Et si on demandait au journalistes horlogers de citer leur sources ?

FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Et si on demandait au journalistes horlogers de citer leur sources ?

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 17)
  • Auteur
    Messages
  • #410000127141
    ZEN
    Membre

    Quelle ne fut pas ma surprise en lisant l’autre jour un article dans une revue de retrouver avec mes mots le contenu de l’un de mes posts sur le forum ! Bien sûr j’aurais pu avoir l’humilité de considérer que j’avais peut-être moi-même utilisé à mon insu des mots lus par ailleurs mais j’ai évité cette autoflagellation car les mots étaient les miens et issus d’une recherche faite il y a quelques années dans des archives… Bref, un contenu que j’avais à 100% créé, écrit et diffusé.

    Cela m’a conduit à me poser une question et à tenter d’en savoir plus auprès de professionnels des archives… « Combien de journalistes français voyez-vous chaque année venir mener une recherche en vue d’un article ? »

    -Quelle belle question … Qui ? Non, jamais vu…
    -Attendez, ne me dites pas que ces articles historiques fournis de toutes les marques n’ont pas pour fondement une recherche scientifique ? N’allez pas me faire croire que ce n’est qu’un pompage d’ouvrages et une réécriture délayée de choses produites par les marques !
    -Mais si , c’est pourtant bien cela… la source c’est internet via Google et Wikipédia ! Les images sont puisées auprès des marques et ensuite on délaye à la main ou mieux au batteur à œufs.

    Le plus compliqué ? C’est le titre … « Ils sont beaux mes chronos » ne conviendra pas, non il faut un truc plus général ou générique… « Le chrono, l’outil de tous les instants », ça c’est du solide et ça va avec tout. « Chronographe, mon ami … » Moins moderne mais un peu complice ! ou encore « Le Chrono, une valeur sûre au poignet »… 1200 signes, 25 photos et hop, un article de 4 pages ! Facile à recycler, rééditable moyennant des aménagements notamment sur les illustrations, ça fonctionne à tous les coups sur la montre de mer, la montre de plongée, la montre de sport etc …

    Le Figaro regorge de ces articles tout comme les numéros spéciaux des grands titres (Monde, Express, Libération etc …)

    Je ne vais pas ici faire le procès de cette presse. Chacun est libre d’adhérer ou non. Non, mon propos est de demander que les articles qui se veulent scientifiques et historiques citent leur sources. Cela éviterait que ceux qui font le job de recherches et d’écriture créative ne se retrouvent suspectés d’avoir pompé des auteurs qui ne sont eux-mêmes que des consommateurs de ces articles dont au passage, ils dénigrent les auteurs lorsqu’ils ont l’occasion de parler du net.

    Voilà, tout cela n’est pas grave mais la transparence serait un plaisir partagé…

    #420003605109
    dedune
    Membre

    Ah ah ah c’est bien vrai et il faut voir où cela a mené le journalisme horloger. À l’auto destruction. Ceci dit citer leurs sources les obligerait à limiter le plagiat. Trop dur.
    Heureusement que le journalisme de terrain existe encore pour l’actualité…

    #420003605110
    Rocca
    Membre

    Demander à un journaliste de citer ses sources… hé bien, bon courage…

    #420003605111
    osswald
    Membre

    As tu contacté ce journaliste pour quelques mises au point,dont ton copyright ?

    #420003605112
    Manivel
    Membre

    Toujours cette même différence entre informer… et vendre de l’information.
    Le métier de journaliste n’existe pratiquement plus.

    #420003605113
    browningt
    Membre
    ZEN a écrit:
    Quelle ne fut pas ma surprise …
    …

    tu as au moins la chance d’avoir des articles proches de ta réalité d’expert dans le domaine

    les articles que je lis dans la presse qui concernent mon travail, le nucléaire civil, sont systématiquement erronés, truffés d’erreurs, issus d’une presse téléguidée par des écologistes.

    chez toi on pompe l’info, ça a le mérité de propager des propos censés, pas de la calomnie-diffamation-tentative d’influence

    #420003605114
    Jiem
    Membre

    Bonjour,

    J’ai vécu la même aventure que vous mais dans un autre domaine, c’est donc une pratique assez courante dans le monde de l’édition.
    J’avais écris un article sur l’uniformologie que j’avais publié sur un forum spécialisé et j’ai été très surpris de retrouver cet article au complet, graphique et dessins compris dans une revue, mais bien entendu signé par quelqu’un d’autre.

    J’ai déjà également constaté, en lisant un livre écrit par un historien « reconnu », un paragraphe entier que j’avais déjà lu quelque part. Ce qui m’avait sauté aux yeux, c’est d’abord l’énorme erreur historique que cet historien répétait et ensuite une faute d’orthographe qui se répétait dans l’article et dans ma mémoire. Quelques recherches dans mes livres et là, je retrouve le paragraphe dans un livre daté de 1904 écrit par un historien Belge avec la même erreur historique mot pour mot et la même faute d’orthographe ..du plagiat copié-collé pur jus de 6 pages.

    #420003605115
    pecoste
    Membre
    browningt a écrit:

    tu as au moins la chance d’avoir des articles proches de ta réalité d’expert dans le domaine

    les articles que je lis dans la presse qui concernent mon travail, le nucléaire civil, sont systématiquement erronés, truffés d’erreurs, issus d’une presse téléguidée par des écologistes.

    chez toi on pompe l’info, ça a le mérité de propager des propos censés, pas de la calomnie-diffamation-tentative d’influence

    Tiens, on a les mêmes soucis au quotidien Smile

    C’est effectivement assez interpellant de lire des énormités quand on maitrise (à peu près) un sujet. En extrapolant, pour les autres sujets ça doit être du même tonneau. Rassurant.

    #420003605116
    Rocca
    Membre
    browningt a écrit:
    les articles que je lis dans la presse qui concernent le nucléaire civil, sont systématiquement erronés, truffés d’erreurs, issus d’une presse téléguidée par des écologistes.

    Ça existe une chose pareille ?

    #420003605117
    Spitfire
    Membre
    Rocca a écrit:

    Ça existe une chose pareille ?

    Voui , et pour moi le pire c’est quand l’article pourrait tenir la route et qu’il se coule tout seul par approximation parcequ’il faut faire vite et que,de toutes façons, demain tout le monde aura oublié ce dont on parlait hier, ou avant hier pour ceux qui ont un peu plus de mémoire.

    #420003605118
    Rocca
    Membre

    Je plaisantais, bien sûr Wink

    #420003605119
    Bruce.wayne
    Membre

    … et bien ce n’est pas reluisant pour cette belle profession deja pas tellement aimee (j’ai l’impression).

    Si ca avait ete moi, j’aurais contacte le journaliste en lui expliquant que d’un point de vue deontologique c’est pas glop, et que je n’irai pas jusqu’au depot de plainte comme je suis cense faire, mais j’apprecierais d’etre consulte directement la prochaine fois. Apres tout, un coup de telephone ne coute pas cher et un remerciement non-plus.

    #420003605120
    browningt
    Membre

    La presse à laquelle je fais référence reçoit des documents de chez nous par des politiciens.
    J’en ai la preuve.
    Les articles sont commandés par les écologistes.
    ils arrivent peut être à nous voler des documents, mais nous aussi nous avons des  » taupes  » chez eux.

    Le pire est que quand tu donnes un élément technique vulgarisé, les journalistes arrivent à le déformer et manipuler pour le retourner contre nous.

    À certains moments de l’année, il ne se passe pas un jour sans une attaque rangée contre nous

    Ici, il dénonce du pompage.
    Limite, si c’est bien restitué, la vérité n’est pas pervertie. Ça ne fait pas de mal

    #420003605121
    Rocca
    Membre

    Les journalistes sont un monde à part.
    Intouchables, en quelque sorte.
    Et le secret des sources c’est presque pire que le secret de la confession…

    #420003605122
    browningt
    Membre

    Petit signe d’apaisement. ils ne sont pas tous pareils.

    Seulement, ceux qu’on voit le plus et le plus facilement, ce sont ceux des quotidiens, des journaux télévisés qui relatent l’actualité.
    Là il y a des vrais charognards. Clairement, avec les réseaux sociaux, ils deviennent des sphères d’influence.
    La crise financières financières mondiales seraient déjà finie depuis des années s’il n’y avait pas la presse.

    Regardez vos élections… édifiant.
    Un mot d’une personne et hop ça fait le buzz(il m’énerve ce terme).

    A côté de cela, il y a une presse d’investigation, de vrais reporters.
    dans les magazines de passionnés, on y trouve des plumes qui sont animées par ce qu’elles aiment, ces personnages partagent un savoir, des découvertes, des nouveautés.

    Ceux là sont moins visibles, souvent ils faut acheter du contenu pour les lire, au contraire de la presse quotidienne où l’on retrouve des journaleux

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 17)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.