FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Le luxe suisse se rue en Russie
- Ce sujet contient 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Ratkiller, le il y a 18 années et 11 mois.
-
AuteurMessages
-
30 novembre 2007 à 8h05 #410000022947
ZEN
Membre- Citation :
- Le luxe suisse se rue en Russie
HORLOGERIE. Breguet ouvre à Moscou. Les exportations de montres ont triplé depuis huit ans.
Bastien Buss
Mercredi 28 novembre 2007Breguet a inauguré mardi sa boutique établie au numéro 3 de la place Rouge. Juste en face du mausolée d’un certain Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine… Pour la marque du Swatch (UHR.VX) Group, il s’agit déjà de la douzième enseigne à travers le monde, Singapour venant aussi d’ouvrir ses portes.
Il y a moins de vingt ans, la Russie n’existait tout simplement pas sur la planète luxe. Ou alors seulement et sporadiquement via le marché gris dont bénéficiaient certains aparatchiks. Depuis, que de changements et de mutations. L’exemple du magasin Goum – sur la fameuse place Rouge – permet d’illustrer cette incroyable métamorphose.
Une fourmilière
A l’époque soviétique, la magnifique bâtisse du XIXe siècle abritait un magasin d’Etat, vide la plupart du temps. Aujourd’hui, elle ressemble à une fourmilière, avec sa concentration d’échopes, pour la plupart actives dans le haut de gamme. Les boutiques d’horlogers suisses y sont en vue.
L’ensemble de l’industrie de luxe se presse en Russie. Avec l’objectif de séduire les 3000 très grosses fortunes pesant plus de 30 millions de dollars et, parmi elles, les oligarques milliardaires grâce au pétrole ou aux matières premières. Ou alors les 119000 Russes qui détiennent une fortune de plus de un million de dollars (hors résidence), tels que les comptabilise le dernier World Wealth Report, le recensement annuel de Capgemini et de la banque Merrill Lynch. Un chiffre en hausse de 15,5% par rapport à 2006. Sans parler de tous les autres qui peuvent se permettre de temps à autre une petite folie. En 2006, les Russes sont devenus les quatrième plus gros consommateurs de luxe du monde. Moscou est la ville qui compte le plus de Rolls-Royce sur la planète.
«Au-delà des villes, c’est le désert»
Ce phénomène d’enrichissement phénoménal touche-t-il uniquement la capitale? La banque russe Troïka Dialog répond par la négative: «Bien sûr, Moscou est clairement plus riche que le reste du pays. Mais les autres régions commencent à suivre. Dans certaines d’entre elles, comme l’Oural, le revenu par habitant est plus élevé que la moyenne russe, selon une étude consacrée au pouvoir d’achat des Russes. Un horloger neuchâtelois est plus réservé: «Au-delà de Moscou et de Saint-Pétersbourg, c’est encore le désert.»
Au niveau horloger, la progression donne néanmoins le vertige. En 1990, la Suisse a exporté 2689 pièces d’une valeur de 0,9 million de francs. Dix ans plus tard, ce sont 175801 montres qui ont été exportées pour 78,4 millions de francs. Cette année, sur seulement huit mois, les exportations se sont déjà élevées à 233,7 millions (317456 pièces), indique Pierre Pegoraro, économiste auprès de la Fédération horlogère. Elles dépassent ainsi les 205 millions de 2006. Or, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. «Une part non négligeable des produits de luxe arrive en Russie par des voies non officielles», témoigne un horloger suisse.
Les places sont chères
La Russie du luxe développe sa frénésie d’achats selon la loi de Moore (qui stipule que la puissance d’un ordinateur double tous les dix-huit mois). Les marques de luxe ne veulent évidemment pas rater l’occasion, car les places deviennent chères et les meilleures sont déjà prises par les plus grandes. Les boutiques Jaeger-LeCoultre, Audemars Piguet ou autres ont fleuri dans tout Moscou, mais aussi à Saint-Pétersbourg. Preuve de cet engouement, Cartier a récemment exposé ses collections particulières dans le saint des saints, au Palais d’Hiver. Le Moscow Watch Salon 2007 vient de fermer ses portes.
Reste que c’est surtout le très haut de gamme qui a le vent en poupe. Avec les taxes douanières et la TVA, les montres entrant dans le pays deviennent automatiquement 30 à 40% plus chères qu’en Europe. La belle horlogerie suisse, souvent à haute complication, a un prix. Que le salaire mensuel moyen d’un Russe (1000 francs ou 800 dollars) ne permet pas d’approcher. Même pas en rêve. C’est bien cela l’apanage du luxe.
http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=220305
30 novembre 2007 à 13h12 #420000296792pounk
Membre233,7 millions de F divisés par 317456 = 736.16 . Convertit en euros cela donne une moyenne de 444.70 euros par montres … ce n’est plus aussi énorme que cela.
30 novembre 2007 à 13h19 #420000296793julienzl32
MembreOui c est vrai , pour des russes au pouvoir d achat énorme , c est pas si terrible
1 décembre 2007 à 21h36 #420000296794toureiffel
MembreC’est pas mal ça nous on achete des montres russes pour l’exotisme et eux doivent nous prendre pour des foux et achéte des montres suisses….
1 décembre 2007 à 21h48 #420000296795Ratkiller
Membre- toureiffel a écrit:
- C’est pas mal ça nous on achete des montres russes pour l’exotisme et eux doivent nous prendre pour des foux et achéte des montres suisses….
pous, caillous, hibous, genous, chous, joujous et enfin bijous !

-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
Sujets en lien
- Actu: Investir dans le luxe n’est pas un luxe
- Quelques bonnes nouvelles aussi, Zen ?
- Actu: L’horlogerie suisse est face à un monstre pour la montre connectée
- Actu : Corruption : nouvelle réglementation sur les produits de luxe en Chine
- Actu Jean-Claude Biver: «La montre connectée est née en Suisse»
- Actu: Etude du Credit Suisse sur l’industrie horlogère suisse