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ZEN, le il y a 8 années et 7 mois.
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26 mars 2018 à 20h48 #410000125979
ZEN
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- Les horlogers, ces industriels méconnus
L’industrie horlogère est d’abord… une industrie. Elle a perpétuellement besoin d’investir dans son outil de production et dans l’innovation pour maintenir ses parts de marché. Le défilé de stars, le champagne coulant à flots et les soirées mondaines qui se déroulent dans le cadre de Baselworld ne représentent, en quelque sorte, que la cerise sur le gâteau.
Les grandes marques présentes à Bâle dépensent naturellement beaucoup pour monter, démonter et entretenir leurs petits palais. Un stand de prestige, qui comprend plusieurs étages, peut coûter ainsi – traiteur, show et hôtesses compris – facilement 5 millions de francs par an.
Mais les paillettes ne sont visiblement pas la tasse de thé de Thierry Stern, président de Patek Philippe: «Nous avons toujours dit que nos stars étaient nos montres. Et cela ne va pas changer.»
Mais quels seront les postes qui vont le plus peser dans les comptes des grands horlogers dans les dix ans à venir? Sans hésiter, Thierry Stern cite «l’informatique et tout ce qui est lié à l’outil de production». Surnommée «la Rolls de l’horlogerie», la marque genevoise a besoin de machines pour fabriquer ses montres. Chez Patek, précise Thierry Stern, ces appareils complexes et onéreux sont «soit achetés à l’extérieur et modifiés pour les adapter à nos besoins, soit fabriqués chez nous». Afin d’adapter ses infrastructures, Patek investit ces années un demi-milliard de francs dans ce qui représente l’un des plus gros chantiers industriels de Suisse.
Côté Swatch Group, des investissements à hauteur de 563 millions de francs ont été débloqués l’an dernier (chez Omega, à Boncourt, etc.). Pour Jean-Claude Biver, patron du pôle horloger (Zenith, TAG Heuer, Hublot) du géant LVMH, «ce sont les dépenses en recherche et développement qui seront celles qui pèseront le plus à l’avenir». A quelle hauteur par rapport au chiffre d’affaires? «Entre 6 et 10% du chiffre d’affaires. Pour notre part, nous en sommes entre 6 et 7%.» Les marques davantage axées sur la technologie dépenseront plus, c’est logique. Chez Swatch Group, 219 millions de francs ont été dépensés dans la recherche l’an dernier, soit 2,9% de son chiffre d’affaires.
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