FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu : «Je me sens responsable de ce que j’investis»
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ZEN, le il y a 16 années et 7 mois.
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18 mars 2010 à 12h47 #410000055675
ZEN
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- Les collectionneurs raisonnables existent. Henry, dermatologue parisien d’une cinquantaine d’années, en fait partie. «Mais je suis un mauvais collectionneur, non seulement parce que je ne suis pas obsédé par l’accumulation et l’exhaustivité, mais également parce que je me sens responsable des sommes que j’investis dans cette passion», annonce en préambule ce propriétaire d’une douzaine de montres anciennes et d’occasion, dont une moitié est constituée de Patek Philippe, et l’autre de Rolex, Vacheron Constantin, Breguet et Audemars Piguet. Ce père de cinq enfants, même s’il gagne bien sa vie, estime ne pas avoir les moyens de «rigoler» avec son argent. Avant, sa collection était plus importante, mais il a décidé de la réduire. Désormais, il revend une pièce avant d’en acquérir une nouvelle. S’il fait les comptes, il estime avoir dépensé environ 300 000 euros depuis qu’il a commencé sa collection mais il est convaincu qu’aujourd’hui sa douzaine de montres (il les porte toutes) vaut davantage. Ce sens du placement sûr l’a mené naturellement vers la maison Patek Philippe, dont il possède trois quantièmes perpétuels («une complication magique»), une Aquanaut et un modèle automatique des années 1950 au cadran en émail. C’est devenu sa marque fétiche. Ce collectionneur a attrapé le virus à 40 ans, à Drouot, en s’offrant une Reverso de Jaeger-LeCoultre (achetée 39 000 francs), son premier beau garde-temps. Mais sa fascination remonte à l’enfance : à la montre reçue à 6 ans – «qui s’éclairait la nuit» -, et à celles que ses copains d’école recevaient pour leur communion ou leur bar-mitsva, alors que lui était élevé dans une famille communiste non pratiquante. Il explique également son obsession pour l’horlogerie par ses origines ashkénazes qui ont nourri chez lui une fascination pour le temps et l’histoire. Sa plus grande fierté ? Qu’une marque, pas coutumière des commandes spéciales, ait accepté de lui personnaliser une montre. Mais il refuse d’en dévoiler le nom.
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