Bonjour,
Bien que j’en aie déjà plusieurs, je n’ai pas laissé passer celle-ci car sur les photos du vendeur, son calibre me paraissait intact, ce qui n’est pas fréquent après plus de 100 ans. En effet : pas de vis écornées, pas de rayures, pas de traces visibles de dérapage de tournevis . Cette impression a été confirmée par la suite. Le mécanisme dégoulinait d’huile et ce traitement habituellement malencontreux a probablement ici évité la corrosion.
Au démontage une bonne surprise: le système à croix de Malte destiné à limiter le remontage est complet et intact. C’est assez exceptionnel pour être signalé, beaucoup ayant été supprimés à l’occasion d’une révision ou d’un changement de ressort.
Le décor de la boîte en argent présente, comme presque toujours avec ce métal tendre, des marques d’usure, mais le coq est encore très bien visible.
Le numéro du calibre : 410327 est le plus bas de mes 6 exemplaires. Il pourrait correspondre à l’année 1902. Par contre l’assemblage de la montre paraît être plus tardif (1911 ou plus) en raison du nom Zenith écrit sur le cadran et de la forme de la bélière. Le cache poussière quant à lui porte la mention « Grand Prix Paris 1900′ écrite en périphérie comme sur des modèles de boîtes plus anciens.
Le cadran est sans défaut, même en périphérie, et il s’agit d’un vrai verre sans rayures. Diamètre de la boîte =52 mm. La lunette est articulée.

Le coq a encore fière allure, mais la signature Huguenin n’est pas retrouvée.

La dorure est encore en assez bon état. J’ai évité tout contact avec un outil métallique sauf les indispensables tournevis

Le système à croix de Malte encore parfaitement fonctionnel.

Le système de remontage/mise à l’heure (brevet 17353) et le numéro du calibre. J’ai laissé le paillon d’origine.

L’inscription « Grand Prix Paris 1900 » en périphérie du cache poussière.
