Musée PP de Genève + » Collecting PP  » de Patrizzi:émerveillement-étonnements

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  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Noalio, le il y a 7 années.
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  • #410000140438

    Bonjour tous ,

    après ma lecture de l’indispensable  » Patek Philippe : la biographie autorisée  » de Nicholas Foulkes , enfin disponible en français ( 220 CHF ) , j’ai eu l’opportunité , étant dans les environs , d’acheter , en occasion comme neuve , les trois tomes de Osvaldo Patrizzi (  » Collecting Patek Philippe  » ) à un citoyen suisse , au bord du Léman.

    … et , du coup , j’ai fait un crochet à Genève et visité le somptueux Musée Patek Philippe ( ouvert l’AM du mardi au samedi de 14h à 18h00 , entrée 10 CHF , photos interdites Crying or Very sad : quel dommage ! )

    Donc , une bien belle journée .

    A noter que le tarif des trois tomes du Patrizzi ( en italien / français / anglais ) a été considérablement baissé par l’éditeur ( 504 € fdpi au lieu de près de 1000 € ! )

    Donc , le Musée et le Patrizzi :

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    Le Musée : beau bâtiment rénové , accueil stylé ; pas mal de gardiens , bien sûr , mais sans plus ( la valeur des deux étages de montres est colossale …) . Je suppose que beaucoup de dispositifs de sécurité sont invisibles . Beaucoup de visiteurs étrangers .

    Le rdc donne quelques aperçus des métiers : outils et établis d’horlogers , surtout de temps plus anciens .

    L’arrivée au premier étage est un choc : on se retrouve , ébahi , devant un très vaste espace luxueusement traité où plus de 150 vitrines ( mon rapide décompte ) exposent les montres-bracelet et les goussets PP .

    La conception de la salle , les éclairages et l’esthétique des vitrines , leurs matériaux dans un modern style raffiné , m’a semblé du meilleur goût ( l’épouse de Philippe Stern y a fortement travaillé )

    Les montres ne sont pas , pour la plupart , présentées , dans les vitrines , mais un guide audio est disponible .
    L’état des montres est exceptionnel : je suppose que toutes ou presque ont été restaurées ou ne sont pas sorties des coffres .

    On découvrira un très large panorama de la production de PP , du XIX ° et surtout du XX°siècle , des montres les plus simples aux goussets accumulant les complications : ainsi l’énorme Star Caliber dans ses quatre versions : j’ai pu me rendre compte à quel point le format de cette montre est démesuré …

    J’ai découvert , pour ma part , les réalisations exquises de PP en joaillerie et de ravissants goussets tout petits mais magnifiquement ornés de pierres précieuses .
    Beaucoup de travail d’émaillerie aux premier et deuxième étage .

    Le deuxième étage révèle la générosité et la largeur d’esprit de PP car il est réservé à des productions d’autres fabricants , suisses , français , allemands , avec beaucoup de montres de poche surtout du XVIII et XIX ° siècles mais aussi de bien avant et déjà avec d’étonnantes complications sur les cadrans et de ravissants automates ( oiseaux chantants …)
    C’est éblouissant mais intéressera sans doute plus les spécialistes …

    Le dernier étage contient une bibliothèque considérable et , belle idée , la reproduction du bureau longtemps occupé par Henri Stern , figure ô combien majeure de la Manufacture .

    On peut acheter une copieuse brochure ( 20 CHF ) , tout à fait luxueuse , bien évidemment , et qui est , en fait , une sorte d’histoire de l’horlogerie par différents auteurs : semble très intéressante .

    Un vrai catalogue du musée existe mais il est hors de prix : trois gros volumes à 500 CHF chacun Shocked …

    L’ouvrage en 3 tomes de Patrizzi mérite d’être acquis , surtout à son prix actuel revu à la baisse ou en occasion , car il présente un très large catalogue de la production de PP , ce que ne fait absolument pas Foulques .
    Les volumes sont lourds , très solidement reliés et franchement très très luxueux .

    La reproduction des montres est splendide et beaucoup de photos sont aussi des agrandissements, dans le tome 1, le plus intéressant , car retenant une approche par grand genre de montre et détaillant les modèles les plus intéressants .
    La présentation de chaque modèle est juste une fiche technique succincte mais suffisante .
    Il ne faut pas attendre d’analyses esthétiques ou techniques approfondies .

    Les cadrans émaillés des années 40/50 , simples et colorés , d’un charme profond , me semblent rester inégalés et les tentatives récentes de PP ( masques de Venise , tigres , barques ) ne m’ont pas franchement convaincu .

    Certains modèles des années 20 peuvent sembler bien hasardeux pour un oeil de 2019 …
    PP tente , essaie et , parfois , se plante . Comme maintenant , d’ailleurs .
    Les autres manufactures aussi .

    Le tome 2 présente un catalogue de la production de 1910 à 2000 .La description est évidemment plus sommaire .
    On voit parfaitement se dessiner les continuités esthétiques et les ruptures .

    Il me semble que les collections des années 40 et 50 sont les plus belles et , en tout cas , les plus parfaites , qu’il s’agisse de montres rondes , carrées ou rectangulaires .

    On voit bien la grande prudence ( ou le grand conservatisme ? ) de la Manufacture sur le diamètre des boitiers : pendant la plus grande partie du XX °siècle , les montres homme oscilleront entre 30 et 35 mm seulement !

    De façon inexplicable , le tome 2 omet de donner les diamètres , ce que font les tomes 1 et 3 ! Coup de fatigue de l’auteur ? Dommage !

    Il est évident que même un connaisseur de PP découvrira , dans cette immense production , des modèles qu’on ne voit jamais chez les marchands , sur les sites de vente ou dans les forums . D ‘ailleurs produits parfois à très peu d’exemplaires .

    Le tome 3 présente la production plus récente , de 2003 aux années 2010 : on constate l’augmentation , très mesurée , des diamètres , de 37 à 40 mm , le plus souvent , et il consacre un très ( trop ) long développement à la Nautilus , qui marqua une rupture profonde en 76 , tant par son style que son diamètre et son tarif particulièrement élevé pour une montre acier sans complications .
    De nouveau , de splendides reproductions des boitiers et des mouvements , fortement agrandis .

    Je ne partage absolument pas l’enthousiasme de l’auteur pour la Nautilus ( et encore moins pour l’ Aquanaut ! ) et tout cela m’a paru assez lèche-bottes par rapport au dessinateur de la montre et aux dirigeants de la Manufacture .
    A noter une Nautilus hideuse , entièrement sertie de diamants Shocked : boitier , cadran , bracelet !

    Il est regrettable que l ‘auteur , comme N.Foulques d’ailleurs , n’ait fait aucun effort pour nous donner , de temps en temps , le prix en CHF de ces montres , à leur époque : quelques exemples par décennie et leur transposition en CHF suisses actuels , inflation intégrée …

    Le petit livret séparé consacré à l’estimation des montres d’occasion est décevant et donne assez peu d’indications .

    Bref , ensemble irremplaçable pour tout amateur de belles montres et collectionneur( même s’il n’a pas encore de PP) , même si inégal et presque bâclé par moments .

    #420004190376
    Lacriyan
    Membre

    Oui très bel endroit et beaucoup de belle surprises à l’intérieur….j’vais eu l’occasion de voir un horloger travaillé un mouvement lors de mon passage à Genève. J’étais Moins connaisseur et happé par le système montres que maintenant mais j’vais adoré ce musée. J’y retournerais bien maintenant avec un œil différent ! Incontournable si on passe par Genève !

    #420004190377
    Noalio
    Membre
    Le temps retrouvé a écrit:
    Le deuxième étage révèle la générosité et la largeur d’esprit de PP car il est réservé à des productions d’autres fabricants , suisses , français , allemands , avec beaucoup de montres de poche surtout du XVIII et XIX ° siècles mais aussi de bien avant et déjà avec d’étonnantes complications sur les cadrans et de ravissants automates ( oiseaux chantants …)
    C’est éblouissant mais intéressera sans doute plus les spécialistes …

    Oui, le but de ce musée est aussi de montrer les montres à leur début jusqu’à la création de Patek Philippe, et seulement dans le très haut de gamme et des pièces exceptionnelles. Philippe Stern a fait un très beau travail de conservation

    Une interview intéressante de Philippe Stern à propos du musée https://www.letemps.ch/culture/philippe-stern-gardien-temple

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