FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Jean-Claude Biver: «si le malheur est là, l’argent importe peu»
- Ce sujet contient 29 réponses, 20 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
fanfan, le il y a 18 années.
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18 octobre 2008 à 1h41 #420000543977
Mx
MembreMerci pour l’article.
Perso, je trouve cet homme remarquable.
Il bosse, et il réussit partout ou il passe… les chiffres parlent pour lui.
c’est un vrai modèle pour moi.
Un vrai manager qui connait l’intérêt des médias aujourd’hui et qui sait en jouer à son avantage.
Une autre chose qui transpire (mais je ne le connais pas personnellement), il a l’air d’être humble, accessible, et avec les pieds sur terre… et je partage son idée sur l’argent…"L’argent, c’est avant tout un confort et de la liberté. L’argent offre une certaine liberté et la possibilité de choisir. En même temps, je sais que l’argent ne fait pas le bonheur. Le malheur vous frappe de la même manière que vous ayez de l’argent ou non. Et l’argent ne rend pas heureux pour autant."
J’ai la chance de côtoyer certain grand chef d’entreprise français, et je peux vous dire que peu m’inspire ce genre de sentiment…
J’ai un profond respect pour cet homme même si je ne sais au final pas grand chose de lui et par exemple comment il est au boulot avec ses collaborateurs. Mais bon, il mérite même si l’on n’aime pas Hublot, les strasses, le marketing… un grand coup de chapeau pour ses résultats et au moins "la présomption d’innocence", pourquoi ne serait il pas quelqu’un de bien ? En tout cas moi tant qu’il ne m’aura pas prouver le contraire il reste un modèle.
18 octobre 2008 à 1h47 #420000543978km’rol
Membrela productivité est le maître mot car c’est ce qui fait avancer la boutique et qui est quantifiable …. on peux même dire d’un salarié s’il s ‘auto-finance ou pas par exemple
… c’est notamment la grande différence entre le privé et le public18 octobre 2008 à 1h51 #420000543979did
MembreJe connais des types "bien" qui bossent dur, qui n’ont ni samedi ni dimanche…on en connait tous, dans ces amis ou sa famille…
Mr Biver n’est pas le seul, faut arrêter de se mettre sur le dos et frétiller la queue..
did18 octobre 2008 à 1h51 #420000543980Code NK
MembrePersonnellement j’aime bien le caractère, j’espère faire aussi bien un jour
pour le moment je me plais à penser que la crise m’affecte de la même manière (il y a des bas quand même, surtout en lisant les âneries des médias).Au sujet des vingts heures, je pense qu’il compte large mais un CEO a beaucoup de monde sous ses ordres (par définition) donc rien ne vous empêche de faire votre start day meeting à 7h pendant votre petit déjeuner ou limiter vos déplacements pro qui sont utiles mais risqués (tout comme un investissement financier, ce que beaucoup oublie dans le monde d’aujourd’hui, ce qui vole pour leur carte Swiss ou Air France platinium lève la main
). Belle réussite, bonne continuation.
PS: ça donne envi de rejoindre la boite
18 octobre 2008 à 1h55 #420000543981Mx
Membre- did a écrit:
- Je connais des types "bien" qui bossent dur, qui n’ont ni samedi ni dimanche…on en connait tous, dans ces amis ou sa famille…
did
Clair, Did mais qui sont CEO d’une maison horlogère suisse, CEO d’une boite qui fait des montres mécaniques, passion commune qui fait que nous nous retrouvons tous ici sur FAM… ben pas des masses !
ET si je rajoute des CEO qui interviennent sur FAM…18 octobre 2008 à 2h18 #420000543982simplicity
Membre- did a écrit:
- Je connais des types "bien" qui bossent dur, qui n’ont ni samedi ni dimanche…on en connait tous, dans ces amis ou sa famille…
did
….. encore des adeptes de la secte "travaillez plus pour gagner plus"
qu’est-ce qu’elle en gagne des adeptes depuis quelque temps
18 octobre 2008 à 2h57 #420000543983popopoil
MembreLe but de mon post n’était pas de discréditer ce monsieur que je ne connais que par son existence ‘horlogère" , et qui est certainement une personne remarquable
Mais malheureusement, il y a dans la rhétorique de certains patrons (ou responsables politiques), des choses qu’il ne faut pas laisser passer.
Lorsqu’on affirme haut et fort que l’on travaille 20 heures par jour, on réduit d’autant les mérites de ceux qui, ouvriers ou employés, ne font que huit heures (et encore pas tous les jours).
C’est une manière de relativiser la valeur du travail à une réussite individuelle (que ne font-ils comme moi, mon cher monsieur
).J’ai beau expliquer à mon patron que je travaille 24 heures par jour car j’emmène avec moi les soucis de mon poste à la maison, que je rêve du bureau la nuit, et que je pense sans cesse à sa secrétaire, rien n’y fait pour mon salaire.
Un film sur la vie des grands patrons : un remake de l’homme pressé avec chrono au coin de l’écran ?
18 octobre 2008 à 3h22 #420000543984ZEN
Membre- simplicity a écrit:
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- did a écrit:
- Je connais des types "bien" qui bossent dur, qui n’ont ni samedi ni dimanche…on en connait tous, dans ces amis ou sa famille…
did
….. encore des adeptes de la secte "travaillez plus pour gagner plus"
qu’est-ce qu’elle en gagne des adeptes depuis quelque temps
Oui, ça paie la retraite des vieux
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).18 octobre 2008 à 4h52 #420000543985kaltan
MembreJe suis admiratif de cet homme pour plusieurs raisons.
Tout d’abord parce qu’il se veut proche des gens, de ceux qui s’intéressent même de loin à l’Horlogerie. Ca peut paraître idiot car je crois que je n’aurais jamais les moyens de m’offrir une Hublot mais un patron de renommée mondiale m’a quand même offert le luxe d’accéder en VIP à la Foire de Bâle. Je ne le remercierai jamais assez pour ce geste entièrement gratuit qui me rappelle des souvenirs passés que j’aimerai revivre un jour. La vie est faite d’évènements bons qu’il faut conserver précieusement surtout quand d’autres mauvais, vous jouent des tours et perturbent votre existence. Vous le dîtes clairement en indiquant vous être retrouvé seul à une période de votre vie. Seul mais riche cela n’a aucun intêret. Modeste mais entouré et la vie se vaut d’être partagée.Ensuite, il parle simplement car il l’explique lui-même, il a commencé au bas de l’échelle. Certains grands patrons feraient bien de s’en inspirer pour donner une autre image de la réussite sociale souvent péjorative.
Bien sûr les inégalités sociales me dégoutent mais il est bon de savoir que le travail peut finir par payer que l’on soit patron ou simple ouvrier. N’oublions pas ceux qui travaillent durement, avec fierté, pour le Smic (voir moins dans le reste du monde).L’argent ne fait pas le bonheur certes mais il permet de s’offrir des montres. Un petit plaisir pour le collectionneur qui rêve devant des catalogues en papier glacé. Encore un raisonnement de Pays riche.
Encore bravo Mr Biver et faites en profiter le plus grand nombre.
18 octobre 2008 à 5h03 #420000543986MORPHEUS
Membre
18 octobre 2008 à 10h45 #410000034681swiss
Membre- ZEN a écrit:
- Jean-Claude Biver habite le monde… Il estr un jor en Chine, le lendemain aux USA puis à Paris et se retrouve ensuite en Suisse.
oui, bon il se ballade quoi
quant au reste ,que des types s’enrichissent par leur talent, leur compétence, leur savoir faire , leur volonté…..et accessoirement leur travail , aucun mal à ça;
au contraire , c’est bien connu : plus il y a de riches , et moins y a de pauvres !
et en plus il prend le temps de déguster du chateau yquem quel homme
18 octobre 2008 à 10h45 #420000543958swiss
Membre
Entrepreneur Jean-Claude Biver, CEO des montres Hublot, est parfois appelé «Magic Biver», au vu de ses succès horlogers et de sa grande force de travail. Quelle place occupe l’argent dans son univers?Craignez-vous la crise?
Si je dis non, je passe pour un inconscient. Si je dis oui, ce n’est pas la vérité. En fait, la crise ne me fait pas vraiment peur, je suis un combattant. Si vous avez du caractère, du courage, le sens entrepreneurial et de la créativité, alors la crise peut vous servir. Mais bien sûr que, pour l’ensemble de la population, il est mieux de ne pas avoir de crise.L’argent: un moyen, un but, une liberté?
L’argent, c’est avant tout un confort et de la liberté. Il est plus confortable de rouler dans une voiture à 100 000 francs qu’à 15000 francs. L’argent offre une certaine liberté et la possibilité de choisir. En même temps, je sais que l’argent ne fait pas le bonheur. Alors que je détenais Blancpain, je me suis retrouvé seul et malheureux. Le malheur vous frappe de la même manière que vous ayez de l’argent ou non. Et l’argent ne rend pas heureux pour autant.Vous souvenez-vous de votre premier job?
Bien sûr, c’était chez Audemars Piguet pour 3000 francs par mois. Pendant mes études, je travaillais comme auxiliaire à La Poste. Cela a financé mes études. Avec l’argent mis de côté, j’ai aussi réussi à racheter plus tard avec mon ami Jacques Piguet la marque Blancpain, qui valait à l’époque 18 000 francs.La dernière folie que vous vous êtes offerte?
(Il rit.) Lorsque j’ai signé avec Hublot comme sponsor pour l’Euro 2008! Au moment de le faire, nous n’avions mathématiquement pas les moyens de nous lancer dans le sponsoring. Nous faisions 2 millions de pertes. J’avais spéculé que l’entreprise allait se développer et quadrupler son chiffre d’affaires. La réalité nous a donné raison: il a été multiplié par huit.Qu’offrez-vous à votre femme de ménage à la fin de l’année?
Je n’attends pas la fin de l’année. Elle fait presque partie de la famille: elle a vu naître mes enfants. Ce peut être une attention financière, une bouteille ou un billet d’avion.Qu’estimez-vous payer trop cher?
Lorsque les prestations ne sont pas à la hauteur du service! Cela me gêne moins de payer 40 euros pour une excellente salade niçoise dans le sud de la France, plutôt qu’une mauvaise salade dans un self-service du coin.Sur quoi économisez-vous?
Sur tout. Ce matin, je suis monté dans la chambre des enfants pour leur dire d’éteindre la lumière. Je suis de nature généreuse, aussi de l’ancienne école.Combien gagnez-vous par mois?
Pas assez! Je n’estime pas que je suis trop payé pour ce que je fais. Je peux le prouver par les performances concrètes. Au moment de la reprise de Hublot le chiffre d’affaires était de 26 millions de francs. Aujourd’hui il est à peu près multiplié par dix. Ma recette tient en quatre points. Travail, près de 20 heures par jour. Créativité, c’est fondamental. Partage, de ses succès, de ses revenus et de ses émotions. Et chance! Je suis aussi un enfant de 68: cela laisse des traces. J’avais fait le voyage à l’île de Wight. Tout cela m’a influencé. Ce fut un moment d’amour et surtout de partage.18 octobre 2008 à 10h57 #420000543959Jean Patrick
MembreÇà commence déjà a ma dégouter tout ce coté fric puant du monde horloger. C’est dommage je commençais à peine à m’intéresser à tout ça…
Quelle tristesse. Alors je sais business is business mais j’aime les choses par passion et non par frime.
18 octobre 2008 à 11h06 #420000543960ZEN
MembreFric puant ? Pourquoi , il aurait dans le monde horloger une odeur particulière ? Il ne faut pas rêver, l’horlogerie est une industrie comme les autres, un patron de manufacture doit se battre pour faire vivre son entreprise et c’est par le chiffre d’affaires qu’il y parvient …
Pour la blouse grise dans une ferme sous la neige, il y a une vieille vidéo Blancpain assez bien faite et quelques films de promo …les acteurs y sont excellents.
Il te reste le Larzac, les saucissons d’âne et un peu d’herbe …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).18 octobre 2008 à 11h36 #420000543961popopoil
Membre"Travail, près de 20 heures par jour."
Il faut toujours raison garder ; et je suis prêt à admettre tout don de sa personne à une cause (comme disait l’autre).
Mais chaque fois que je lis que quelqu’un consacre "20 heures" au quotidien à son labeur !?!
Une journée fait 24 heures.
Il faut 10 mn par jour au mininum (surtout à un certain âge) pour les commodités (pipi, caca).
1 h 30 Heure pour l’ensemble des repas de la journée est aussi un minimum.
Un individu insomniaque ou préparé aurait quand même besoin d’au minimum 5 heures de sommeil.
Je compte 1 heure pour les instants d’égarement et de rêve éveillé.
20 minutes de conversation familiale ou purement sociale, ça vous va ?
Il m’arrive aussi de me gratter, de regarder le paysage, d’écouter la radio, d’aller faire mes courses, de faire l’amour à une inconnue, de lui offrir de fleurs (dans le désordre), de prendre un demi à une terrasse, de téléphoner à maman, d’attendre à un stop ou a un feu rouge …
Je vous laisse compter.
Quoi, je ne serai pas normal ?
Ou est-ce simplement pour nous dire que les montres Hublot sont enfin rentrées dans la quatrième dimension ?

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