FORUMAMONTRES › Forums › Forum SEIKO › [REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent.
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Invité, le il y a 2 années et 1 mois.
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21 novembre 2021 à 2h05 #420004646487
BLM
MembreUne revue de très grande qualité.
J’ai pris un grand plaisir à la lire.
Un grand merci.
21 novembre 2021 à 7h24 #420004646480Tass2909
MembrePour observer nos belles montres, nous avons besoin de la lumière pour voir ses détails, les reflets du cadran. La lumière est décrite de deux façons par les physiciens: comme un corps qui est représenté par le photon ou comme une onde continue. Dans les deux modèles, la lumière voyage à la vitesse de la lumière qui est environ 300000 km par seconde. Pour définir la seconde avec l’analogie de la lumière, les horlogers japonais ont la possibilité de voir comme 10 sauts de la trotteuse en une seconde avec leur mouvement mécanique Hi Beat ou comme une chose continue sans blocage avec le mouvement Spring Drive.
Aujourd’hui, je souhaite vous présenter la Grand Seiko SBGA373, à travers une revue documentaire. Pour apprécier une Grand Seiko, il faut prendre le temps de contempler les détails. Afin de vous permettre déceler ces éléments, la présentation abordera un passage de l’histoire de Seiko afin de mieux vous emmener vers la philosophie de Grand Seiko, son design. Ensuite nous verrons pourquoi la quête pour la création du mouvement Spring Drive reflète l’ADN de GS. Enfin nous aborderons évidemment la montre du jour en question et comment j’ai décidé de choisir ce titre à cette montre.
Pour concevoir une Grand Seiko, les horlogers japonais se basent sur les 4 principaux piliers: durabilité, précision du mouvement, lisibilité et beauté de la montre. Je vais essayer tout au long de cette revue de démontrer que cette SBGA373 représente un héritage du savoir-faire et de la philosophie de Grand Seiko .
En 1960, Seiko sortit la première Grand Seiko qu’on la surnommait « The First ». Grand Seiko représentait une gamme de Seiko où le meilleur était réuni. On met le paquet les gars. C’était le fruit d’un travail après plusieurs modèles et de la compétition fraternelle entre Daini et Suwa.
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. GS-Banner-1-first](https://cdn.grandseikogs9club.com/wp-content/uploads/2020/11/18050029/GS-Banner-1-first.jpg)
Cette First posa les pierres fondatrices du design des GS:
-index à 12h est doublé par rapport aux autres pour une question lisibilité
-index taillé en diamant pour mieux contraster les reflets
-police gothique Grand Seiko pour occidentaliser la montre (à l’époque les objets occidentaux symbolisaient le meilleur)
-aiguille dauphine polie et biseautéeVous vous posez la question, avait-elle le polissage Zaratsu?
Non, c’était seulement en 1964 que la technique fut employée sur la Self Dater, 57GS.![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. GS-Banner-2-self-dater](https://grandseikogs9club.eu/wp-content/uploads/2020/11/GS-Banner-2-self-dater.jpg)
Malgré l’utilisation de cette technique, les horlogers japonais trouvent que les GS ne sont pas assez brillante face aux autres marques. Un cahier des charges est né sous le nom de « Grammar of design » basant sur 3 principes dictés par M. Taro Tanaka:-chaque surface du boitier doit être plat dans la possibilité-chaque surface doit être le plus large possible-chaque surface doit être polie miroir, sans distorsion.
1967, on assista à la naissance du fameux boitier 44GS qui répond à cette exigence et devient une icône pour Grand Seiko hier et aujourd’hui.
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. 9-Elements-of-44GS-2048x2046](https://grandseikogs9club.eu/wp-content/uploads/2020/09/9-Elements-of-44GS-2048x2046.jpg)
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. BestChoice_SBGJ201_history-copy-scaled](https://grandseikogs9club.eu/wp-content/uploads/2021/01/BestChoice_SBGJ201_history-copy-scaled.jpg)
En 2013, ce boîtier est modernisé avec les coups de crayon de M. Nobuhiro Kosugi. La complexité du boîtier à cause des angles, des courbes, les arêtes et le polissage miroir donnent beaucoup de défies pour les artisans. Mais selon lui, on ne peut s’améliorer dans le travail qu’en faisant des choses difficiles.
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. Nobuhiro-Kosugi-1](https://grandseikogs9club.eu/wp-content/uploads/2021/01/Nobuhiro-Kosugi-1.jpg)
Revenons à l’histoire, Seiko réussit à rattraper les Suisses pour l’horlogerie mécanique. Les victoires japonaises aux concours chronométries obligent les organisateurs à interdire la compétition des manufactures étrangères, pour éviter que les Japonais gagnent, le plus simple est d’interdire la participation.
Pendant ce temps, à l’ombre, nous assistons à un autre combat entre les Japonais et les Suisses: la montre à quartz. Seiko et Longines se sont lancés dans cette course. Malgré les premiers prototypes chez Longines, c’est Seiko qui arrive à commercialiser un modèle de montre à quartz en 1969: Astron. Cette avance était permise grâce à une bonne organisation chez Seiko entre la conception et la fabrication à grande échelle. Si vous souhaitez en apprendre plus:
Article DonzéSeiko a pu rattraper son retard face aux autres avec ses mouvements mécaniques qui se concrétisent par les King et Grand Seiko et les mouvements à quartz par la diffusion à grande échelle cette nouvelle technique. On peut se dire que Seiko peut se reposer sur ses lauriers. Mais il y a un ingénieur chez Seiko qui en voulait plus. Yoshikazu Akahane veut créer la montre parfaite: une montre précise et sans source d’énergie externe. Son idée est bien dans l’esprit de Seiko: durabilité et précision.
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. 34c52a1bd709387d74d0ee783d9533a261f6f654](https://museum.seiko.co.jp/en/uploads/34c52a1bd709387d74d0ee783d9533a261f6f654.jpg)
Les montres mécaniques ont une source d’énergie inépuisable grâce à son utilisateur pour remonter le barillet qui défoule son énergie mécanique telle qu’un ruisseau dans la montagne Shiojiri. La précision d’une telle montre dépend de l’échappement qui dose cette énergie en bloquant/débloquant suivant un cycle. Au final le système fait avancer la trotteuse de 10 sauts par seconde. La précision dépend la façon dont les 10 sauts coïncident exactement avec la seconde périodiquement. Un petit retard ou une avance de saut de quelques ms sur une seconde aura pour conséquence sur la dérive journalière.
D’un autre côté, les montres à quartz sont les maîtres incontestés de la précision. Fin année des 70, Seiko proposait des montres avec une dérive de 5s/an. Mais la source d’énergie reste externe (pile ou solaire).
L’objectif était d’utiliser la précision d’une montre à quartz avec l’indépendance énergétique d’une montre mécanique.
Son idée était de laisser le barillet comme source énergie et de remplacer l’échappement traditionnel par un régulateur électromagnétique.Le barillet se décharge comme sur une montre mécanique classique et fait tourner les rouages et la Glide Wheel. Cette roue tourne dans le même sens sans à-coup et alimente le circuit électronique qui est composé de deux éléments: un cristal quartz et un compteur de la fréquence de rotation de la Glide Wheel. Ce compteur compare la fréquence de la Glide Wheel et la fréquence du quartz (32768 Hz divisé pour arriver à 8 Hz) et applique une force magnétique pour freiner ou laisser tourner la Glide Wheel à exactement 8 tours par seconde.
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. Grand-seiko-spring-drive-tri-synchro-regulator-escapement-electronic-aBlogtoWatch](https://www.ablogtowatch.com/wp-content/uploads/2017/01/grand-seiko-spring-drive-tri-synchro-regulator-escapement-electronic-aBlogtoWatch.jpg)
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. Spring-Drive-function.gif?ixlib=rails-1.1](https://hodinkee.imgix.net/uploads/images/1512579240948-5vbjfxuzbri-9cbfb3daa9b629aaa64da5f39933b21d/Spring-Drive-function.gif?ixlib=rails-1.1.0&fm=mp4&q=55&auto=format&usm=12&fit=crop&ch=Width%2CDPR%2CSave-Data&alt=&loading=lazy&w=700)
Pour mieux imaginer ce mouvement, pour un échappement traditionnel, on peut imaginer un château d’eau avec un robinet pour réguler. Pour 10 gouttes d’eau écoulées, nous avons une seconde. Pour le mouvement Spring Drive, on met maître Yoda à la place du robinet et il a dans sa tête la seconde exacte. Il va accélérer ou freiner l’écoulement de l’eau pour donner exactement le volume d’eau de 10 gouttes. Et Yoda survit en se nourrissant avec une cuillère d’eau.
Le premier prototype est sorti en 1982 et Akahane arrive à convaincre que son idée est possible. Mais le prototype possède seulement 4h de réserve car la consommation pour réguler la rotation est beaucoup trop élevée.
![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. Ph_page1_secB_1](https://www.grand-seiko.com/fr-fr/special/10stories/vol6/images/ph_page1_secB_1.png)
Après une 30taine d’année de recherches où il fallait maitriser la consommation énergétique pour ce genre de mouvement avec 600 prototypes au passage. Le fruit du travail de l’équipe Yoshikazu Akahane est la concrétisation, en 1999, du 7R68, un Spring Drive à remontage manuel. Il faut attendre 2003 pour l’apparition du Spring Drive automatique avec une réserve de 72h. Pour se rendre compte du travail sur l’optimisation du circuit électronique, il faudrait 300 000 000 Spring Drive pour allumer une LED.
Puis, on continue à améliorer la réserve de marche pour arriver à 8 jours. Pour améliorer cette réserve de marche, les ingénieurs ont revu certains aspects :
-amelioration de la disposition des fils qui constituent la bobine pour réduire l’espace mort
-réduire le diamètre des fils![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. Seiko-Spring-Drive-technology-movement-tri-synchro-regulator-coil-generator](https://www.ablogtowatch.com/wp-content/uploads/2017/01/Seiko-Spring-Drive-technology-movement-tri-synchro-regulator-coil-generator.jpg)
-polir chaque rouage du mouvement pour éviter les frottements.![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. Seiko-Spring-Drive-chronograph-movement-pinion-polishing-aBlogtoWatch](https://www.ablogtowatch.com/wp-content/uploads/2017/01/Seiko-Spring-Drive-chronograph-movement-pinion-polishing-aBlogtoWatch.jpg)
-mettre en place un double barillet empilé mais qui agit comme un seul barillet: le 9R31
-utiliser l’énergie perdue par le barillet pour remonter le barillet: le 7R14L’augmentation de la réserve de marche est le fer de lance pour le mouvement Spring Drive, prototype après prototype. On peut voir cette fierté et ce travail par la présence sans exception d’une réserve de marche pour les modèles équipés de ce mouvement. C’est une façon de remercier Akahane pour son travail à mon humble avis.
Le décor est planté, vous connaissez à présent une partie de l’histoire de GS. Il est grand temps de passer à cette SBGA373 (la référence est simple à mémoriser non?). SBG c’est le classique, A pour le mouvement Spring Drive 3 aiguilles date, les 3 chiffres pour le modèle. Plus simple je n’ai pas. Elle représente à mes yeux un héritage de Grand Seiko. Elle reprend les codes du design et le travail en imaginant un mouvement parfait pour répondre aux 4 piliers de GS. Nous allons voir en détail les éléments pour montrer qu’elle est une digne héritière.
Comme mentionné plus haut, je vais aborder les 4 points d’une GS. Tout d’abord j’évoque sa beauté: son boitier, les éléments du cadran et ce dernier. Cette montre reprend les codes du design avec son boîtier 44GS modernisé. Deux grandes surfaces courbées des deux côtés encadrent le cadran. J’aime beaucoup la manière de marquer cette continuité entre le haut et le bas du cadran en laissant une petite surface de 2 mm de large comme une route au bord de la mer surplombée par une falaise. Cette surface marque l’interface entre le vide, les abysses, les ombres par rapport à la hauteur grandiose de la lunette. Le polissage de cette surface donne une identité unique à ce boitier et le jeu de reflet est grandiose grâce à la technique Zaratsu.
Selon la distance de l’objet face à cette surface, l’objet sera flou ou très net comme les nervures de la feuille ou ma lentille macro à 5€
Cette surface se termine en plongeant pour former la corne. On évoque au début la grammaire, il faut autant de surface possible. C’est là que l’architecture des cornes est complexe. Il faut tout se rejoindre mais en respectant de code. Les surfaces latérales courbées et la surface supérieure se relient par des facettes intermédiaires. L’interface entre les zones ne tient que sur les arêtes tranchantes et décisives. L’interface entre les cornes et le bracelet est magnifiquement effectuée par un brossage vertical. Cet élément permet de distinguer nettement la grande surface des cornes.
Toute cette gymnastique est en harmonie avec des courbes issues des surfaces latérales. Seiko aurait pu n’utiliser que des surfaces anguleuses. Mais le confort au toucher risque de faire mal, voire blesser la peau sensible. Pour relever le niveau de difficulté, il y a des alternances entre des surfaces polies et brossées au niveau des cornes et le côté latéral pour le jeu de lumière quand on regarde cette montre. La philosophie japonaise apparaît à travers ce boitier et ses jeux de traitement de surface. Pour faire ressortir la lumière, il faut un équilibre avec l’ombre. Peu importe l’angle de vision, cette montre vous donnera autant de lumière, de brillance et d’ombres et d’obscurité.
La partie latérale, à chaque fois que je regarde, je vois les courbes de belle Ferrari. La surface brossée donne à lui l’impression de finesse et affirme la lumière qui sépare les surfaces polies. Le brossage s’effectue dans une seule direction malgré la courbe de la surface.
Du côté de la couronne, la grande surface laisse une place pour incorporer une très grande couronne avec le sigle GS. Ce design permet à la montre d’être compact et de protéger la couronne. Pour les sceptiques, la couronne est vissée.
Le bracelet est aussi un élément qui reflète cette pensée. L’alternance entre brossée et polie, les petites surfaces à la frontière des maillons ont pour but de vous donner pleins la vue. La boucle est tamponnée par une plaque avec le logo GS. Deux poussoirs vous permettent de libérer le bracelet. Il n’y a pas de micro-ajustement par les trous. On a des demi-maillons pour ajuster au mieux. Chaque maillon est vissé avec un petit tournevis qu’on peut se procurer chez n’importe quel enseigne bricolage. Pour moi, je n’ai pas mis trop longtemps à trouver la bonne taille et la montre me va comme un gant du matin au soir.
Passons sur le cadran, c’est l’autre élément principal. Le cadran en soie est indescriptible. C’est bon je peux passer à autre chose
Aller, je vais essayer de vous raconter. Le mouvement Spring Drive est né à Shiojiri, dans la préfecture de Nagano. A proximité, il y a la ville d’Okaya avec son lac Suwa. La spécialité de cette ville est la fabrication de la soie. Pour rendre hommage à cette tradition, en 2004, GS commercialise sa première montre équipée du Spring Drive, la SBGA001 avec le cadran soie. La fabrication de ce cadran passe par plusieurs processus afin d’obtenir ce résultat qu’il est difficile de décrire en quelques mots.![[REVUE] Grand Seiko SBGA373, un héritage dans le temps présent. Fabrication](https://images.squarespace-cdn.com/content/v1/5d81427402f29453a3f466ad/1568843303271-W3FNOADJX7L7FOOD3X7K/fabrication.jpg?format=1500w)
On a un cadran qui prend forme, qui donne de la couleur selon l’angle et la lumière autour. On passe de l’argenté dynamique au blanc pur en passant par des dorées chaleureuses et à une couleur crème savoureuse. En regardant en détail, on aperçoit des stries si fin qu’on dirait des fibres de soie qui converge toutes vers le centre. Désolée mais la Snow Flake à côté n’est pas comparable. :Mrgreen:
Comme toutes les GS depuis 2017, on retrouve le logo GS à midi: GS appliqué et Grand Seiko en gothique imprimé avec un léger relief et brillant. Pour respecter la famille, le double index à 12h impose sur le cadran. Les index sont polis (toutes et toutes les surfaces SVP) et présentent des faces intermédiaires tout comme les aiguilles dauphines. Encore une fois, le jeu entre la lumière et l’ombre, l’équilibre est présent. Selon la lumière et l’angle, les surfaces reflètent la lumière tandis que les faces intermédiaires donnent une couleur noire infinie. Il en va de même pour les aiguilles, cette manière donne impression d’avoir des aiguilles beaucoup plus épaisses mais ce n’est pas le cas.
La trotteuse bleuit aux flammes et voyage au-dessus de cette mer de soie dynamise la montre à chaque instant du regard porté vers elle. Le temps coule dans un seul sens et avance sans à-coups contrairement au montre mécanique. Est-ce que c’est le Spring Drive qui représente mieux le temps?
On note la présence d’un capuchon pour cacher le canon. Ce petit détail qui fait plaisir à voir montre comment Seiko se soucie. Mais pourquoi ne pas mettre sur les autres GS…
Passons à la fierté du Spring Drive, le combat pour améliorer la réserve de marche historiquement. Ici l’indicateur se trouve au niveau de la surface du cadran. Cette manière permet de donner de l’importance à cet indicateur. Il est en profondeur mais il marque une identité forte accompagnée de deux motifs: un motif circulaire dans le sens de rotation de l’aiguille RDM, l’autre motif avec des stries suivant la direction de l’aiguille RDM avec les longueurs des stries proportionnelles à la réserve restante. Simple, efficace et intuitive.
Enfin, la date à 3h, très utile pour le Japonais au bureau, montre une date légèrement plus large ce qui est appréciable. La police occupe bien l’espace disponible pour une date à un chiffre ou deux chiffres. La date est encadrée par un cadre qui très bien travaillé. On retrouve une partie polie à l’extérieur et une partie mate à l’intérieur. L’impression des chiffres est très intéressant avec un aspect en relief et brille à la lumière sur le côté.
A 6h, on a le marquage Spring Drive avec tout en bas le numéro du calibre avec la référence du cadran.
Derrière, le mouvement se montre à travers un fond transparent. Le verre a une impression d’un lion très discrète pour mieux apprécier le mouvement sans gêne. Pour la finition, c’est très bien exécuter avec des côtes qui vous envoient des reflets comme un prisme. Le logo est gravé sur le rotor avec un remplissage d’une encre bleue typique à Seiko. On voit les deux roues tournées dans un seul sens, c’est apaisant. Le remontage est similaire à ceux qui ont déjà une Seiko en main, léger et douce. Le bruit est un peu dérangeant et n’inspire pas le luxe. C’est pardonnable vue que c’est une automatique.
En ce qui concerne la dérive, Seiko annonce ±1 seconde par jour (±15 secondes par mois). Pour mon cas, porter tous les jours, peu importe l’activité, la position de nuit (pas échappement, pas de variation), la dérive est de +0,2 s/j mesurée sur 55 jours au moment de la publication de cette revue. 1 min de dérive pour une année
Pour conclure sur cette revue documentée, cette SBGA373 représente à mes yeux un très bel héritage de l’histoire de Seiko. Toute cette énergie, ce travail et les difficultés sont retranscrits dans cette montre via le boitier 44GS modernisé, le mouvement Spring Drive et sa réserve de marche. Le cadran soie permet d’identifier la provenance régionale. A ma connaissance, je n’ai pas de référence d’un cadran soie chez les GS mécaniques.
Les 4 piliers que nous évoquons au début sont symbolisés à travers cette montre:
-la beauté avec les éléments que nous voyons et le travail de chaque détail
-la précision et durabilité grâce au mouvement Spring Drive (sauf récemment où il y a un utilisateur qui a eu une mauvaise surprise, une première dans l’histoire)
-la lisibilité, à moins d’être dans le noir complet, le travail des index et des aiguilles permet de donner l’heure. La simplicité de la montre aide aussi, pas de fioritures.J’ai trouvé mon graal, je suis reposé.
Voilà, j’espère que cette revue sera utile pour un futur acheteur ou un néophyte pour comprendre un aspect de Grand Seiko à travers cette montre.
Je tiens à remercier @zatopek, un très bon ami pour m’avoir permis d’acquérir cette pièce. Il est de Lyon et moi de Strasbourg. On a chacun un week-end chargé pour la famille. Comme solution, rendez vous à Dole pour le transfert en toute sécurité à 8h du matin. Sacré histoire.
Merci à @Arnaud aussi pour son partage de sa passion pour Seiko à travers ses articles très complets et passionnants. Il est passé chez la couronne, le traître.
Aller quelques photos et vidéos pour apprécier cette montre.
Avec un cuir, c’est aussi bien, ça permet de mieux ressortir le boitier.
Lumière artificielle
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Une collection de montres, c’est comme les rangs des épouses impériales. Il y a l’impératrice, les consorts et les concubines.21 novembre 2021 à 7h24 #410000150119Tass2909
MembreMerci pour cette belle revue, documentée et fort joliment illustrée.
De quoi faire pétiller mon dimanche soir
21 novembre 2021 à 7h41 #420004646481Spoutnik0072
MembreExcellente revue @Tass2909.
Je vais la relire au calme tellement elle est fournie d’informations.
Merci
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« J’ai essayé : on peut ! »21 novembre 2021 à 7h53 #420004646482Seik58
MembreMerci beaucoup très intéressante cette revue
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SEiKO: sarg011 sarb065 spb243j121 novembre 2021 à 8h01 #420004646483Yvan-hoé
MembreToujours des informations plaisantes à lire et à se rappeler. Je te félicite pour ce bel achat, mais pas pour m’avoir fait perdre du temps à lire encore un sujet sur le net. Ma femme s’exaspère quand elle me voit potasser ce forum encore et encore et encore…
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Je suis retardataire chronique en avance ou j’ai du retard dans ma procrastination ?21 novembre 2021 à 8h05 #420004646484Eric67
MembreTrès belle revue, Tass2909. Bravo, et félicitations pour cette belle GS.
21 novembre 2021 à 8h46 #420004646485gégérs
MembreSuperbe et magnifique ta revue
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leduomontres.blogspot.com21 novembre 2021 à 8h52 #420004646486JLC44
MembreCa fait plaisir à lire. Tu connais chaque détail qui te fait apprécier ta montre et sais bien le partager !
Bravo, ça donne envie.__________________________________
La dernière c’est la meilleure…Mais est-ce vraiment la dernière ?21 novembre 2021 à 10h23 #420004646488Trava
MembreMerci pour la revue.
22 novembre 2021 à 1h38 #420004646503MisterP
MembreEt moins cher que les Asakage, il y a les sbgw231, très jolies.
22 novembre 2021 à 2h15 #420004646490Spoutnik0072
MembrePas d’erreur possible en choisissant cette SBGA373, elle a tout pour elle : cadran, boitier, mouvement…
La sainte trinité !
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« J’ai essayé : on peut ! »22 novembre 2021 à 2h20 #420004646491ZenethaaR
MembreEt voilà, j’ai plus de rétine !
Merci pour cette revue, je vais aller réobserver ma SBGA283

Féloches
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Hora Fugit, Stat Jus – IG : @watchmetwotimes22 novembre 2021 à 2h37 #420004646504ZenethaaR
MembreOui pour les petits diamètres, je ne parlais que des SD (il n’y a plus rien en dessous de 40 dans la gamme héritage, et pas grand chose si on élargit le spectre). On trouve plus de choses en 9F et 9S
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Hora Fugit, Stat Jus – IG : @watchmetwotimes22 novembre 2021 à 2h45 #420004646505JLC44
Membre- ZenethaaR a écrit:
- Oui pour les petits diamètres, je ne parlais que des SD (il n’y a plus rien en dessous de 40 dans la gamme héritage, et pas grand chose si on élargit le spectre). On trouve plus de choses en 9F et 9S
Je ne me souviens pas de boites SD de moins de 40mm dans la gamme héritage par contre dans la gamme élégance il y a pas mal de choix en 38.5mm…bon ok, le premier prix est déjà à plus de 8600 EUR

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