FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu : Besançon : Quel avenir pour l’horloger bisontin Yema ?
- Ce sujet contient 33 réponses, 19 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
enzo25, le il y a 17 années et 7 mois.
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21 janvier 2009 à 6h41 #410000038823
ZEN
Membre- Citation :
- Besançon : Quel avenir pour l’horloger bisontin Yema ? 20.01 – 16:19
Doubs – Besançon
Bonne nouvelle pour les salariés de Yema. Hier le tribunal de commerce de Besançon a communiqué le nom des 5 repreneurs de la société horlogère bisontine. Parmi eux, la société Mortuacienne Ambre qui aurait la faveur des salariés car cette dernière reprendrait l’ensemble de l’équipe actuelle, soit sept personnes.Contrairement aux autres prétendants. Le Suisse Elisa Diffusion, Festina, Poirey et St Honoré à Charquemont sont également sur les rangs. La justice rendra son verdict d’ici quelques jours.
Rappelons que Yema qui compte 7 salariés actuellement, a embauché jusqu’à 300 collaborateurs dans les années 70.
21 janvier 2009 à 7h39 #420000623770fred0666
MembreMince, ils ne sont QUE 7 chez Yema?
En tous cas, courage aux salariés.
21 janvier 2009 à 8h21 #420000623771nermal
MembreJ’attends la confirmation de la reprise avec impatience.
21 janvier 2009 à 9h48 #420000623772FranZois
MembreAh ,je serais vraiment ravi que Yema se relève .
Je suis surpris qu’il n’y ait que 7 salariés !( 1 patron,1 assistant, 2 secrétaires, 2 préparateurs de commandes et 1 femme de ménage ?)
Dans tous les domaines la saignée de nos entreprises historiques dure depuis bien longtemps …c’est triste…ici dans le fief historique de la sidérurgie Lorraine une majorité appartient aux indiens et le reste aux anglais, De Wendel est bien loin.
franz21 janvier 2009 à 11h29 #420000623773MikeNovember
MembreBonjour,
Yema a subi une longue décadence: parmi les meilleurs exportateurs français dans les années 60; s’est retrouvé en mauvais état après l’abandon du "plan horloger français"; le long passage sous contrôle Seiko n’a fait qu’effondrer les ventes.
Depuis le rachat à Seiko par son directeur Yema, quelques dizaines de salariés, tentait de remonter la pente par ses designs, mais avec une fabrication de qualité médiocre, essentiellement sous-traitée en Chine.
Manquant d’argent, la nouvelle société s’était adossée à un associé chinois, qui a fait faillite, entraînant la faillite de Yema. De 14 salariés avant le redressement judiciaire, à 7 aujourd’hui, ce n’est plus qu’une marque vidée de tout son savoir-faire et de sa spécificité.
Qu’elle soit reprise ou pas n’y changera rien.
21 janvier 2009 à 11h44 #420000623774fred0666
Membre- MikeNovember a écrit:
- ce n’est plus qu’une marque vidée de tout son savoir-faire et de sa spécificité.
Qu’elle soit reprise ou pas n’y changera rien.
C’est super "noir" ce que tu racontes. Même si j’ai peur que tu aies raison.
Yema est dans la situations de certaines marques suisses, il y a quelques années. Il n’y a plus qu’à espérer retrouver la marque sur de nouvelles montres de qualités, même si le lien avec le passé est brisé.
D’ailleurs, sur les 7 employés, combien de techniciens?
21 janvier 2009 à 12h22 #420000623775Pierro78
MembreLe problème c’est que les dernières montres Yema n’ont plus vraiment d’authenticité, à base de Miyota, de design moderne souvent sans âme. La seule équipée d’un 7750 était une série limitée vendue au prix d’une Rolex…
21 janvier 2009 à 12h31 #420000623776Pierro78
MembreQuand on achète une D&G à 150 euros équipée d’un mouvement quartz Miyota à 2,50 euros HT (avec pile), eux n’ont pas à s’en faire il se vendent sur une image de "luxe, haute couture", les gens n’y voient que du feu.
Pour Yema c’est différent, à part essayer de jouer sur leur passé horloger et ressortir des montres par exemple néo-rétro équipées au moins de mouvements ETA 2824 et cie, je ne vois pas trop comment ils peuvent faire pour s’en sortir durablement. L’idée de la Rallygraph rééditée était bonne, mais il aurait fallu mettre un 7753 ou un 2894 à l’interieur, pas un Quartz… Et maximum 1000 / 1500 euros.
21 janvier 2009 à 12h48 #420000623777selfautowash
Membre- ZEN a écrit:
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- Citation :
- Besançon : Quel avenir pour l’horloger bisontin Yema ? 20.01 – 16:19
Doubs – Besançon
Bonne nouvelle pour les salariés de Yema. Hier le tribunal de commerce de Besançon a communiqué le nom des 5 repreneurs de la société horlogère bisontine. Parmi eux, la société Mortuacienne Ambre qui aurait la faveur des salariés car cette dernière reprendrait l’ensemble de l’équipe actuelle, soit sept personnes.Contrairement aux autres prétendants. Le Suisse Elisa Diffusion, Festina, Poirey et St Honoré à Charquemont sont également sur les rangs. La justice rendra son verdict d’ici quelques jours.
Rappelons que Yema qui compte 7 salariés actuellement, a embauché jusqu’à 300 collaborateurs dans les années 70.
Pour moi il y a un interet pour la marque – rien qu’a voir le prix des vintages. Helas la nouvelle collection me laisse completement froid surtout la sous marine trop grosse a mon gout
Damned pourquoi n’ai je pas pas achete la sous marine 2007???
21 janvier 2009 à 12h50 #420000623778Blanchefontaine
MembreIl y aura peut être des changements avec un beau renouveau a la clé si Yéma est racheté par Festina (qui possède du mécanique Swiss Made et un grand savoir faire dans ce segment + une bonne solidité financière).
21 janvier 2009 à 13h02 #420000623779MikeNovember
Membre- fred0666 a écrit:
- Yema est dans la situations de certaines marques suisses, il y a quelques années. Il n’y a plus qu’à espérer retrouver la marque sur de nouvelles montres de qualités, même si le lien avec le passé est brisé.
Une marque, ce n’est pas qu’un capital d’image: c’est aussi un savoir faire, qu’on trouve dans ses machines, ses outillages, ses brevets, ses modèles, et surtout dans son personnel.
Si Yema revivait au jour, son sort serait semblable, par exemple, à celui de Longines au sein du groupe Swatch: une marque sans personnalité, bien rangée dans une case marketing, sans aucun lien avec la manufacture qui a fermé dans les années 80.
Le principal savoir-faire de Yema, reconnu même à l’étranger, a toujours résidé dans ses montres de plongée. Les Yema d’époque (avant l’ère Seiko) sont encore abordables et très recherchées. Et de l’ère Seiko il ne reste guère que la Seaspider, avec un look très particulier, et le "mythique" mouvement 4S15 de Seiko.
21 janvier 2009 à 16h16 #420000623780fred0666
Membre- MikeNovember a écrit:
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- fred0666 a écrit:
- Yema est dans la situations de certaines marques suisses, il y a quelques années. Il n’y a plus qu’à espérer retrouver la marque sur de nouvelles montres de qualités, même si le lien avec le passé est brisé.
Une marque, ce n’est pas qu’un capital d’image: c’est aussi un savoir faire, qu’on trouve dans ses machines, ses outillages, ses brevets, ses modèles, et surtout dans son personnel.
On est d’accord mais puisque maintenant, seule la "marque" peut réssuciter, que peut-on attendre?
J’aimerais savoir parmi les montres que nous aimons, combien vivent encore sur les "brevets", "savoir-faire", etc du passé?
Rolex, Zenith?
Et il y existe beaucoup de marques dignes d’intérêt aujourd’hui mais toutes ne sont pas assises sur une histoire "sans interruption". Alors pourquoi pas Yema dans quelques années?
21 janvier 2009 à 16h34 #420000623781MikeNovember
Membre- fred0666 a écrit:
- On est d’accord mais puisque maintenant, seule la "marque" peut réssuciter, que peut-on attendre?
Pas grand-chose?
- Citation :
- J’aimerais savoir parmi les montres que nous aimons, combien vivent encore sur les "brevets", "savoir-faire", etc du passé?
Rolex, Zenith?
Et il y existe beaucoup de marques dignes d’intérêt aujourd’hui mais toutes ne sont pas assises sur une histoire "sans interruption". Alors pourquoi pas Yema dans quelques années?
Yema n’a jamais fait ses mouvements; ses compétences étaient dans le design, en particulier de montres sportives et plongeuses, et l’assemblage.
Depuis plusieurs années ils ne faisaient plus d’assemblage, et aujourd’hui ils n’ont sans doute plus de compétence en design.
Bref, il leur reste… pas grand-chose en dehors de la marque! C’est d’ailleurs pour ça que les repreneurs se pressent: dans le pire des cas il n’y a "que" 7 personnes à virer! Le tribunal de commerce choisira-t-il une logique de préservation d’emploi ou de remboursement des dettes dans le choix du repreneur? on verra bien.
Bref, d’une nouvelle marque Yema, on aura "autre chose"!
– le miracle: une resurrection de la marque? avec de nouveaux designs, des montres audacieuses, tout en respectant les principes qui ont fait la marque? euh.. je crois pas aux miracles!
– une exploitation commerciale de l’image de la marque, avec quelques copies de vintage réussies?
– au pire; Yema deviendra ce qu’est devenu LIP
ou pire encore, ce que sont devenues les marques "Dodane" et "Laurent Dodane", vendues à un acheteur asiatique qui les utilise pour faire desmontres à quartz quelconques?
On verra bien. Mais les noms des repreneurs potentiels, Ambre, Elisa Diffusion, Festina, Poirey et Saint-Honoré en disent beaucoup sur ce qu’on peut attendre de la reprise.
21 janvier 2009 à 20h24 #420000623782Jecko
MembreC’est un concours de "on tire sur l’ambulance…
Un petit rappel:
Ce n’est pas le consortium d’actionnaire qui se sépare d’une branche malade. Il s’agi de l’actionnaire principal "Peace Mark"qui ayant fait un grand nombre d’achats d’entreprises, Indtec, Soprod, Sincere, swiss ébauche et les restes de France ébauche, a fragilisé ces bases. Un beau coup de poker qui lui aurait certainement permis de prendre une place importante dans l’horlogerie.
Lors de ces achats par Peace Mark tout le monde voyait l’émergence d’un conçurent au Swatch group. Mais malheureusement les dettes contractés pour acheter ces groupes, ajoutée à la crise financière l’on mi fin à cette aventure.
Mais dans l’idée un fabriquant de montre Yema, deux fabriquant de mouvements suisses Indtec et Soprod et un réseau de distribution Sincere….• Soprod a une capacité de traitement d’environ 200 000 mouvements mécaniques (planches additionnelles et modules de complication sur base ETA), avec un contrat de livraison qui lui assure un approvisionnement régulier au-delà de 2011 et, surtout la clientèle des grandes marques suisses.
• Le groupe SFT produit un mouvement automatique (Alternance 10), avec une capacité industrielle d’environ 80 000 pièces par an.
• Indtec reste le troisième ou le quatrième producteur mondial de mouvements et de composants à quartz (100 millions par an), derrière Seiko, Citizen et à égalité avec un manufacturier chinois.
Toutes les entreprises achetées par Peace Mark sont des boites qui tournent.
Il s’agit là de la guerre menée par les groupes horlogers beaucoup pensent que swath group ne serait pas innocent dans le chute de Peace mark, bien que le fait d’avoir les yeux plus gros que le ventre et la crise aient bien fragilisé le groupe.
Yema a une collection qui marche qui visent les jeunes, pas le microcosme des collectionneurs de FaM.(dont je fais partie). Moi aussi j’attends d’autres montres mais ce n’est pas avec ma clientèle que Yema survivra. Et la nouvelle collection marche aussi pas mal à l’export.
Mais ce n’est pas parce que les nouvelles Yema ne sont pas forcément à mon gout que la qualité de fabrication n’est pas au rendez vous.
On peu pleurer sur le 7750 mais c’est un mal pour toutes les marques n’appartenant pas au Swatch group. Les chronos Yema 7750 ce sont vue doubler de prix suite a l’augmentation faite aux marques extérieure à Swatch group.C’est là la principale raison au retrait de ces chronos du catalogue.
C’est le même mal qui à fait choisir Miyota à la place de ETA. On reste dans du mouvement classique éprouvé, précis et pas chinois.
Donc arrêtons un peu de casser du sucre sur le dos de Yema des quartz Seiko 4 moteurs, des mouvements Myiota, il y à pire dans l’horlogerie.
Oui les repreneurs se bousculent c’est parce que Yema tourne bien et fait des benefs, qu’il ont un catalogue bien né et aussi parce que Yema à un nom et une histoire.jecko
21 janvier 2009 à 20h49 #420000623783voxduc25
Membre– au pire; Yema deviendra ce qu’est devenu LIP
ou pire encore, ce que sont devenues les marques "Dodane" et "Laurent Dodane", vendues à un acheteur asiatique qui les utilise pour faire desmontres à quartz quelconques?
C’est un fait que le nom Dodane est maintenant la propriété d’une société chinoise, ce qui n’empeche pas la marque " Dodane 1857" d’exister et de faire de belles réalisations grace a la passion de la famille Dodane
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