L’enterrement de première classe de Baselworld par la FHH

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  • #410000134504
    ZEN
    Membre

    La Fondation de la Haute Horlogerie sort du silence par un article qui ringardise Baselworld et pré-annonce sa mort tout en souhaitant sa survie…. Un effet de plume qui ne trompera personne sur le sort réservé à ce salon « Old-School » lâché de toutes parts et la référence au racket vécu autour du salon à Bâle. Et toc pour l’éthique suisse !

    Citation :
    Un salon horloger, oui mais lequel
    Dans la quiétude des vacances, l’annonce de Nick Hayek, patron du Swatch Group a fait l’effet d’une bombe. En quittant Baselworld, le premier horloger mondial remet en question la pertinence des salons « old school ».

    Jusqu’à récemment, tout le monde pensait que les salons horlogers étaient une excellente formule, non seulement pour que les Maisons puissent faire la démonstration de tous leurs savoir-faire mais également pour qu’un public de plus en plus nombreux puisse toucher le Saint Graal. Après tout, les défilés de Haute Couture continuent de rythmer l’univers de la mode avec une régularité de métronome et un engouement qui ne se dément pas. C’était il y a quelques années de cela. Les manifestations horlogères ont alors proliféré sur tous les plus importants marchés horlogers à l’instar des QP de Londres, SIAR de Mexico, Belles Montres à Paris ou encore Watches & Wonders à Hong Kong et TimeCrafters à New York. La formule avait le vent en poupe, d’autant que l’exclusivité propre à la Haute Horlogerie distillait la mélodie du bonheur auprès d’aficionados ravis de voir les ténors de la branche les courtiser de plus belle.

    “Le Salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie a clairement du plomb dans l’aile.”

    Cette envolée a fait long feu. QP à Londres a perdu un tiers de ses exposants l’an dernier ; Belles Montres fait partie du passé ; Watches & Wonders n’a pas connu de quatrième édition à Hong Kong et la dernière de TimeCrafters date de 2016 pour reprendre les quelques exemples cités. Mais le cas le plus flagrant est encore celui de Baselworld, la grand messe de la profession, un rendez-vous que l’on pensait inamovible, irremplaçables, indétrônable. Or le Salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie a clairement du plomb dans l’aile avec un nombre d’exposants réduit d’un millier en trois ans à 650 enregistrés lors de l’édition 2018. Même constat au niveau des Maisons suisses qui ont passé de 220 à 130 d’une année à l’autre. Et l’hémorragie n’est pas contenue puisque Baselworld, comme on vient de l’apprendre, perd les 18 marques du Swatch Group. En quittant la manifestation l’an dernier, la Maison Eberhard avait clairement laissé entendre qu’elle pensait pouvoir investir plus judicieusement le million de francs que lui coûtait sa présence à Bâle. Reporté au Swatch Group, on parle d’un « investissement » de l’ordre de 50 millions ou 8 % de ses budgets de marketing et communication.
    Nick HayekNick Hayek

    Inutile de vouloir refaire la liste de tous les griefs portés contre Baselworld et contre l’accueil d’une cité assimilable à du racket. Le fait est que la « crise » horlogère des années 2015 à 2017 a clairement laissé des traces et passablement chamboulé le landerneau horloger. Du côté de la distribution d’abord, avec la montée en puissance des réseaux électroniques. Du côté de l’offre ensuite, avec l’inexorable poussée du second marché, celui de la montre d’occasion. Du côté de la clientèle enfin, nouvellement composée de milléniaux dont le rapport au luxe et à la consommation diffère considérablement de celui entretenu par leurs aînés. Ces nouveaux paradigmes forcent la réflexion quand à la pertinence de la « bonne vieille » foire horlogère. De son côté, le Salon International de la Haute Horlogerie a pris le virage de la connectique, sans se départir de son esprit « club » qui a fait merveille. Le tout récent Watches & Wonders Miami jouait quant à lui la carte des infrastructures existantes pour y développer des « services » liés au monde horloger. Une réussite. Ces deux initiatives montrent bien que ce n’est pas tellement l’existence même des salons qui est menacée mais bien le concept auquel ils répondent qui constitue une menace. Pour avoir trop tardé, Baselworld avec sa morgue coutumière et ses stands pharaoniques en a fait les frais, forcé à se réinventer avec une nouvelle équipe de dirigeants. Et il y a urgence car personne n’aurait à gagner de sa disparition !

    https://journal.hautehorlogerie.org/fr/un-salon-horloger-oui-mais-lequel/

    #420003935908
    Albouk
    Membre

    Ben oui.La FHH a intérêt à ce que ça se casse la gueule pour tout ramasser à la fin.C’est Dallas ce cinéma suisse.Un ballet entre « prends-moi par devant ou par derrière mais fais le par surprise ».ca montre à quel point l’horlogerie est une industrie « fric » et plus que ça.Ca pue le beurre rance et le chiffon sale.Le déballage public des stratégies pourries et les avis des uns et des autres pour mouiller Rolex font pitié.C’est Kleenex qui devrait reprendre la manifestation.

    #420003935909
    Manivel
    Membre

    Pas d’accord avec la conclusion… si des marques et des groupes se barrent, c’est qu’ils ont tout a gagner de se barrer.

    #420003935910
    Othon
    Membre

    On peut encenser Rolex pointe de diamant de l’industrie horlogère,
    ça n’en est pas moins Swatch Group qui fait bouger les lignes :
    d’abord en refusant de livrer ses concurrents
    (investissez ou régressez, mais arrêtez de vous gavez sur le dos d’ETA),
    et maintenant en torpillant ce salon jugé passéiste.

    #420003935911
    moonzouille
    Membre

    retour sur investissement: bon ,baselworld ,pas bon ,pas baselword; apres se sentir investi d’une mission de sauvegarde je n’y crois pas vraiment, c’est fini les bons sentiments, si çà à existé un jour.

    #420003935912

    50 millions de franc Suisse donc en gros 44 millions d’euro, je comprends encore mieux le départ de Swatch Group….

    A+
    FA

    #420003935913
    Manivel
    Membre

    2.7Mchf par marque pour le groupe… énorme!!! affraid

    #420003935914
    JJLH
    Membre

    Pour revenir « dans le monde plus humble »… Ayant fréquenté des salons nationaux en tant qu’exposant, en quelques années les tarifs pour les stands sont devenus irréels. Les organisateurs tirent leurs revenus annuels d’une manifestation par an et se sont gavés progressivement. Les exposants pouvaient payer et s’y retrouvaient en retour sur investissement jusqu’au jour où les limites ont été dépassé… Puisque soyons clairs. Ce n’est pas la location du lieu, la moquette, la fourniture d’électricité, la sécurité et les hôtesses d’accueil qui sont la plus grosse source de dépenses des organisateurs. Ce sont bien leur « compensations » qui représentent le gros du prix au m2.

    En sachant que les marques viennent avec leurs stands, leur personnel et tout ce que cela entraîne… Plus aucune rentabilité.

    Ce phénomène semble avoir frappé Baselword aujourd’hui…

    #420003935915
    Manivel
    Membre
    JJLH a écrit:
    Ce sont bien leur « compensations » qui représentent le gros du prix au m2.

    Il est vrai que la prostitution est particulièrement chère en Suisse… clown

    #420003935916
    JJLH
    Membre
    Manivel a écrit:

    Il est vrai que la prostitution est particulièrement chère en Suisse… clown *

    * voir autre topic sur les filles de joie/Marketing. L'enterrement de première classe de Baselworld par la FHH Blunt_gi

    #420003935917
    Max 35
    Membre
    Othon a écrit:
    On peut encenser Rolex pointe de diamant de l’industrie horlogère,
    ça n’en est pas moins Swatch Group qui fait bouger les lignes :
    d’abord en refusant de livrer ses concurrents
    (investissez ou régressez, mais arrêtez de vous gavez sur le dos d’ETA),
    et maintenant en torpillant ce salon jugé passéiste.

    Ils ne vont certainement pas refuser de livrer leur concurrents … et d’ailleurs ils ne l’ont jamais annoncé. Ils ne seront plus en obligation de le faire c’est différent.
    Le swatch group est avant tout une entreprise, son but premier est de gagner de l’argent et ils ne vont certainement pas refuser de livrer à d’autres marques des mouvements ETA pour que celle-ci aille voir STP, Setilla, Miyota.

    Non le swatch group ne fait pas bouger les lignes, ils prennent juste une décision logique.

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