FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Quel sont les mouvements automatiques et à quartz les plus petits au monde?
- Ce sujet contient 15 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
PP3940, le il y a 18 années et 7 mois.
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28 mars 2008 à 13h41 #410000027489
PP3940
MembreLe plus petit mouvement manuel conçu à ce jour est le Jaeger LeCoultre calibre 101, record qui tient toujours et ce depuis … 1929
:
– longueur de 4.85mm
– largeur de 14.00mm
– épaisseur de 3.40mmJe voudrai savoir ce qu’il en est concernant le record de petitesse concernant la catégorie des mouvements automatiques et celle des mouvements à quartz?
28 mars 2008 à 14h12 #420000391310Horloman
Membre- Citation :
- Jean Lassale calibre 1200
Le record de minceur de 1976 toujours invaincuEn septembre 2002, un nombre restreint de montres « Jean Lassale » sont réapparues au grand jour. Fabriquées entre 1976 et 1978 et battant neuves, ces pièces exceptionnelles venaient de passer plus d’un quart de siècle, sous gaz de protection, dans un safe genevois. Elles sont, toutes, équipées du fameux calibre 1200, le mouvement mécanique à remontage manuel qui, avec ses 1,2 millimètres d’épaisseur, est et reste aujourd’hui encore le plus mince du monde. Ses deux plus proches concurrents actuels accusent, en effet, respectivement 1,64 mm (+ 36,7%) et 1,77 mm (+ 47,8%).
Pierre Mathys et son invention
Au cours des années 70, Pierre Mathys, maître horloger à La Chaux-de-Fonds, conçut puis réalisa le prototype d’un calibre mécanique révolutionnaire, avec l’objectif de construire la montre la plus mince du moment. Il eut l’idée, pour ce faire, de recourir à des roulements à billes réduits à l’extrême pour assurer le pivotement des mobiles. Une idée originale, quand appliquée au mouvement complet, mais dont les prémisses furent les travaux de Robert Annen. Ce dernier préconisa au cours des années cinquante déjà l’utilisation de roulements à billes en horlogerie de petit volume. On lui doit, notamment, les travaux qui conduisirent à la réalisation des roulements à billes miniatures grâce auxquels Pierre Mathys put concrétiser son idée. Il imagina donc de supprimer ponts et contre-pivots, chaque élément du rouage devant tourner sur un seul palier chassé dans un roulement à billes, lui-même solidaire de la platine.Le calibre 1200
Ce mouvement mécanique à remontage manuel a un diamètre de 20,4 mm – ce qui correspond à 9 lignes – et une épaisseur de 1,2 mm (une variante automatique existe également dont l’épaisseur est de 2 mm). Il comporte quatorze roulements à billes, de 0,38 mm d’épaisseur dont sept au diamètre de 1,6 et les autres à celui de 2,0 mm. Ils portent chacun cinq billes de 0,20 mm de diamètre. Ces roulements sont chassés dans une platine d’une épaisseur de 1,2 mm, dans laquelle sont fraisés les logements des rouages. De cette construction découlent les avantages suivants :
• suppression des ponts
• grande robustesse de la platine dont l’épaisseur devient celle du mouvement lui-même
• ébats toutes directions très réduits
• amélioration des engrènements
• élimination des risques de bris de pierres et de pivots
• élimination de la lubrification.Recto-verso
Les mobiles apparents sont le barillet, le renvoi, le pignon de grande-moyenne, la roue de petite moyenne, le pignon de seconde et le balancier. Le barillet lui-même bénéficie d’un montage ingénieux : il pivote par l’extérieur de son tambour (1) entre trois galets (2) montés sur roulement à billes. La zone extérieure des galets comporte une partie amincie (3), qui s’engage dans la rainure circulaire (4) du tambour. Le rôle du rochet (5) rivé sur la bande (6) à l’intérieur de laquelle est logé le roulement à billes (7) dont la partie centrale (
est solidaire du tambour. Cette construction très simple garantit une stabilité et un rendement remarquable de l’organe moteur. A noter, le ressort est équipé d’une bride à glissement, ce qui écarte tout risque de rupture au remontage.La partie réglante du mouvement est originale elle aussi. L’ancre ne porte pas de dard ; c’est l’extérieur des cornes qui assume sa fonction, en coopérant avec une encoche directement taillée dans l’axe. La cheville est fixée à la virole, elle-même rivée au balancier. La longueur totale de l’axe est de 0,95 mm. Le balancier possède un diamètre de 7,50 mm, sa fréquence est de 21’600 alternances/heure et l’autonomie de marche dépasse 36 heures. Cela assure au calibre 1200 une précision et une sécurité de marche comparables à celles de mouvements d’épaisseur traditionnelle. Pour conclure ce qui concerne le calibre 1200, il a paru intéressant de comparer ses dimensions (20,4 mm de diamètre, 1,2 mm d’épaisseur) à celles d’une pièce suisse de 20 centimes : cette dernière possède un diamètre de 21 mm (+ 0,6) pour une épaisseur de 1,6 mm (+0,4)…
Foire de Bâle 1976
Gilles Baillod, alors rédacteur en chef de l’Impartial à La Chaux-de-fonds, écrivit ce qui suit à l’occasion de la première présentation de la collection de montres Jean Lassale équipées du calibre 1200.
« L’horlogerie mécanique, ces dernières années, a fait d’énormes progrès dans ses moyens de production dans la perspective d’une fiabilité et d’une précision accrue du produit mais on n’attendait plus guère, dans la discipline mécanique, d’inventions à inscrire dans la ligne des découvertes. Et pourtant ! Lors de la Foire Internationale de l’Horlogerie tenue à Bâle en avril 1976, un inconnu, ou presque, du milieu horloger, présentait une nouveauté qui capta l’attention des techniciens et des stylistes : il s’agissait d’un mouvement si plat qu’il défiait les règles logiques de la mécanique horlogère avec 1,2 millimètre d’épaisseur…… Ce calibre est une construction ingénieuse autant qu’audacieuse. Il présente un grand nombre de solutions nouvelles qui pourraient intéresser l’ensemble de la production horlogère mais évidemment pas dans l’épaisseur de 1,2 millimètre… Ce mouvement presque aussi plat que l’ombre qui traçait sur les antiques gnomons ne peut être réservée qu’au haut de la gamme horlogère, compte tenu du soin extrême qui doit être apporté à son montage. C’est donc naturellement qu’il est né à Genève où se perpétue depuis des siècles une tradition d’horlogerie fine de luxe où les mouvements extra-plats sont rehaussés de joaillerie. »
Fabrication
Le calibre 1200 et sa version automatique 2000 ont été produits de 1976 à 1979 dans l’usine que la société Bouchet-Lassale SA avait fait construire au 30 de la rue des Voisins à Genève. Les boîtes or provenaient des « Ateliers réunis », entreprise sise également à Genève. Ces boîtes, de même que les cadrans – ceux à la feuille d’or tout particulièrement – sont d’un niveau qualitatif tout aussi exceptionnel que la technicité des mouvements qu’ils abritent.En 1978-79, une collaboration naît entre Bouchet-Lassale SA et Omega au travers de Lemania-Lugrin SA, L’Orient, alors toutes deux unités du groupe SSIH Société Suisse pour l’Industrie Horlogère aujourd’hui disparue. Ainsi Lemania –Lugrin SA participa-t-elle à la fabrication des calibres 1200 et 2000, Omega possédant une licence non exclusive pour la production et la vente de ces mouvements.
En septembre 79, Bouchet-Lassale SA rencontra des difficultés financières telles que sa production fut interrompue. En décembre de la même année, Claude Burkhalter, alors directeur de Lemania-Lugrin SA, rappelle au cours d’une séance interne, qu’ « Omega dispose de la possibilité de racheter la marque Jean Lassale ». C’est l’époque, en effet, où l’on étudie chez Omega l’opportunité de lancer, sous l’appellation « Omega Louis Brandt », une collection haut de gamme dont les deux calibres ultra-plats auraient pu faire partie. Les événements se précipitant, la marque Jean Lassale se voit reprise par Seiko, alors que le dossier technique et les brevets associés aux calibres 1200 et 2000 sont rachetés par Claude Burkhalter au moment où il crée « Nouvelle Lemania SA ». Fondée en 1982, cette société reprendra les activités de Lemania-Lugrin SA et produira, dès ses débuts, les successeurs des 1200 et 2000 Jean Lassale : les calibres 1210 et 2010 Lemania. Elle les livrera en exclusivité à Piaget aussi longtemps que cette société restera indépendante. Son passage ultérieur sous le contrôle de Cartier libèrera Nouvelle Lemania SA de cette exclusivité, ce qui lui permettra, dès lors, de fournir ces calibres à Vacheron-Constantin notamment.
Aujourd’hui
Les pièces de collection sorties du safe genevois sont quasiment toutes équipées de bracelets en crocodile. Les boîtes et les boucles assorties sont en or 18 carats jaune ou gris. Ces montres, à l’état de neuf, ont toutes fait l’objet d’un service et d’un contrôle de fonctionnement chez l’un des maîtres horlogers connaissant les calibres 1200 Jean Lassale et 1210 Lémania. La collection résiduelle comporte trois modèles rectangulaires, un modèle tonneau, un modèle carré et deux modèles ronds quatre cornes, chacun en versions or jaune ou or gris. Certains modèles n’existent plus qu’à quelques exemplaires.
http://www.collectionjeanlassale.ch/documents/chronometrophilia.htm
28 mars 2008 à 14h22 #420000391311PP3940
MembreMerci beaucoup Horloman cet article est vraiment passionnant!
Maintenant que j’ai la réponse pour les automatiques,
LASSALE calibre automatique 2000 (1976)
– diamètre de 20.40mm
– épaisseur de 2.00mm,
il ne reste plus que la catégorie des quartz!28 mars 2008 à 15h38 #420000391312Horloman
MembreLa Concord Delirium
28 mars 2008 à 16h04 #420000391313PP3940
MembreVu la faible épaisseur de la "gamme" Délirium, la conception est-elle comparable à celle des Swatch Skin contemporaines?
Si tel était le cas comment connaître le diamètre du mouvement car boitier et platine ne font alors qu’un?
28 mars 2008 à 16h56 #420000391314Horloman
Membre- PP3940 a écrit:
- Merci beaucoup Horloman cet article est vraiment passionnant!
Maintenant que j’ai la réponse pour les automatiques,
LASSALE calibre automatique 2000 (1976)
– diamètre de 20.40mm
– épaisseur de 2.00mm,
il ne reste plus que la catégorie des quartz!
épaisseur de 2.08mm pour être parfaitement juste
28 mars 2008 à 16h57 #420000391315DomMars
Membre- PP3940 a écrit:
- Vu la faible épaisseur de la "gamme" Délirium, la conception est-elle comparable à celle des Swatch Skin contemporaines?
Absolument, la délirium a donnée l’idée de conception géniale des premières Swatch dont le boitier monobloc porte l’ensembles des organes de la montre et fait donc office de platine.
La skin en est la révélation ultime car elle ressemble comme deux gouttes d’eau au concept de la Delirium.Pour le mouvement L1200 c’est comme le texte l’indique une pure merveille, j’en ai possédé une il y a quelques années malheureusement importable à mon poignet, je m’en suis séparée à tort.
Par contre j’ai eu le plaisir d’en réviser deux durant ma jeune (
) carrière d’horloger ce qui m’a le plus marqué : le changement d’axe de balancier qui est vraiment une performance, celle que j’ai traitée avait l’ellipse directement planté dans le balancier. Le concept génial du barillet suspendu entre trois roulements à bille. Effectivement l’ancre sans dard déroutante au début. Mais surtout c’est le bonheur de regarder défiler le rouage sans pont les roues sont sur roulement à bille, fascinant.Il faut vraiment noter que pour l’époque une telle précision d’usinage et le choix du développement d’un tel calibre est tout bonnement époustouflant.
J’ai vu aussi me semble til un calibre chez Piaget dont le concept est trés proche du 1200.
Pour les mouvement à quartz il faut penser au calibre Seiko Lassale qui à équipée lesdites montres durant quelques années. Vraiment extra-plat mais dont le mouvement ne faisait ps partie de fond de boite.
Dom
28 mars 2008 à 17h05 #420000391316chiouahouah
MembreDélirium

très mince
28 mars 2008 à 17h44 #420000391317Horloman
Membre28 mars 2008 à 19h23 #420000391318cisco
Membre28 mars 2008 à 19h39 #420000391319NISCAYAH
Membreet le succès commercial de ces modèles ultra plats était à l’avenant je pense parce que je n’en ai jamais beaucoup rencontré dans mon entourage
28 mars 2008 à 19h55 #420000391320ftikai
Membre- PP3940 a écrit:
- il ne reste plus que la catégorie des quartz!
Citizen quartz, 5x6x2.5mm, ne consomme que 0,17microA.
28 mars 2008 à 20h03 #420000391321Ratkiller
MembreEn quartz, il me semble que la Museum d’Eterna avec 0,98 mm d’épaisseur dans sa boite tient encore la corde, non ?
Dans le chapitre "fin d’une dynastie".
30 mars 2008 à 13h27 #420000391322PP3940
Membre- Ratkiller a écrit:
- En quartz, il me semble que la Museum d’Eterna avec 0,98 mm d’épaisseur dans sa boite tient encore la corde, non ?
Dans le chapitre "fin d’une dynastie".
Delirium était un programme élaboré par les sociétés ETA et Ebauches S.A.
"Delirium" (1979), d’une épaisseur de 1.98mm, également dévoillé par Longines sous le nom de "Feuille d’Or".
"Delirium II" (1980), montre squelette d’une épaisseur de 1.5mm.
"Delirium III" (1980), montre de femme.
"Delirium IV" (1980), d’une épaisseur de 0.98mm, également présenté par Eterna sous le nom de "Museum".
30 mars 2008 à 15h49 #420000391323DomMars
MembreUtilisé par Concord et d’autres marques aussi
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