(ACTU) Le Swiss Made en question.

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  • #410000069489
    NUFAN
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    http://www.lefigaro.fr/culture/2011/03/23/03004-20110323ARTFIG00790-le-swiss-made-en-question.php

    Citation :
    Par Fabienne Reybaud
    24/03/2011 | Mise à jour : 13:07

    Aujourd’hui, une montre labellisée Swiss made peut avoir la quasi-totalité de ses composants made in China… Un comble!
    Alors que s’ouvre jeudi, à Bâle, l’édition 2011 du plus important salon horloger au monde, le Parlement helvétique étudie le renforcement des critères d’un label qui a perdu de son lustre.

    «Si un Français apprend qu’un bordeaux contient du vin chilien, il se sentira trompé car cette appellation d’origine ne correspondra plus à rien. Pour le Swiss made, c’est la même chose.» L’image choisie par François ­Thiébaud, responsable au sein du Swatch Group des marques Tissot, Mido et Certina, est parlante. Tant le débat sur l’octroi de la plus célèbre appellation helvétique est brûlant. Pourtant, les choses avaient plutôt bien commencé. Définie par l’Ordonnance de 1971 du Conseil fédéral suisse, l’attribution de ce label d’indication de provenance avait pour vocation initiale de donner à l’industrie helvétique les moyens de préserver sa spécificité et son savoir-faire horlogers. En effet, peu après le déferlement du quartz japonais, le marché mondial a été inondé de produits de toutes sortes, rendant impérative l’élaboration d’une réglementation protectrice, tant pour les industriels suisses que pour le consommateur final.

    «Le Swiss made a établi une norme qui a sécurisé les acheteurs, affirme Jean-Claude Biver, PDG d’Hublot (LVMH). Il a permis à une industrie de se repositionner sur le plan de la qualité. Si, aujourd’hui, la Suisse peut se targuer d’avoir le monopole mondial de la belle horlogerie, c’est grâce au Swiss made.» Cette appellation a aussi donné aux marques qui ne faisaient pas partie du sérail la possibilité d’en obtenir la caution. De Chanel à Hermès, en passant par Dior, Vuitton ou Gucci, rares sont celles qui se passent de la certification helvétique. «La montre est suisse comme le parfum est français, analyse un fin observateur du secteur. Au départ, cette estampille a apporté à des griffes issues de la mode un début d’identité horlogère.»

    Une ordonnance passoire

    Gage de qualité pour le bas et moyen de gamme pour lequel il est devenu un argument de vente, le Swiss made a, au fil des ans, gagné en notoriété ce qu’il a perdu en crédibilité, surtout auprès des marques de haute horlogerie. «Comment peut-on attribuer une origine suisse à des modèles dont la majeure partie des composants est fabriquée à l’étranger? C’est intolérable!», tonne-t-on chez Parmigiani. En cause: l’ordonnance «passoire» de 1971… Elle stipule qu’une montre est considérée comme suisse si 50% de la valeur des pièces constitutives de son mouvement sont suisses, si le mouvement a été assemblé et emboîté sur le territoire helvétique et si le contrôle final effectué par le fabricant a été fait dans ce même pays. Or, par le biais de savants calculs entre ce qui est produit en terre helvétique et ce qui est fabriqué à l’étranger, il est tout à fait possible – et légal – pour une marque horlogère de n’effectuer qu’une seule et unique opération en Suisse, laquelle, calculée au tarif de la main-d’œuvre locale, dépassera facilement la barre des 50%. Résultat: une montre labellisée Swiss made peut avoir la quasi-totalité de ses composants made in China…

    «L’ordonnance n’est plus adaptée au marché, reconnaît Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), association faîtière de cette branche qui compte 500 membres, marques et fabricants de composants. Ce label est une indication de provenance qui doit aider le consommateur à faire son choix. Logiquement, il attend d’un produit suisse qu’il soit fabriqué en Suisse et que la majorité des pièces qui le composent le soient aussi. Or, ce n’est pas toujours le cas.»

    Une loi pour défendre la Swissness

    Aussi, pour redorer le blason de cette appellation, la FH a lancé en 2007 un projet renforçant les critères d’attribution. Il stipule que 60% au moins du prix de revient d’une montre dans son ensemble (et non seulement de son mouvement) soient effectués en Suisse. Une étape intermédiaire avant d’augmenter ce pourcentage à 80% pour les montres mécaniques. Et pour les produits à quartz, le taux est fixé à 60%. Dans le même temps, la construction et le prototypage des modèles doivent être effectués dans la Confédération helvétique.

    Présentée dans le cadre plus étendu du controversé projet de loi Swissness (tout produit industriel ne peut se prévaloir du Swiss made que si 60% au moins de son contenu sont d’origine helvétique), la proposition de la FH est actuellement à l’étude au Parlement. Ce n’est qu’en 2012 qu’une décision devrait être prise. En attendant, elle ne fait pas que des heureux. Dans un communiqué publié par IG Swiss Made, une association de 25 horlogers opposés au projet, Ronnie Bernheim du Groupe Mondaine ne mâche pas ses mots: «Avec le Swiss Made renforcé, nous serions obligés d’acheter des boîtiers et des cadrans en Suisse à un tarif quatre à dix fois plus élevé. Nous devrions doubler les prix de nos montres sans créer une plus-value pour notre clientèle.» Cet argument ne convainc pas François ­Thiébaud qui reconnaît par ailleurs qu’une partie des boîtiers et des cadrans des marques dont il a la charge sont fabriqués en Asie. Plus pour longtemps, semble-t-il. «Entre la Suisse et l’Asie, l’écart des coûts n’est plus aussi important. À l’exception de la main-d’œuvre, les prix des machines à commandes numériques et des matières premières sont les mêmes. Déjà, les boîtiers en acier des T-Touch de Tissot sont produits en Suisse. Le renforcement de ce label va nous permettre de réindustrialiser nos régions. À délocaliser son savoir-faire, on finit par le perdre.» Tout comme la confiance du consommateur.

    #420001322844
    JiB
    Membre

    Pour les flemmards…

    Le «Swiss made» en question
    Par Fabienne Reybaud – 24/03/2011

    (ACTU) Le Swiss Made en question. Db8b28ca-560e-11e0-b0f5-d8d288f60795
    Aujourd’hui, une montre labellisée Swiss made peut avoir la quasi-totalité de ses composants made in China… Un comble!

    Alors que s’ouvre jeudi, à Bâle, l’édition 2011 du plus important salon horloger au monde, le Parlement helvétique étudie le renforcement des critères d’un label qui a perdu de son lustre.

    «Si un Français apprend qu’un bordeaux contient du vin chilien, il se sentira trompé car cette appellation d’origine ne correspondra plus à rien. Pour le Swiss made, c’est la même chose.» L’image choisie par François ­Thiébaud, responsable au sein du Swatch Group des marques Tissot, Mido et Certina, est parlante. Tant le débat sur l’octroi de la plus célèbre appellation helvétique est brûlant. Pourtant, les choses avaient plutôt bien commencé. Définie par l’Ordonnance de 1971 du Conseil fédéral suisse, l’attribution de ce label d’indication de provenance avait pour vocation initiale de donner à l’industrie helvétique les moyens de préserver sa spécificité et son savoir-faire horlogers. En effet, peu après le déferlement du quartz japonais, le marché mondial a été inondé de produits de toutes sortes, rendant impérative l’élaboration d’une réglementation protectrice, tant pour les industriels suisses que pour le consommateur final.

    «Le Swiss made a établi une norme qui a sécurisé les acheteurs, affirme Jean-Claude Biver, PDG d’Hublot (LVMH). Il a permis à une industrie de se repositionner sur le plan de la qualité. Si, aujourd’hui, la Suisse peut se targuer d’avoir le monopole mondial de la belle horlogerie, c’est grâce au Swiss made.» Cette appellation a aussi donné aux marques qui ne faisaient pas partie du sérail la possibilité d’en obtenir la caution. De Chanel à Hermès, en passant par Dior, Vuitton ou Gucci, rares sont celles qui se passent de la certification helvétique. «La montre est suisse comme le parfum est français, analyse un fin observateur du secteur. Au départ, cette estampille a apporté à des griffes issues de la mode un début d’identité horlogère.»

    Une ordonnance passoire

    Gage de qualité pour le bas et moyen de gamme pour lequel il est devenu un argument de vente, le Swiss made a, au fil des ans, gagné en notoriété ce qu’il a perdu en crédibilité, surtout auprès des marques de haute horlogerie. «Comment peut-on attribuer une origine suisse à des modèles dont la majeure partie des composants est fabriquée à l’étranger? C’est intolérable!», tonne-t-on chez Parmigiani. En cause: l’ordonnance «passoire» de 1971… Elle stipule qu’une montre est considérée comme suisse si 50% de la valeur des pièces constitutives de son mouvement sont suisses, si le mouvement a été assemblé et emboîté sur le territoire helvétique et si le contrôle final effectué par le fabricant a été fait dans ce même pays. Or, par le biais de savants calculs entre ce qui est produit en terre helvétique et ce qui est fabriqué à l’étranger, il est tout à fait possible – et légal – pour une marque horlogère de n’effectuer qu’une seule et unique opération en Suisse, laquelle, calculée au tarif de la main-d’œuvre locale, dépassera facilement la barre des 50%. Résultat: une montre labellisée Swiss made peut avoir la quasi-totalité de ses composants made in China…

    «L’ordonnance n’est plus adaptée au marché, reconnaît Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), association faîtière de cette branche qui compte 500 membres, marques et fabricants de composants. Ce label est une indication de provenance qui doit aider le consommateur à faire son choix. Logiquement, il attend d’un produit suisse qu’il soit fabriqué en Suisse et que la majorité des pièces qui le composent le soient aussi. Or, ce n’est pas toujours le cas.»

    Une loi pour défendre la Swissness

    Aussi, pour redorer le blason de cette appellation, la FH a lancé en 2007 un projet renforçant les critères d’attribution. Il stipule que 60% au moins du prix de revient d’une montre dans son ensemble (et non seulement de son mouvement) soient effectués en Suisse. Une étape intermédiaire avant d’augmenter ce pourcentage à 80% pour les montres mécaniques. Et pour les produits à quartz, le taux est fixé à 60%. Dans le même temps, la construction et le prototypage des modèles doivent être effectués dans la Confédération helvétique.

    Présentée dans le cadre plus étendu du controversé projet de loi Swissness (tout produit industriel ne peut se prévaloir du Swiss made que si 60% au moins de son contenu sont d’origine helvétique), la proposition de la FH est actuellement à l’étude au Parlement. Ce n’est qu’en 2012 qu’une décision devrait être prise. En attendant, elle ne fait pas que des heureux. Dans un communiqué publié par IG Swiss Made, une association de 25 horlogers opposés au projet, Ronnie Bernheim du Groupe Mondaine ne mâche pas ses mots: «Avec le Swiss Made renforcé, nous serions obligés d’acheter des boîtiers et des cadrans en Suisse à un tarif quatre à dix fois plus élevé. Nous devrions doubler les prix de nos montres sans créer une plus-value pour notre clientèle.» Cet argument ne convainc pas François ­Thiébaud qui reconnaît par ailleurs qu’une partie des boîtiers et des cadrans des marques dont il a la charge sont fabriqués en Asie. Plus pour longtemps, semble-t-il. «Entre la Suisse et l’Asie, l’écart des coûts n’est plus aussi important. À l’exception de la main-d’œuvre, les prix des machines à commandes numériques et des matières premières sont les mêmes. Déjà, les boîtiers en acier des T-Touch de Tissot sont produits en Suisse. Le renforcement de ce label va nous permettre de réindustrialiser nos régions. À délocaliser son savoir-faire, on finit par le perdre.» Tout comme la confiance du consommateur.

    Source : lefigaro.fr

    #420001322845
    NUFAN
    Membre

    Il y a un lien en bas de l’article qui amène vers un ensemble d’articles horlogers.

    #420001322846
    zewill
    Membre

    Merci pour l’info. Serait bon de savoir les 25 opposés a ce projet. Honte sur eux Mr. Green

    #420001322847
    Charlee
    Membre

    Je ne suis pas d’accord avec la comparaison avec le vin…

    La qualité d’un vin dépend fortement du cépage et des terres sur lequel il se situe.
    Donc utiliser des raisins du Chili pour faire du Bordeaux alternerait la qualité du produit final.

    Concernant les montres, je ne vois pas en quoi la qualité du produit fini est altérée si on fabrique des pièces à l’étranger à partir du moment où on respecte un processus de fabrication. Pour l’assemblage c’est un autre problème… Tout dépend de « l’artisan » qui va y travailler et du temps consacré à sa tâche. Ici un peu comme le cépage pour le vin.

    Neutral

    Bon voilà j’ai dit ce que j’avais à dire, je n’ai pas l’impression d’être super clair mais j’ai du mal aujourd’hui. Merci maintenant je Arrow

    #420001322848
    ft1000mp
    Membre
    Charlee a écrit:

    Concernant les montres, je ne vois pas en quoi la qualité du produit fini est altérée si on fabrique des pièces à l’étranger à partir du moment où on respecte un processus de fabrication.

    C’est pas une question de qualité de produit mais une question d’honnêteté sur l’origine du produit, Swiss Made c’est clair, c’est fait en Suisse, si tu apprends que le calibre est assemblé en Chine (ou ailleurs) le Swiss Made sur le cadran est une tromperie pour le consommateur.

    Pour reprendre l’analogie avec le vin : Bordeaux AOC imagine (bon je vais un peu loin là) du raisin Italien vinifié à Bordeaux Mr. Green

    _________________

    _________________
    >> ICI << prochainement rédaction d’une signature géniale.

    #420001322849
    trinita
    Membre

    Il n’est pas dis qu’un boitier chinois est de moins bonne qualité qu’un boitier suisse,
    juste que c’est une tromperie de dire au client que c’est fait en suisse…

    Ronnie Bernheim du Groupe Mondaine ne mâche pas ses mots: «Avec le Swiss Made renforcé, nous serions obligés d’acheter des boîtiers et des cadrans en Suisse à un tarif quatre à dix fois plus élevé. Nous devrions doubler les prix de nos montres sans créer une plus-value pour notre clientèle.

    il n’a qu’a continuer a acheter ses boîtiers en chine, et ne plus écrire « swiss made » sur ses cadrans,
    personne ne lui pose un pistolet sur la tempe…..

    #420001322850
    SylSS
    Membre
    trinita a écrit:
    IRonnie Bernheim du Groupe Mondaine ne mâche pas ses mots: «Avec le Swiss Made renforcé, nous serions obligés d’acheter des boîtiers et des cadrans en Suisse à un tarif quatre à dix fois plus élevé. Nous devrions doubler les prix de nos montres sans créer une plus-value pour notre clientèle.

    il n’a qu’a continuer a acheter ses boîtiers en chine, et ne plus écrire « swiss made » sur ses cadrans,
    personne ne lui pose un pistolet sur la tempe…..

    exactement, en gros le mec nous explique que si la mesure est appliquée il ne pourra plus continuer son petit commerce mensonger Rolling Eyes

    Donc vivement que ce swissmade soit réformé !

    #420001322851
    Charlee
    Membre

    Oui… vu sous cet angle, je suis d’accord… alien

    #420001322852
    loch-ness
    Membre

    Encore une fois….

    Le swiss made en neuve de stock….pourvu « que ça dur …encore »

    #420001322853
    antiraiden
    Membre

    J’ai aussi lu l’article ce matin, et c’est vrai que sur le fond, c’est quand même de la tromperie.

    Néanmoins, selon les répercutions engendrées sur les prix catalogues, l’addition risque d’être salée… pale (sans parler de la décôte (ou surcôte) de certains modèles, type « cadran china », ou autre…)

    #420001322854
    boulpat
    Membre

    Une Porsche chinoise, une Ferrari de New Delhi, un Cheval Blanc de Pretoria, une Seiko de la Chaux-de-fonds, un camembert de San Diego, etc ……un futur proche …?! Shit

    #420001322855
    oursgris
    Membre

    A quand l’annonce de la repercution de la douloureuse catastrophe japonaise, sur la production de montres swiss made , comme pour le made in france automobile ?

    #420001322856
    Manivel
    Membre
    antiraiden a écrit:
    Néanmoins, selon les répercutions engendrées sur les prix catalogues, l’addition risque d’être salée… pale (sans parler de la décôte (ou surcôte) de certains modèles, type « cadran china », ou autre…)

    Ah non, c’est l’inverse.

    Il y a de plus en plus de sous traitance etrangere, pourtant les prix ne cessent d’augmenter… Incompréhensible

    Depuis le temps que je vous dis que l’industrie horlogere suisse vire a l’arnaque. Rolling Eyes

    Il est temps de faire le menage. Twisted Evil

    Vincent.

    #420001322857
    trinita
    Membre
    Manivel a écrit:

    Il y a de plus en plus de sous traitance etrangere, pourtant les prix ne cessent d’augmenter… Incompréhensible
    Depuis le temps que je vous dis que l’industrie horlogere suisse vire a l’arnaque. Rolling Eyes
    Il est temps de faire le menage. Twisted Evil
    Vincent.

    Tout a fait, sortons les banderolles :

    Moins d’ambassadeurs, plus de boitier suisses !

    clown

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