Les montres high tech ringardisent-elles les autres ?

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 24)
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  • #410000013587
    ZEN
    Membre

    Pensez-vous que les montres que proposent aujourd’hui Richard Mille, Hublot, ZENITH, Harry Winston, Audemars Piguet ou Girard Perregaux ( je ne peux tout citer) sont en train de ringardiser ou tout au moins faire vieillir les concepts plus classiques ( Omega, Rolex, Breitling etc…) La montre sportive ne serait-elle pas en train de connaitre une révolution qui passe par les matériaux et le design ?

    #420000144543
    Invité
    Membre

    non….c’est court,mais clair comme réponse Les montres high tech ringardisent-elles les autres ? Blunt_gi

    #420000144544
    Fred925
    Membre

    Non pour ma part. Les montres sportive ne ringardisent pas du tout les montres plus classiques. je ne saurais l’expliquer c’est juste une impression.
    Par contre, quand j’ai vu le mot "high tech" je pensais que tu faisais plus allusins à des montres comme la Tag Heuer Microtimer ou je ne sais plus quelle Bell&Ross avec un écran LCD; j’ai vraiment du mal à apprécier le mariage mécanique/electronique.

    #420000144545
    Invité
    Membre

    Non

    H3

    #420000144546
    arp_hans
    Membre

    Non.

    Un des forumeurs a pour devise qque chose de l’ordre de "la mode passe, seul le style reste"…

    #420000144547
    Time to Time
    Membre

    Il y a effectivement une ambigüité sur le mot high-tech, mais je ne crois pas que Zen parle des montres à valeur ajoutée électronique…

    J’ai l’impression que nous assistons à la naissance d’une nouvelle horlogerie, ou d’une horlogerie à deux vitesses.
    Hier, nos montres avaient quitté la poche pour se cacher sous la manchette de nos chemises. Aujourd’hui, nous basculons de la montre-bracelet vers l’objet de poignet. Nuance, mais c’est toute la différence…

    Analogie entre les deux périodes…

    Au temps où rien ne semblait menacer la montre de poche, les premières montres-bracelets ont été vues par les puristes comme des colifichets efféminés ou des fantaisies que pas un gentleman soucieux d’allure ne porterait. Plus précises et plus solides que jamais, les montres de poche ne représentaient-elles pas l’aboutissement grandiose de trois siècles d’horlogerie mécanique ? On en trouvait à tous les prix, pour toutes les circonstances de la vie : elles étaient parfaites.

    En face, les montres de poignet utilisaient effectivement des calibres de dame. Le cuir des bracelets était un matériau vil comparé à l’or des chaînes. Au poignet, cet objet inhabituel faisait tape-à-l’œil, parvenu, hurluberlu sportman. On y lisait très mal l’heure, on ne pouvait y loger aucune complication digne de ce nom et on en cassait toujours le verre…

    Aujourd’hui, les mêmes critiques assaillent la nouvelle génération horlogère : « ovni » importable et vulgaire, « pizza » m’as-tu-vu, inutilement coûteuse et faussement luxueuse avec ses « sandwiches » de matériaux industriels.

    Les Précieuses ridicules s’indignent, mais les néo-horlogers futuristes sont déjà loin. Richard Mille leur avait ouvert la porte. Ils s’égaient dans toutes les directions : la 3-D, l’oubli des aiguilles, la mise sur orbite, la déstructuration, la sculpture mécanique, la métallurgie high tech. Rien n’est assez disruptif pour ces contestataires de l’ultra-horlogerie, qui ne parlent déjà plus le même langage que leurs aînés. Leurs noms (MB&F, De Bethune, Urwerk et les autres) forment une super-nova capable d’incendier notre horizon.

    Cette querelle des Anciens et des Modernes rappelle le débat ouvert entre les derniers peintres classiques et les premiers photographes : est-ce encore de l’art ?
    On sait aujourd’hui que l’idée créative n’est pas dans le support ou dans la réalité représentée, mais dans le double regard de l’artiste et de l’amateur.

    La montre devant être considérée comme un des beaux-arts contemporains, la réussite d’un modèle n’est plus aujourd’hui dans le hard explicite (mouvement, boîtier, cadran, bracelet), mais dans le soft et dans l’idée logicielle exprimée par tous les éléments de cette création.
    Concept qui nous entraîne assez loin du débat sur la seconde morte, le col de cygne et les angles rentrants…

    Donc, oui : la nouvelle génération des montres démode les concepts anciens. On peut parler d’Horlo 2.0 comme il y a un Web 2.0.
    Non, les concepts anciens ne vont pas mourir tout de suite : la montre de poche "à la papa" a mis trente ans à devenir minoritaire, et une demi-siècle pour disparaître du paysage quotidien…

    #420000144548
    maire
    Membre
    ZEN a écrit:
    Pensez-vous que les montres que proposent aujourd’hui Richard Mille, Hublot, ZENITH, Harry Winston, Audemars Piguet ou Girard Perregaux ( je ne peux tout citer) sont en train de ringardiser ou tout au moins faire vieillir les concepts plus classiques ( Omega, Rolex, Breitling etc…) La montre sportive ne serait-elle pas en train de connaitre une révolution qui passe par les matériaux et le design ?

    Non Non Comparons ce qui est comparable! Richard Mille, Audemars Piguet ce n’est pas les mêmes tarifs qu’Omega et même Rolex dans une certaine mesure… Donc poser la question en ces termes n’a guère de sens.
    Ceci étant dit les matériaux nouveaux c’est intéressant et du moment qu’ils sont beaux c’est très bien… Et puis mettre en avant la belle mécanique avec des critères de précision et de régularité, cela me va tout à fait. Maintenant une montre lumineuse "bien flaschi" avec les micro-LED (vous voyez bien la marque auquel je fais référence… Wink ) bof car il faut une pile!! Et les piles conceptuellement – bof et rebof – cela se change et ce n’est pas écologique! Bref autant acheter un beau chronographe à quartz et cela règle la question tant qu’à faire!!!
    Incompréhensible Mais ma question: faut-il adjoindre de l’électrique dans une belle montre mécanique?
    Ma réponse: oui si il n’y a pas de piles ni d’accus! Une génératrice couplée à la masse oscillante, des cellules solaires couplées à des condensateurs au tantale (tout ces composants peuvent aussi se voir par transparence car ils ne sont pas forcément vilains…) pour alimenter soit un mouvement quartz ou un éclairage occasionel. Sinon vive la mécanique ! Wink

    #420000144549
    Octave
    Membre

    Pour ma part, c’est également Non.

    Deux concepts différents, deux approches différentes et autant de recherches différentes pour les passionnés.

    #420000144550
    Ratkiller
    Membre

    Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de Time to Time, les mentalités évolueront quoiqu’il en soit, et le phénéomène a existé dans tous les domaines, artistiques et scientifiques.

    Quand il existera une montre électrique, rechargeable par induction par exemple, j’imagine que la pile du quartz sera ringarde elle aussi. Je dis ça, ça existe peut-être déjà ?

    Le terme "ringard" est un peu fort, j’aurais plutôt tendance à dire "démode" : la ringardise arrivera quand les montres high tech auront vraiment détrôné les classiques !

    #420000144551
    maire
    Membre
    Ratkiller a écrit:
    Quand il existera une montre électrique, rechargeable par induction par exemple, j’imagine que la pile du quartz sera ringarde elle aussi. Je dis ça, ça existe peut-être déjà ?

    Hé, hé… Il me semble que des brevets suisses sont déjà déposés précisément…

    #420000144552
    jcbiver
    Membre
    Time to Time a écrit:
    Il y a effectivement une ambigüité sur le mot high-tech, mais je ne crois pas que Zen parle des montres à valeur ajoutée électronique…

    J’ai l’impression que nous assistons à la naissance d’une nouvelle horlogerie, ou d’une horlogerie à deux vitesses.
    Hier, nos montres avaient quitté la poche pour se cacher sous la manchette de nos chemises. Aujourd’hui, nous basculons de la montre-bracelet vers l’objet de poignet. Nuance, mais c’est toute la différence…

    Analogie entre les deux périodes…

    Au temps où rien ne semblait menacer la montre de poche, les premières montres-bracelets ont été vues par les puristes comme des colifichets efféminés ou des fantaisies que pas un gentleman soucieux d’allure ne porterait. Plus précises et plus solides que jamais, les montres de poche ne représentaient-elles pas l’aboutissement grandiose de trois siècles d’horlogerie mécanique ? On en trouvait à tous les prix, pour toutes les circonstances de la vie : elles étaient parfaites.

    En face, les montres de poignet utilisaient effectivement des calibres de dame. Le cuir des bracelets était un matériau vil comparé à l’or des chaînes. Au poignet, cet objet inhabituel faisait tape-à-l’œil, parvenu, hurluberlu sportman. On y lisait très mal l’heure, on ne pouvait y loger aucune complication digne de ce nom et on en cassait toujours le verre…

    Aujourd’hui, les mêmes critiques assaillent la nouvelle génération horlogère : « ovni » importable et vulgaire, « pizza » m’as-tu-vu, inutilement coûteuse et faussement luxueuse avec ses « sandwiches » de matériaux industriels.

    Les Précieuses ridicules s’indignent, mais les néo-horlogers futuristes sont déjà loin. Richard Mille leur avait ouvert la porte. Ils s’égaient dans toutes les directions : la 3-D, l’oubli des aiguilles, la mise sur orbite, la déstructuration, la sculpture mécanique, la métallurgie high tech. Rien n’est assez disruptif pour ces contestataires de l’ultra-horlogerie, qui ne parlent déjà plus le même langage que leurs aînés. Leurs noms (MB&F, De Bethune, Urwerk et les autres) forment une super-nova capable d’incendier notre horizon.

    Cette querelle des Anciens et des Modernes rappelle le débat ouvert entre les derniers peintres classiques et les premiers photographes : est-ce encore de l’art ?
    On sait aujourd’hui que l’idée créative n’est pas dans le support ou dans la réalité représentée, mais dans le double regard de l’artiste et de l’amateur.

    La montre devant être considérée comme un des beaux-arts contemporains, la réussite d’un modèle n’est plus aujourd’hui dans le hard explicite (mouvement, boîtier, cadran, bracelet), mais dans le soft et dans l’idée logicielle exprimée par tous les éléments de cette création.
    Concept qui nous entraîne assez loin du débat sur la seconde morte, le col de cygne et les angles rentrants…

    Donc, oui : la nouvelle génération des montres démode les concepts anciens. On peut parler d’Horlo 2.0 comme il y a un Web 2.0.
    Non, les concepts anciens ne vont pas mourir tout de suite : la montre de poche "à la papa" a mis trente ans à devenir minoritaire, et une demi-siècle pour disparaître du paysage quotidien…

    100% d’accord avec votre analyse et conclusions

    #420000144553
    mal.PIFPAF
    Membre

    Pour répondre à la question de Zen:

    Non je ne crois pas je crois surtout que c’est une pièce supplémentaire dans une collection.

    J’ai une navi, bientôt je vais toucher du pognon (enfin j’espère), j’hésite entre une montre "Tech" type BB ou une montre plus classique une PO en l’occurrence, une montre sport aquatique typé sub…

    Très clairement à terme j’aurais les 2, montre sport classique et montre plus techyse…

    Mais j’aimerais aussi avoir une phase de lune ou un squelette classique type chronoswiss.

    Hublot a modernisé le concept technologique vieillissant de la ROO, en le modernisant avec des matières empruntées au domaine industriel et informatique, pour en faire une icône cyberpunk (le genre littéraire hein pas les fashion victimes).

    Je crois que le concept de ces montres était nécessaire dans un domaine ou les canons esthétiques étaient vieillissants sans pour autant étre désuets.

    #420000144554
    cisco
    Membre

    Non c’est une gamme supplémentaire pour une autre clientèle.

    (qu’est-ce que les réponses sont longues, j’ai feignassé j’ai lu que le titre…)

    #420000144555
    maire
    Membre
    Time to Time a écrit:
    Donc, oui : la nouvelle génération des montres démode les concepts anciens. On peut parler d’Horlo 2.0 comme il y a un Web 2.0.
    Non, les concepts anciens ne vont pas mourir tout de suite : la montre de poche "à la papa" a mis trente ans à devenir minoritaire, et une demi-siècle pour disparaître du paysage quotidien…

    Démoder… Il faut s’entendre sur ce vocable pour commencer… Et si on partait déjà sur le fait que le concept même de mode n’existait pas? J’entends d’ici les cris d’orfraie… mais cela ne me dérange pas bien au contraire cela me conforte…
    Bien entendu je suis sensible aux "belles micromécaniques" bien huilées et en soit je ne suis pas forcément objectif… Mais bon, je n’entends guère l’être dans ce domaine passionnel Mr. Green … Hormis le fait que la montre a changé de place et est passée de la poche au poignet, très franchement je ne vois guère de différences de concept… à part avoir subie les influences "modistiques" souvent venues de l’extérieur et qui naissent si bien dans des têtes communicantes… Je trouve tout de même que la belle mécanique, les contours aux lignes épurées avec leurs cotés fonctionnels se maintien assez bien…
    Ce que je veux dire par là, que de passer de la mécanique à la montre binaire tout électronique, ce n’est pas du tout la même chose que de passer du gousset à la mécanique high tech avec matériaux innovants comme chez Richard Mille pour ne prendre que cet exemple.
    Sinon je suis disons… assez d’accord avec cette analyse….

    #420000144556
    simplicity
    Membre

    NON NON et NON , ça pourrait mème ètre le contraire , car les autres , comme tu dis si bien, en tout cas pas mal d’entre elles deviendront d’autant plus
    vite des Vintage !

    juste mon avis , et je le partage .

    pépégui, qu’est borné comme une mule !

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