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- Ce sujet contient 6 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
L0r@N, le il y a 19 années et 3 mois.
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4 juillet 2007 à 10h52 #410000017501
ZEN
Membre- Citation :
- Entretien avec Jean-Louis Etienne : "Je me reconnais en lui"
Il a été le premier homme, en 1986, à atteindre le pôle Nord en solitaire. Celui qu’on présente comme le successeur de Paul-Emile Victor évoque la mémoire de son illustre modèle.
Par Eric Pincas (Propos recueillis par)
Historia – En quoi vous reconnaissez-vous dans l’oeuvre de Paul-Emile Victor ? Vous a-t-il inspiré ?
Jean-Louis Etienne – Il a forcément – inconsciemment – orienté ma vie. J’ai connu Paul-Emile Victor après mon expédition au pôle Nord en 1986. Ce que je connaissais de lui ? Son hivernage au Groenland et le fait qu’il dirigeait les Expéditions polaires françaises. Ce qui me paraît fort dans son oeuvre, c’est qu’il a su mettre sa notoriété, ses relations et son sens de l’organisation au service de la base française Dumont-d’Urville au pôle Sud. Trouver les financements pour monter des expéditions au début des années 1950 était une tâche ardue – au lendemain de la guerre, l’argent allait prioritairement à la reconstruction – mais, à force d’acharnement et de passion, il a réussi. La grande trace qu’il laisse, c’est cette permanence française au pôle Sud. La personnalité de PEV allie à la fois la quête sauvage, l’ouverture sur le monde et l’esprit de structure. C’est en cela que je me reconnais en lui.
H. – Quel est le souvenir le plus marquant que vous gardez de PEV ?
J-L. E. – Juste avant mon départ pour mon voyage en Antarctique, au printemps 1991, à bord du voilier Antarctica, je l’avais invité à Brest. On a passé du temps sur le navire. J’avais en face de moi un octogénaire qui dans sa tête était resté un jeune homme, toujours prêt à partir. Quand il a quitté le navire, j’ai senti une nostalgie profonde de cette vie d’aventure qu’il avait connue. Cette image était très émouvante. En regardant cet homme s’en aller, appuyé sur sa canne, je me suis dit : "Profite de tout ce qui se passe dans la vie parce qu’un jour, tu seras à sa place." S’il avait eu le physique, il serait parti avec moi.
H. – Vos expéditions aux pôles s’inscrivent-elles dans la continuité de l’oeuvre de PEV ?
J-L. E. – Le jour où l’on m’a discrètement demandé de m’occuper de l’organisation des Expéditions polaires françaises, j’ai refusé parce que j’avais envie de rester sur le terrain. Je m’inscris davantage dans la continuité de son hivernage et de sa traversée du Groenland. PEV a pris le parti d’être l’organisateur des expéditions polaires. Je n’ai pas pris ce virage.
H. – Vous considérez-vous comme l’un de ses héritiers ?
J-L. E. – Avec Haroun Tazieff et le commandant Cousteau, il fait partie de ces hommes de terrain qui ont monté des expéditions avec des équipes de tournage. Leurs films ont accompagné la naissance de la télévision. Grâce à eux, le grand public a découvert les pôles, les volcans et le monde sous-marin. PEV s’est alors totalement imposé comme le personnage des régions polaires par sa narration et sa filmographie. Dans cette veine-là, en termes de communication, j’ai pris sa succession. Toutefois, je ne revendique pas cette étiquette, c’est le public qui m’a attribué cette filiation.
H. – Quelle distinction faites-vous entre les missions entreprises en Arctique et en Antarctique à l’époque de Paul-Emile Victor et celles d’aujourd’hui ?
J-L. E. – Ce qui a changé, c’est principalement l’assistance logistique et la communication que l’on peut établir en cas de difficultés. L’explorateur a le devoir d’être autonome. Il faut avoir une exigence de vigilance permanente car les régions polaires ont une telle force que la moindre erreur ne pardonne pas. Je me souviens avoir dit un jour "vouloir payer cher pour revenir à l’époque des découvreurs". Ils avaient la chance de ne pas savoir où ils allaient ! C’est cette découverte absolue que j’envie aux anciens.
4 juillet 2007 à 17h36 #420000201610Denis C
MembreSalut,
Je vais partir en octobre prochain pour 12 mois sur la base de Dumont D’Urville en Antarctique. Alors forcement, ça me fait très plaisir de voir cet article ici.
toutefois, quel rapport avec les montres (de plongée)?Denis
4 juillet 2007 à 18h16 #420000201611Invité
Membre- Denis C a écrit:
- Salut,
Je vais partir en octobre prochain pour 12 mois sur la base de Dumont D’Urville en Antarctique. Alors forcement, ça me fait très plaisir de voir cet article ici.
toutefois, quel rapport avec les montres (de plongée)?Denis
Félicitations… Et bon courage!
PS: il n’y a pas de bonnes soeurs en Antartique
4 juillet 2007 à 18h49 #420000201612arnagemulliner
MembreJ’ai eu JL Etienne au téléphone il y a 3/4 ans alors qu’il préparait son expédition sur Clipperton: il démarchait les différents fournisseurs à même de lui fournir du matériel de transport léger pour se mouvoir sur cette île recouverte d’une épaisse couche de guano.
Nous n’avons pas fait affaire mais au delà de ça, je garde un bon souvenir de ma conversation avec lui (très sympa et abordable).J’ai appris quelquechose ce jour là:
– Clipperton existe
– C’est une île française
– C’est situé là:
C’était le petit HS du soir.
4 juillet 2007 à 19h03 #420000201613L0r@N
Membrequoi mais comment ca se fait qu’ils parlent pas de Nicolas Hulot???
sympa cet article, et sinon il porte quoi jean louis?
4 juillet 2007 à 19h05 #420000201614Denis C
MembreSalut,
Lors de son épopée en arctique, Yema lui avait fourni une montre (à quartz). La North Pole, elle s’appelait. Il y a eu un topic là dessus :
Denis
4 juillet 2007 à 19h30 #420000201615L0r@N
MembreMerci pour ton lien Denis, je ne connaissais pas

quel dommage que ce soit du quartz..
mais la lecture de cette montre est intérressante avec la grosse aiguille pour les heures en 24 heures et la petite minutemais on ne sait toujours pas ce que JL Etienne portait a ce moment, s’il portait une montre évidemment
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