qu’à gérer (estimer, inventorier, étiqueter, conditionner, stocker y compris boîtes et papiers de toutes sortes, publier en ligne sur un site marchand…) tout un inventaire de modèles (des dizaines et dizaines de références) dans des états et anciennetés variables. Les stocks gonflent, tout comme le besoin en fonds de roulement. Et que propose-t-on au nouveau client qui se présente ? Du neuf, qui pour le coup ne sera pas forcément en stock, ou un nombre variable de modèles d’occasion, à des prix variables, éventuellement plus élevés que le neuf… un système très peu vertueux qui poussera les clients à faire le tour pleins d’AD pour trouver LA référence au meilleur prix.
3 septembre 2020 à 23h11 #420004399839jaeger92
MembreReprendre une montre est inexistant et est une vraie bonne idée.
La loa, mouai. Certains faisaient des crédits taux 0De là à dire que le pauvre ad va gerer un stock et de l’occasion, j’en pleure de rire. Oh le pauvre il va avoir du boulot en plus… dites, le marché de l’occasion il est pas en train de bondir ? Et on se dit que gerer des montres c’est compliqué ??
Il n’y a pas de vendeurs de montres, que des distributeurs sans aucun sens du commerce et du suivi client. Donc avant de réinventer leur métier, il faudrait qu’ils maîtrisent l’actuel: par exemple accueillir un client, présenter un produit, prendre ses coordonnées, relancer/recontacter si la montre entre en stock ou si arrivée de nouveauté qui correspond aux goût du client…__________________________________

Instagram: Helvetic_tac3 septembre 2020 à 23h43 #420004399840willbur
MembreLe modèle qui est présenté est de plus en plus appliqué aux smartphones car ce sont devenu pour beaucoup une nécessité comme l’est l’automobile et avec des prix qui ont également fortement augmenté.
Les montres de « luxe » ne sont en rien un nécessité et les rendre accessibles pourrait nuire à l’image de luxe tant mis en avant par certaines marques.
La bonne méthode de vente est de faire croire au client qu’il est unique et vient acheter un garde temps exceptionnel qu’il pourra transmettre de génération en génération alors qu’il achète un vulgaire produit industriel fabriqué en grande série.
Bien entendu, il y a les vrais artisans qui partageront leur amour de l’horlogerie en discutant technique et production avec le client patient et chanceux d’avoir pu accéder a cette produit réduite.
Mais avec les montres, on achète du rêve, du plaisir et non un service impératif.
3 septembre 2020 à 23h53 #420004399841Modernist
MembreCela existe déjà plus ou moins, ici il s’agit de facilités de financement :
4 septembre 2020 à 8h44 #420004399842ZEN
Membre-Bonjour monsieur, à quel prix pouvez-vous reprendre ma montre ?
-Oh c’est simple. Déduisez 20% de TVA du prix auquel vous l’avez payée, retirez mes 40% de marge vendeur et le taux d’usure… Comme je suis professionnel, je vais devoir la réviser … Vous l’aviez payée 10 000 ? Disons que je vous propose 2000 mais en dépôt vente car ces fameuses Baume et Mercier sont invendables vous savez.Ah quelle bonne idée de passer par des détaillants pour revendre ses montres. Ils n’arrivent pas à vendre les montres soldées à 50% alors des belles occasions, ça va les intéresser de bloquer de la trésorerie. Sans compter qu’avec des clients peigne cul, ils vont se faire dézinguer à chaque proposition de rachat !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 septembre 2020 à 9h17 #420004399843metropolitan
Membre- Le temps retrouvé a écrit:
- Je ne suis jamais propriétaire de ma montre mais je peux changer aisément
Je propose un modèle un peu différent :
Le client achète une
Rolexmontre dont il est jamais vraiment propriétaire car la montre est directement mise dans un coffre par la marque / le réseau de distribution
(après un shooting offert avec un photographe pro, histoire d’alimenter quand même le compte instagram du client).
La montre est idéalement conservée, atmosphère contrôlée, remontage régulier et sécurité absolue.
Le client peut la vendre à tout moment au prix du marché (une commission sera prélevée sur le prix de vente, mais il n’aura pas à ses soucier des aléas de la vente) ou alors la sortir, pour les vacances par exemple (il faudra s’acquitter de frais de manutention).Si cela fonctionne, on pourra passer au « tout virtuel » : le client achète une montre que
Rolexle fabriquant n’aura même pas besoin de produire, le shooting est fait avec le modèle d’exposition de l’AD, puis le client obtient uniquement un certificat de propriété. S’il décide derevendre la montreeuh… ceder le titre de propriété, le prix de revente dépendra de la cote à ce moment, moinsles frais de courtageeuh… une commission.On peux faire des produits dérivés : vu que les futurs acquéreur de Rolex sont de toute façon sur liste d’attente, on inventerait un produit dérivé que l’on appellera les « watch-rant », qui serait des options d’achat ou de vente (par ex sur une 116610LV) à un prix fixé d’avance et à une date convenue (le 1er septembre, par exemple)
close enough ?
4 septembre 2020 à 9h51 #420004399844Denis la malice
MembreExcellent !!!
4 septembre 2020 à 9h55 #420004399845Tass2909
MembrePatek a déjà pensé à tout
« Jamais vous ne posséderez complètement une Patek Philippe. Vous en serez juste le gardien pour lesgénérationsfuturs gardiens »4 septembre 2020 à 10h27 #420004399846Kerangaro
Membre- metropolitan a écrit:
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Je propose un modèle un peu différent :
Le client achète une
Rolexmontre dont il est jamais vraiment propriétaire car la montre est directement mise dans un coffre par la marque / le réseau de distribution
(après un shooting offert avec un photographe pro, histoire d’alimenter quand même le compte instagram du client).
La montre est idéalement conservée, atmosphère contrôlée, remontage régulier et sécurité absolue.
Le client peut la vendre à tout moment au prix du marché (une commission sera prélevée sur le prix de vente, mais il n’aura pas à ses soucier des aléas de la vente) ou alors la sortir, pour les vacances par exemple (il faudra s’acquitter de frais de manutention).Si cela fonctionne, on pourra passer au « tout virtuel » : le client achète une montre que
Rolexle fabriquant n’aura même pas besoin de produire, le shooting est fait avec le modèle d’exposition de l’AD, puis le client obtient uniquement un certificat de propriété. S’il décide derevendre la montreeuh… ceder le titre de propriété, le prix de revente dépendra de la cote à ce moment, moinsles frais de courtageeuh… une commission.On peux faire des produits dérivés : vu que les futurs acquéreur de Rolex sont de toute façon sur liste d’attente, on inventerait un produit dérivé que l’on appellera les « watch-rant », qui serait des options d’achat ou de vente (par ex sur une 116610LV) à un prix fixé d’avance et à une date convenue (le 1er septembre, par exemple)
close enough ?
Visionnaire !
4 septembre 2020 à 10h31 #420004399847azulseco
MembreAu delà de l’humour bien venu que je décèle dans les post ci-dessus, le modèle économique de la location de voiture (et/ou de smartphone) a été inventé parce que ce sont des produits d’usure, pas parce que le client veut changer tous les 3 ans (même si c’est lié), et ça fonctionne, pour le garage, parce que les marges sont assez faibles.
On va supposer que ce n’est pas le cas des montres haut de gamme (usure et marge, et changement).4 septembre 2020 à 10h44 #420004399848nonette
Membre- metropolitan a écrit:
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Je propose un modèle un peu différent :
Le client achète une
Rolexmontre dont il est jamais vraiment propriétaire car la montre est directement mise dans un coffre par la marque / le réseau de distribution
(après un shooting offert avec un photographe pro, histoire d’alimenter quand même le compte instagram du client).
La montre est idéalement conservée, atmosphère contrôlée, remontage régulier et sécurité absolue.
Le client peut la vendre à tout moment au prix du marché (une commission sera prélevée sur le prix de vente, mais il n’aura pas à ses soucier des aléas de la vente) ou alors la sortir, pour les vacances par exemple (il faudra s’acquitter de frais de manutention).Si cela fonctionne, on pourra passer au « tout virtuel » : le client achète une montre que
Rolexle fabriquant n’aura même pas besoin de produire, le shooting est fait avec le modèle d’exposition de l’AD, puis le client obtient uniquement un certificat de propriété. S’il décide derevendre la montreeuh… ceder le titre de propriété, le prix de revente dépendra de la cote à ce moment, moinsles frais de courtageeuh… une commission.On peux faire des produits dérivés : vu que les futurs acquéreur de Rolex sont de toute façon sur liste d’attente, on inventerait un produit dérivé que l’on appellera les « watch-rant », qui serait des options d’achat ou de vente (par ex sur une 116610LV) à un prix fixé d’avance et à une date convenue (le 1er septembre, par exemple)
close enough ?
excellent !
4 septembre 2020 à 10h46 #420004399849ZEN
MembreC’est assez réaliste … Cette idée de montre boursière permet en outre une garantie à vie.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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