FORUMAMONTRES › Forums › Forum IWC › IWC Ingénieur 323909 – Une revue
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fdam, le il y a 10 années.
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2 octobre 2016 à 1h21 #420003389954
MaitreRobinton
MembreMagnifique revue, pour une montre décidément très à la mode en ce moment !!
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« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède. » Saint Augustin2 octobre 2016 à 1h38 #420003389955DON
MembreExcellente revue, bravo pour ton travail et pour partager cela !
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« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w2 octobre 2016 à 7h41 #410000122401Eric67
Membrequel plaisir de lire tout cela ! Bien écrit, instructif, mais pas trop glacial

2 octobre 2016 à 7h41 #420003389934Eric67
Membre1. Continuités et ruptures
Lorsqu’en 1955 est lancée la première montre Ingénieur par IWC, l’objectif est simple : proposer une montre réellement résistante aux champs magnétiques. En effet, avec l’explosion du nombre de sources électriques dans l’environnement quotidien, il devient important de protéger les mouvements des montres des champs magnétiques, qui se multiplient.
Très tôt, dès 1888, sous la houlette de Johannes Vogel Muster, des tentatives avaient été conduites par IWC en ce sens, utilisant un alliage de palladium pour le spiral, le balancier, la roue d’échappement et la palette de l’ancre, l’ancre et les bras étant fabriqués en or.
C’est cependant pour répondre au cahier des charges de l’aviation militaire, notamment de la Royal Air Force que la solution la plus efficace avait été mise en œuvre avec la conception de la montre de pilote Mark XI, où le mouvement était protégé par une cage en fer doux. La Mark XI était alors équipée du calibre 89, à remontage manuel.C’est cette même solution technique qui fut choisie pour l’Ingénieur en 1955.
D’emblée, les premières montres Ingénieurs se définissent donc comme la version civile de la Mark XI. L’objectif de la manufacture est de proposer son équivalent civil à une clientèle de techniciens, pilotes, ingénieurs, médecins…
Cela transparaît dans le dessin de la montre : les premières Ingénieurs ont un dessin classque. Ce ne sont pourtant pas des montres élégantes, les dimensions (taille et épaisseur) de la boîte étant inhabituellement élevées selon les standards de l’époque.
La montre Ingénieur sera quant à elle la première montre amagnétique d’IWC équipée d’un mouvement à remontage automatique, puisqu’elle embarquera les mouvements 85x, élaborés par Albert Pellaton. Au fil des ans, et jusqu’en 1975, de nombreux cadrans seront proposés, sous les références 666, 766 (calibres 852 et 853) et 866 (calibre 854).
De gauche à droite: 852 en or rose, 8531, 8541B avec cadran de style militaire, 8541B avec logo appliqué
crédit: frizzellweb.comCette Ingénieur n’aura guère de postérité après 1975. On pourra cependant noter l’inspiration qui lie par exemple la 852 de gauche à l’IWC Vintage Ingénieur, série limitée de 2008

crédit: monochrome-watches.comou la 854 de droite à l’Ingénieur Chronographe Vintage, série limitée présentée cette année.

crédit: monochrome-watches.comAu milieu des années 70 intervient une rupture stylistique majeure pour l’Ingénieur. En effet, inspiré par la création de la Royal Oak par Audemars Piguet, IWC décide de confier le nouveau dessin de l’Ingénieur à Gerald Genta, afin qu’il lui redonne un coup de jeune.
De cette collaboration naît en 1976 l’Ingénieur SL (référence 1832).Fidèle à son style, Genta dessine une montre technique, aux lignes acérées, au bracelet intégré, laissant apparaître dans la lunette les perforations servant au vissage. L’Ingénieur prend alors un virage radical.
La montre est toujours équipée d’un calibre 854.Mais cette nouvelle Ingénieur décevra les espérances d’IWC et se révélera un échec commercial. Pour autant, de nombreuses itérations seront produites, qu’elles soient à quartz ou équipées de mouvements ETA dans les années 80, voire même des modèles féminins, et cela jusqu’au début des années 2000.
On citera encore pour mémoire l’Ingénieur 500000 A/m.La seconde rupture intervient en 2005, quand est relancée la collection, et se confirme en 2013 lors du renouvellement de cette même collection Ingénieur.
Le modèle emblématique de cette nouvelle collection de 2005 est l’IWC 3227, équipée d’un calibre de manufacture à remontage Pellaton.Mais là où les choses ont changé, c’est qu’IWC a choisi des orientations qui éloignent la nouvelle collection de l’ingénieur SL:
– les nouveaux calibres de manufacture, par leurs dimensions généreuses, ainsi sans doute que les décisions en matière de design, aboutissent à des modèles plus grands, en diamètre comme en épaisseur
– la collection Ingénieur, se voulant une collection technique, s’habille de matériaux « innovants »: le titane, la céramique, le caoutchouc, le carbone… font leur apparition, à profusion.
– la collection est mise en lien avec le monde de l’automobile et de la F1, plus spécifiquement de Mercedes, et d’AMG, en conséquence de nombreux modèles perdent leur cage en fer doux.Quelques exemples de la collection actuelle (crédit: IWC)
Pourtant, cette collection Ingénieur 2013 réserve un modèle qui rappelle, par ses dimensions, par son inspiration, et par sa « philosophie », l’Ingénieur SL, il s’agit de l’Ingénieur Automatique, référence 3239.
2. Eloge de la platitude
L’Ingénieur 3239 est une incongruité par ses dimensions: elle affiche un diamètre de 40mm pour une épaisseur de 10mm, c’est donc bien une montre relativement petite et surtout fine.
Aucun mouvement de manufacture IWC, à l’heure actuelle, ne permet ces dimensions. IWC, pour son entrée de gamme, a l’habitude d’embarquer des mouvements externes. Pour ce qui est de la 3239, il semblerait (conjecture personnelle) que selon le cas, ce mouvement soit un 30110 (ETA 2892) ou un 35111 (Sellita SW300). Quoi qu’il en soit, la 323909 est donnée pour embarquer un 30110.
Ce 30110 est donc un mouvement de source ETA 2892, bien connu pour sa fiabilité, et sa précision chronométrique, offrant une réserve de marche de 42 heures. Son efficacité au remontage automatique, par contre, est plutôt médiocre.
C’est bien son épaisseur de 3,6mm qui permet de le loger, avec une cage de fer doux, dans les 10mm d’épaisseur de la montre. Rares sont les calibres de manufacture modernes qui remplissent ce critère.
Nous avons donc là un calibre fiable, précis, fin, facile d’entretien, de qualité. Que demander de plus?3. Une montre au dessin technique
La montre est presque intégralement brossée, à l’exception des flancs du boîtier. Partout les angles, nombreux et vifs, sont chanfreinés et polis. La lunette double a la coquetterie de laisser apparentes cinq perforations totalement inutiles.
La couronne vissée est siglée IWC et se pare du « Probus Scafusia ». Elle est encadrée par des protège-couronne anguleux.
Le cadran s’organise en cercles concentriques:
– le cercle interne reçoit les logos d’IWC et de la collection Ingénieur, sa séparation avec le second cercle est « creusée » dans le cadran
– le second cercle reçoit les index appliqués, emplis de matière luminescente, ainsi que la date
– sur le pourtour un rehaut oblique porte les graduations.
Un rehaut en acier vient faire la jonction avec la lunette et le verre saphir traité anti-reflets double faces.Les aiguilles sont partiellement squelettées, l’extrémité seringue de la trotteuse est peinte de rouge. Le cadran bleu profond vire parfois au noir, voire au gris.
L’ensemble est à la fois simple et complexe, conférant à la montre un aspect très technique.
La montre est étanche à 12 bars, et, bien sûr, résistante aux champs magnétiques.
4. L’essentiel est dans l’accessoire
C’est le bracelet intégré qui constitue l’élément principal qui commande tout le design. Ce bracelet donne l’impression de venir se fixer sur le boîtier, comme l’enveloppant. Il est intégralement brossé, tous les maillons sont chanfreinés. Le maillon central est plus haut que les maillons latéraux. La fermeture se fait par boucle déployante, sans réglage fin. Des demis maillons permettent cependant d’ajuster le bracelet.
Un système propre à IWC permet la dépose rapide et simple des maillons.5. « On guérit par ce en quoi on croit » Moses Isegawa
La référence 323909 est une édition limitées à 1500 exemplaires, en soutien à la fondation Laureus, dont IWC est partenaire.Cette fondation caritative a pour but d’aider par le biais du sport des enfants. C’est pour cette raison que le cadran de la montre arbore le bleu de l’espoir, et que son fond est gravé.
Pour chaque modèle Laureus, IWC organise un concours de dessin, auquel participent des enfants de par le monde. Pour cette 323909, c’est le dessin d’une jeune ougandaise, Nakayenga Sahara, qui a été retenu et qui est donc gravé sur le fond.Il paraît qu’à Schaffhausen, tout près de la manufacture IWC, les eaux du Rhin chutent dans un fracas assourdissant. Si la collection Ingénieur résonne à présent davantage du vacarme des moteurs de F1, cette 3239 apparaît comme un écho perpétué de l’IWC d’antan.
2 octobre 2016 à 7h46 #420003389935Guy 67
MembreBelle montre, superbe revue, félicitations Eric !
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La mode se démode, le style jamais.Membre AHA n°1Amicalement
Guy 672 octobre 2016 à 7h50 #420003389936Jownz
MembreBelle revue et évidemment belle montre ! SL pour ne rien gâcher. Merci pour cette petite remise en contexte historique. L’Ingé réedition vintage a également une belle gueule et me fait furieusement penser à une GS
2 octobre 2016 à 8h05 #420003389937plop
MembreQuel superbe cadran .
Voilà une montre qui ne me laisse jamais indifférent.
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« I don’t hate people. I just feel better when they aren’t around. » Charles Bukowski2 octobre 2016 à 8h07 #420003389938L&S
Membre2 octobre 2016 à 8h10 #420003389939jogrim
MembreSuperbe revue, pleine d’informations en plus!
Et très très belle montre.
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la lettre tue, l’esprit vivifie2 octobre 2016 à 8h11 #420003389940Josh Homme
MembreBon ça fait un moment que tu l’as, mais quelle revue
Au top
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Rolex Daytona 116500LN – Tudor Black Bay 58 Gold – Tudor Black Bay 41 Ceramic Blue – Tudor Black Bay 54 Blue Lagoon – Audemars Piguet 1159 – IWC Ingénieur Aqua – Patek Philippe 6000G – Omega Speedmaster Panda Inversé – Baltic Hermetique Rose – Speake Marin Picadilly Electric Blue – Seiko Tuna Save the Ocean2 octobre 2016 à 8h22 #420003389941Biwax
MembreMerci pour cette très complète revue, félicitations pour cette superbe montre.
2 octobre 2016 à 8h40 #420003389942Eric67
MembreMerci
2 octobre 2016 à 8h46 #420003389943broncos
MembreQuelle revue! Bravo Eric…
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ons bloed is blou: gaan die blou bulle! – Rue Royale. ASTRON. SBGR083. Monaco x Gulf. 214270. Tank solarBeat. MN64 Heterium.2 octobre 2016 à 8h46 #420003389944nard
Membre2 octobre 2016 à 8h47 #420003389945sopal1
MembreQuelle revue ! Et belle montre

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