FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › POST UNIQUE : Formations horlogères
- Ce sujet contient 384 réponses, 151 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
10tocantes, le il y a 2 années et 5 mois.
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AuteurMessages
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24 janvier 2016 à 23h31 #420001031039
Zouzou77
Membre- Lomaing a écrit:
- Après un bac, un cap de fait en 1 an. Après s’il veut être horloger il faut faire des études, le niveau de diplôme on s’en tape pourvu qu’on atteigne son objectif.
Au fait Lomaing, ca se passe comment pour toi?
25 janvier 2016 à 7h24 #420001031040Lomaing
MembreTout se passe nickel
J’suis comme un poisson dans l’eau. Je réfléchis à faire un post sur le sujet, mais j’aimerais faire une vidéo avant, histoire d’étayer un peu tout ça
Merci
25 janvier 2016 à 20h17 #420001031041goligo
MembreBonjour,
Je travaille dans le milieu de la vente de produits horlogers et je suis paumé.
J’ai un long parcours scolaire dans la vente / management (du BEP à la licence) en passant par une formation (partielle) d’horloger. Je suis complétement passionné par mon métier et par le produit.
Malgré mon dossier il m’est difficile, voire impossible, de décrocher du travail au sein des grandes maisons du secteur (luxe). La raison est simple, il me manque une compétence indispensable.
Cette compétence c’est la maitrise d’une seconde langue étrangère et pas n’importe laquelle. Outre l’Anglais, qui est pour ainsi dire la base, il me faut maitriser en plus une langue de type Russe, Arabe, Mandarin ou Cantonnais. Bref, la langue des clients qui ont les moyens de payer plein pot leurs achats quand ils séjournent en France ou ailleurs en Europe.
C’est ce qui ressort le plus souvent en faisant les annonces et en allant porter les traditionnels CV + lettres de motivation.
Quelque part c’est la désillusion pour moi, puisque je cible quelque chose que je ne pourrai pas atteindre.
Malgré cela, il m’arrive de voir quelques « opportunités » mais elles ne sont clairement pas intéressantes car sans évolution possible et encore moins attractives d’un point de vue pécuniaire. En effet, je n’ai aucun intérêt à aller vivre et travailler sur Paris ou dans le sud quand le salaire est à peine supérieur au SMIC. J’ai un niveau de vie meilleur en province avec mon SMIC actuel et mon malheureux 1% de commission sur mes ventes HT qui est plafonné à 150€ / mois !
J’en viens même à envisager un travail qui me permettrait de pouvoir m’offrir de belles montres plutôt que de simplement les côtoyer et les admirer sans jamais pouvoir me les offrir.
Désolé d’avoir dépeint un tel tableau, mais c’est la triste réalité.
26 janvier 2016 à 0h49 #420001031042Zouzou77
Membre- Lomaing a écrit:
- Tout se passe nickel
J’suis comme un poisson dans l’eau. Je réfléchis à faire un post sur le sujet, mais j’aimerais faire une vidéo avant, histoire d’étayer un peu tout ça
Merci
Ca c’est une chouette nouvelle. N’hésite pas à nous faire ce sujet, perso, je suis preneur. Et à la occase, je passerais peut être te faire un petit coucou.
- goligo a écrit:
- Bonjour,
Je travaille dans le milieu de la vente de produits horlogers et je suis paumé.
J’ai un long parcours scolaire dans la vente / management (du BEP à la licence) en passant par une formation (partielle) d’horloger. Je suis complétement passionné par mon métier et par le produit.
Malgré mon dossier il m’est difficile, voire impossible, de décrocher du travail au sein des grandes maisons du secteur (luxe). La raison est simple, il me manque une compétence indispensable.
Cette compétence c’est la maitrise d’une seconde langue étrangère et pas n’importe laquelle. Outre l’Anglais, qui est pour ainsi dire la base, il me faut maitriser en plus une langue de type Russe, Arabe, Mandarin ou Cantonnais. Bref, la langue des clients qui ont les moyens de payer plein pot leurs achats quand ils séjournent en France ou ailleurs en Europe.
C’est ce qui ressort le plus souvent en faisant les annonces et en allant porter les traditionnels CV + lettres de motivation.
Quelque part c’est la désillusion pour moi, puisque je cible quelque chose que je ne pourrai pas atteindre.
Malgré cela, il m’arrive de voir quelques « opportunités » mais elles ne sont clairement pas intéressantes car sans évolution possible et encore moins attractives d’un point de vue pécuniaire. En effet, je n’ai aucun intérêt à aller vivre et travailler sur Paris ou dans le sud quand le salaire est à peine supérieur au SMIC. J’ai un niveau de vie meilleur en province avec mon SMIC actuel et mon malheureux 1% de commission sur mes ventes HT qui est plafonné à 150€ / mois !
J’en viens même à envisager un travail qui me permettrait de pouvoir m’offrir de belles montres plutôt que de simplement les côtoyer et les admirer sans jamais pouvoir me les offrir.
Désolé d’avoir dépeint un tel tableau, mais c’est la triste réalité.
L’idéal dans ton cas serait peut être de faire une formation pour acquérir justement cette langue étrangère qui te manque. Ça me paraît jouable.
1 février 2016 à 19h54 #420001031043fly back
Membre- goligo a écrit:
- Je suis complétement passionné par mon métier et par le produit.
.
l’échelle de la passion va de 1 à 10.
Globalement sur 30 stagiaires, 15 se disaient passionnés .
En réalité, un seul l’était .La passion, celle qui vous habite vraiment, elle donne la gnaque,
et vous fait faire l’impossible .20 février 2016 à 12h13 #420001031044Lomaing
Membre- Zouzou77 a écrit:
- Ca c’est une chouette nouvelle. N’hésite pas à nous faire ce sujet, perso, je suis preneur. Et à la occase, je passerais peut être te faire un petit coucou.
Bon, avec un copain on voulait faire une vidéo pour présenter un peu notre travail et la réalisation d’une tige de remontoir à l’entre-pointes, mais nous n’avons pas eu l’accord de l’école pour réaliser le film. Du coup, ben y’aura pas de présentation snif :'(
Donc en images et sans détail, pour donner une idée de ce qu’on apprend à faire après la tige de remontoir et la jauge à pivot, on apprend à faire des axes de balancier, à l’entre-pointes manuel et au burin. Pour les pivots, un tour à pivoter tout ce qu’il y a de classique, l’arc dans la main gauche, le brunissoir dans la droite

Je mets des photos de deux axes que j’ai fais cette semaine, l’un avec des pivots de 0,10mm et l’autre avec des pivots de 0,12mm. Ils ne sont pas parfaits, ils ne sont pas aseptisés, mais ils ont le mérite d’exister
Et puis ce sont des axes d’exercice, d’étudiant donc et non de professionnel 




20 février 2016 à 14h12 #420001031045ginko
MembreBravo Romain, on mesure bien la difficulté de tes réalisations, et sympa de voir ton travail
En 5 ou 6 mois de formations, comment vois-tu maintenant le métier d’horloger et comment te vois-tu évoluer dans le milieu ?
20 février 2016 à 15h17 #420001031046Zouzou77
MembreSuper Romain,
Un sacré boulot. J’allais te poser la même question que notre ami Ginko.20 février 2016 à 16h59 #420001031047Lomaing
MembreMerci pour vos messages tous les deux
Déjà, la micromécanique est une vraie découverte, et c’est, à mon sens, un « must have » pour être horloger. On s’imagine l’horloger qui démonte, nettoie et remonte une montre, mais le métier ne se limite pas à ça pour sûr. C’est aussi et surtout la personne qui doit être capable de refaire une pièce (comme il faut) pour réparer la montre, quand la pièce n’est pas disponible en achat fourniture (ou quand la pièce à refaire est chère et que la refaire « peut » revenir moins cher). Ou parfois un peu le « Geo trouve-tout » qui doit solutionner un problème qui sort de nul part! Dans la section technique de FAM, on en a déjà pas mal qui nous font rêver avec justement leurs astuces ou leurs travaux, c’est exactement ça qui me fascine!
Dans notre petite ville, on a un horloger chez qui on (les étudiants de l’école) aime bien aller parce qu’il nous montre toujours tout ce qu’il fait! Genre là on a attaqué l’axe de balancier, ben il te sort 2 montres de poches qu’il restaure en ce moment avec des axes qu’il a fini de refaire quelques jours plus tôt et t’explique sa méthode et tout, c’est génial!Après à l’école, on ne doit pas toucher la montre jusqu’à la fin des épreuves micromécaniques. Ca peut surprendre mais c’est intéressant. On en chie grave à faire et refaire des pièces, et ça nous apprend vraiment à respecter chaque pièce de la montre. Quand tu passes 8 heures (ou plus) sur une tige de remontoir ou un axe de balancier (pour l’instant, je suis plus à 12-15h pour faire un axe… :p), tu vois les éléments de la montre différemment. On passe donc 6 mois sans toucher une montre pour que quand on l’approche, on la respecte. C’est vraiment bien!
Mais mon discours n’a pas changé, je suis comme un poisson dans l’eau dans cette école, parce que l’enseignement est vraiment au top, et il est fait pour nous faire progresser pas à pas. Et on nous pousse à faire de la qualité. Par exemple, on commence les finitions pour notre montre école, on fabrique nos propres pieds de pont, pieds de pont d’ancre, tigeron de minuterie, qui sont des pièces toutes petites. On fait des polis sur les gouttes de suif des pieds, et on fait de l’anglage, « dans les règles de l’art » j’ai envie de dire. Exit la micro-rayure qu’on ne voit « presque pas », ça doit être net et parfait, ou on recommence
C’est dur, mais j’aime l’état d’esprit (même si quand tu passes une journée entière sur 2 anglages et qu’une maudite micro raie de rien du tout vient tout ruiner et qu’il faut tout recommencer, ça te casse un peu le moral…). Mais c’est le début et même quand on rate, on sait qu’on va y arriver!
Du coup, tout pareil, quand tu passes 1 journée sur un pont (pour l’instant une journée me suffit pas :p mais d’après notre prof, un « pro » peut finir un pont en 4h), ben quand plus tard on sera amené à manipuler un pont décoré avec des brucelles, ben on aura quand même une idée du temps que les collègues auront passé dessus à le décorer, et je pense que la précaution n’en sera que supérieure.Comment je me vois évoluer dans le milieu? J’avoue que là c’est un peu la panique :p J’adore ce que je fais à l’école, mais est-ce que je vais pouvoir le refaire en entreprise? Pas sûr. Déjà, en juin je vais faire un stage d’un mois chez JLC en manufacture, ça me donnera déjà une vision du monde horloger en manufacture. L’année prochaine pour mon stage de deuxième année, j’espère faire quelque chose plus orienté « indépendants », « SAV », avec de la micromécanique, de la réparation, les mains dans le camboui quoi

A terme, j’avoue que j’aimerais vraiment intégrer un SAV (centre SAV ou boutique), même si les places sont chères, parce que détecter une panne et la résoudre, c’est ce qui (pour l’instant) me semble le plus excitant
J’espère surtout bosser avec de bons vieux horlogers qui t’apprennent le travail, parce que comme on nous dit à l’école, même si en sortant on saura usiner des pièces, faire une révision complète, faire du réglage avec l’achevage ou du montage/comptage de spiral, et qu’on aura le titre d’horloger rhabilleur, on ne sera pas horloger avant 5 ans d’expériences au moins. C’est ça qui me plait
De devoir toujours apprendre plus et apprendre de l’expérience des autres
Et Dieu sait qu’en Horlogerie, on en apprend tous les jours (et en matière de savoir-faire, peu de choses circulent sur le net puisque c’est la pratique qui fait qu’on apprend). Donc voilà, Lomaing aux anges, qui recommande le WOSTEP à 200%
20 février 2016 à 17h15 #420001031048Cogito
MembreMerci pour ce beau post, Lomaing, où l’on perçoit ta passion, ta persévérance et ton amour du travail bien fait.
Quand tu dis qu’apprendre à faire des pièces permet de respecter la montre quand on en a une dans les mains et d’apprécier à se juste valeur le travail de ceux qui l’ont fabriquée, ça me fait penser à un reportage que j’avais vu sur Philippe Dufour, où l’homme m’avait plut encore plus que ses montres : il a ce sens de la perfection, du travail acharné pour y parvenir et un véritable respect du travail des anciens. Quand il parlait de ses finitions, il évoquait les décorations qu’il faisait sur les pièces non apparentes en disant : « Je pense à celui qui la démontera dans quelques années« . Tout est résumé la-dedans.
Bonne continuation à toi et encore merci !
20 février 2016 à 18h33 #420001031049ginko
MembreToujours autant de passion et de positivité chez toi Romain
Il y a toujours une place pour les passionnés
N’hésite pas à donner de tes nouvelles comme ça et à nous montrer tes œuvres
21 février 2016 à 0h45 #420001031050Zouzou77
MembreUn vrai retour d’expérience, sympa comme tout. Tu as l’air de bien t’eclater, tant mieux. Le challenge etait quand même important et je suis content de voir que tu le relèves avec plaisir.
N’hésite pas à nous faire partager régulièrement tes expériences.
Bon courage.7 mars 2016 à 22h30 #420001031051Arnaud.A
MembreAu fait Romain, tu en es où de la fabrication de ma répétition-minutes, ça avance? Je me disais qu’après ton stage chez JLC, tu pourrais modifier un peu le projet et m’intégrer un gyro-tourbillon tant qu’à faire. Merci
20 mars 2016 à 15h41 #420001031052MisesEnForce
MembreBonjour,
J’aurais souhaité savoir si certains fameurs étaient peut-être passés par le CAP d’horlogerie en cours du soir du lycée professionnel diderot à paris 19ème, et si oui, avoir leurs retours d’expérience.
Evidemment, les avis des amateurs éclairés m’intéressent également !
D’avance merci
20 mars 2016 à 15h51 #420001031053challenger_fr
MembreBonjour,
Les cours du soir c’est fini depuis 2007 au Lycée Diderot.
Formation CAP Scolaire en 2 ans pour les jeunes.
CAP Horlogerie en 1 an (15 places max par an à temps plein) au Lycée via le Greta
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AuteurMessages
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