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Kahin, le il y a 10 années et 4 mois.
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10 juin 2016 à 1h21 #410000120263
Arnaud.A
MembreBonjour à tous,
J’ai le plaisir de vous proposer une traduction de l’excellent article de Konrad Knirim « Les gardes-temps militaires Japonais de la Seconde Guerre Mondiale » avec la permission de celui-ci évidemment. Voici un lien vers l’article original téléchargeable en pdf afin d’avoir toutes les images numérotées qui vont avec le texte. N’ayant pas toutes ces images en ma possession, je n’ai pas d’autre alternative, en espérant que cela ne rende pas la lecture trop laborieuse… Cela permet aussi d’avoir l’article original en anglais pour ceux qui le souhaitaient.
Le Dr Knirim est une référence en ce qui concerne l’horlogerie militaire, comme en témoignent ses deux ouvrages dont Zen parle ici: https://famontres.com/forums/topic/les-livres-de-reference-sur-les-montres-militaires-les-livres-de-konrad-knirim/
Voici également un lien vers son site, très connu des amateurs: http://www.knirim.de/english.htmCet article a été traduit en anglais mais jamais en français jusqu’à présent. Il s’agit d’un extrait du bulletin de la National Association of Watch and Clock Collectors du mois d’août 2002.
Je précise que je ne suis absolument pas traducteur et des erreurs se seront donc très probablement glissées ici ou là. D’autres peuvent provenir du « téléphone arabe » de la traduction de l’allemand vers l’anglais puis de l’anglais vers le français… J’espère que vous ne m’en tiendrai pas rigueur.
Merci à Konard Knirim d’avoir accepté que je traduise ce passionnant article pour le forum !
Seikophilement,
Arnaud
Les gardes-temps militaires Japonais de la Seconde Guerre Mondiale
par Konrad KnirimIntroduction
C’est un sujet difficile pour un collectionneur européen. Les artéfacts historiques et les pièces de collection relatives aux gardes-temps militaires Japonais de cette période sont difficiles à trouver en Europe. La barrière de la langue et l’héritage culturel, qui est très différent de la culture Européenne, sont autant d’obstacles. L’auteur souhaiterait remercier ceux qui ont rendu possible l’aboutissement d’une tâche si difficile. Don Wright de Tusla, Oklahoma, a joué un rôle crucial en acceptant de laisser l’auteur photographier sa collection. Certaines des photos utilisées sont de Kesaharu Imai et sont tirées des publication WPP (World Photo Press). Et certaines des photos utilisées sont de Steffen Röhner.
L’auteur a découvert plusieurs photos montrant des pilotes kamikaze portant des montres autour de leur cou à une exposition spéciale de la Royal Navy à son Fleet Air Army Museum de Yeovilton, dans le Somerset en Angleterre. Tadashi Noda, de la WPP, a aidé à identifier et décoder les inscriptions. Malheureusement, il n’a pas été possible d’expliquer comment l’Armée et la Marine Japonaises se sont fournies et ont distribué ces gardes-temps car la force aérienne Japonaise n’était qu’un sous-groupe de l’Armée et de la Marine Japonaises. Il fut également impossible de mettre clairement en évidence les origines des montres dans cet article. Par exemple, il est difficile de savoir à quel point elles étaient copiées sur des modèles Suisses. Il est avéré qu’à partir des années 20, le Japon a oeuvré à développer les gardes-temps pour la navigation. Cependant, tous les prototypes furent détruis dans un incendie durant la phase de développement. Par conséquent, le modèle construit sur la base du chronomètre Ulysse Nardin fut le principal type utilisé par les Japonais.On sait depuis longtemps que le chronométrie joue un rôle important tant dans la vie militaire que dans la vie civile. Des pays comme l’Angleterre, les Etats-Unis, l’Allemagne ou le Japon avaient leur propres gardes-temps militaires qui étaient tous semblables du point de vue du design. Comme cela a été dit au-dessus, les gardes-temps militaires Japonais étant rares en Europe, cet article ne saurait en aucun cas faire autorité. De plus, il n’y a eu jusqu’à présent que peu d’articles sur les horloges militaires Japonaises. La Society of Military Horologists n’a publié pour l’instant que deux articles sur le sujet: « Japanese Aviation Timepieces » par Gary D. Nila, publié en 1993 et un reportage photo « A Collection of WWII Japanese Military Timepieces » par John Mitchell (Angleterre), publié en 1998. Ces articles montraient principalement différentes déclinaisons des montres dont nous parlerons dans cet article.
Les fabricants
Presque toutes les pièces militaires Japonaises que nous avons vu jusqu’à présent portaient la marque « Seikosha » ou « K. Hattori », les précurseurs de ce qui allait devenir Seiko. La marque d’un autre fabricant, Aiti Tokei Denki KK, apparait également sur les horloges de bateau et sur un minuteur de détonateur. Les produits Suisses et Allemands, en particulier les chronographes et les montres bracelet, étaient sans aucun doute portées également par les équipages aériens Japonais.
Les chronomètres de Marine
Le chronomètre Seikosha montré sur la figure 1-6 est numéroté « V-872 ». Il est logé dans un boitier en bois composé de trois parties avec une lorgnette et présente le même « V-872 » sur le mouvement, le cadran et le boitier. Le mouvement est d’excellente facture, avec un échappement de grade chronomètre et une fusée. Il est copié sur, ou accrédité pour être fabriqué par, Ulysse Nardin (comparez les figures 5 et 7). Les Kanji et Katakana pour « Seiko, Meridien » apparaissent sur le cadran, au-dessus de l’axe médian. Nous n’avons pas réussi à décrypter les petites inscriptions tout en bas du cadran pour le moment. Le contact électrique avec les secondes, nécessaire pour contrôler les horloges dépendantes de celle-ci (horloges « esclaves ») ainsi que les autres signaux, est conduit par une prise interne et externe située dans le boitier en bois.
Les horloges murales des navires
Les horloges murales des navires avec une réserve de marche d’une semaine, comme les différentes version faites par Seikosha, sont relativement communes. Prenez l’exemple de la pièce numérotée 11227 (figures 8 et 9). L’inscription sur le cadran se traduit par « Mouvement une semaine ». Le boîtier a été numéroté « A381 ». Etonnement, l’horloge murale du navire numérotée 104, par Aiti Tokei Denki KK, de Nagoya au Japon, avait seulement un mouvement un jour (figures 10 et 11). L’inscription sur le cadran se traduit par « Mouvement un jour Mod. 1 ». Du côté du boitier se trouve l’ancre de la Marine et le numéro « B238 ». Un petit détail inhabituel est le remontoir qui fonctionne en sens inverse des aiguilles d’une montre.
Les gardes-temps spécialisés
Le corps d’Armée Japonaise, avec ses différentes fonctions, avait besoin d’une grande variété de gardes-temps. Parmi les plus inhabituels, ont retrouve un minuteur de détonateur, une horloge pour une chambre noire et une horloge de contrôle de surveillance.
Nous ne savons pas vraiment pourquoi le minuteur de détonateur numéro 1235 de l’Ait Tokei Denki Co. Ltd. était utilisé (figures 20-23). Il était peut être utilisé pour les torpilles. Cependant, sa réserve de marche de 36h semble indiquer qu’il équipait probablement les mines sous-marines.
Beaucoup de laboratoires photos étaient équipés de chambres noires pour traiter la grande quantité de photos prises des cibles etc. L’inscription sur la plaque de l’horloge visible sur les figures 24-26 indique « horloge de chambre noire, numéro 1270 ». L’étoile à cinq branches indique son appartenance à l’Armée Japonaise.
La surveillance des objectifs militaires nécessitait d’être précisément contrôlée et minutée. Les registres de contrôle et les horloges de surveillance étaient utilisée dans ce but. Les figures 27-29 représentent une pièce numérotée 5756 de K. Hattori (Ginza, Tokyo). La signature du cadran consiste simplement dans les deux lettres « KH » dans un losange. Cette pièce est identique à celle fabriquée par Bürk de Schwenningen, utilisée par la Kriegsmarine Allemande. Le cache montre que beaucoup d’horloges de cette sorte ont finit entre les mains de collectionneur comme butins de guerre. Le message suivant est gravé sur celui-ci « Pris à la base aéronavale de Yokusuka, Japon, 26 Sept. 1945, R. H. Gerber. »Les montres de bord
Ces montres (figures 31-33, 35-38) étaient manufacturées par Seikosha et présentent un boitier et des charnières en laiton datant d’avant 1940. Notez la lunette tournante brevetée après 1940, avec les aiguilles rouge, bleue ou verte pour le marquage du temps et les grands chiffres arabes au radium radioactif. Les quatre brides de fixation permettaient à l’horloge d’être incorporée au tableau de bord de l’avion. Un gros bouton en laiton (jusqu’en 1939) ou en plastique (à partir de 1940) permettait de régler l’heure de cette horloge de 7,5cm de diamètre en tirant dessus. Ces montres étaient fixées aux tableaux de bord de tous les avions japonais.
A l’origine, elles possédaient toutes la plaque du fabricant. Pour certaines d’entre elles, les spécifications peuvent être traduites par « Horloge type 100 ». Certaines plaques montrent l’étoile de l’Armée avec quelques marquages de contrôle qualité. Il est probable qu’il existe également certains exemplaires avec l’ancre de la Marine. La mention « Type 0 » indique probablement la Marine. Cette montre était parfois appelée « montre Zero » d’après le fameux avion de combat « Zero » de Mitsubishi. Les montres avec un boitier en laiton datent au plus tôt de 1936 et au plus tard de 1939. Elles sont plus lourdes et ont une teinte jaune doré sombre. Elles étaient recouvertes d’une couche de peinture noire qui s’enlève facilement. Le remontoir, tout comme la plaque du fabriquant, sont également en laiton. Toutes les premières versions ont le symbole de l’Armée. Les montres datant d’après 1940 ont un boitier en aluminium avec un remontoir en plastique et une plaque en aluminium. Ils étaient recouverts d’une peinture noire mat. Sous la peinture, la surface du boitier est d’un gris mat. Un morceau de parachute en soie était souvent enfilé dans un des écrous. Le pilote pouvait ainsi porter la montre autour du coup, ce qui lui permettait de facilement lire l’heure.
Les figures 34 et 39 montre des pilotes kamikazes de l’aviation sur le point d’embarquer pour leur dernière mission. Ils portent des montres autour de leurs cous. Certain remontoirs sont vers le haut, d’autres vers le bas. Pour l’observateur, toutes les montres sont dans le mauvais sens.
Selon les pilotes de l’aéronavale, ces montres n’étaient pas fournies mais achetées de manière privée et étaient évidemment des objets couteux et luxueux. Après avoir fini leur formation, beaucoup de pilotes de l’aéronavale recevaient des montres comme cadeau d’amis ou de proches. Cependant, beaucoup de pilotes de la Marine ont rapporté ne jamais en avoir eu. Evidemment, les habitudes des pilotes de la Marine et de ceux de l’Armée étaient très différentes. Il est également important de noter que prendre une montre d’un avion sans permission était considéré comme du vol. Ceux pris la main dans le sac étaient sévèrement punis.Les montres de commandants.
Le cadran de la large montre de poche Seikosha montrée sur les figures 40-42 a un design typique des horloges de navigation. Malgré son boitier de 65mm, cette pièce a un mouvement standard de montre de poche – 17,5 lignes avec 36h de réserve de marche et 7 rubis; c’est un mouvement bimétallique vissé avec un spiral Breguet (note de traduction: le texte est traduit de l’allemand à l’anglais par quelqu’un qui ne semble pas connaître tous les termes techniques et je pense que l’auteur voulait parler ici de balancier guillaume/bimétallique au lieu de « mouvement bimétallique vissé »). Cependant, elle n’aurait pas eu la précision que nécessite un chronomètre de Marine.
Les montres de poche
La montre des figures 44-46 a été fabriquée par Seikosha et présente un mouvement avec une réserve de marche de 36h, 17,5 lignes, 15 rubis, balancier bimétallique et spiral Breguet, boitier nickelé ou chromé, chiffres arabes, point lumineux à chaque chiffre, 6,35cm de diamètre et verre fumé. Le cadran est blanc ou noir, les chiffres sont larges et on retrouve des points lumineux à chacun d’entre eux. Il existe différentes autres indications ou échelles possibles. Une chaîne ou une lanière faite d’un bout de parachute permettait de porter la montre autour du cou. Des inscriptions de l’inspection navale ainsi que les initiales du pilote et des gravures personnelles sont souvent retrouvées au dos de la montre.
Les chronographes d’artillerie
Quand on a affaire aux gardes-temps militaires Japonais, on tombe souvent sur les chronographes d’artillerie Seikosha. Ces pièces étaient utilisées pour mesurer tout type d’intervalle. Le chronographe de poche Suisses Moeris (figures 47-50) étaient utilisés par l’aviation Japonaise. Il présente l’inscription « Caméra de canon Type 89 » et les symboles à l’arrière signifient « Horloge à secondes de Type 1 de l’aviation ». Il était installé sur un système d’appareil photo à bord d’un avion.
Les figures 51-53 montre un exemple de la Marine. Les symboles signifient « Horloge à secondes, Type 1, Classe 2 ». Le numéro 117 ainsi qu’un symbole encerclé signifiant « eau » sont également gravé sur le fond. Ceci indique que la montre était utilisée sur un torpilleur ou un sous-marin.Les chronographes
Les chronographes, que l’on peut voir sur les figures 63-71, étaient utilisés pour mesurer des intervalles de temps dans différents domaines. Ils étaient surtout utilisés pour connaître la portée de tir de l’infanterie. Le chronographe permettait de mesurer l’intervalle entre le flash et la détonation du tir d’artillerie. La différence entre la vitesse du son et de la lumière permet de calculer la distance de la cible en question. Le mot « phonotelemeter » était parfois écrit en alphabet latin sur le cadran des chronographes Seikosha. « Mesureur acoustique de distance » était parfois gravé au dos en Kanji. Les chronographes étaient aussi utilisés pour la visée de longue portée ou sur les bateaux torpilleurs ou les sous-marins pour mesurer la durée de trajet des torpilles.
Les montres d’aviateurs
Cette montre, sur les figures 72A-C, était produite par Seikosha. Elle avait un mouvement de 17 rubis, avec un balancier bimétallique et un spiral Breguet, une seconde centrale indirecte, un boitier nickelé et une lunette tournante, des chiffres arabes au radium avec les 3, 6, 9 et 12 plus grands sur un cadran noir et mesure presque 50mm de diamètre. Les deux larges brins du bracelet en cuir mesurent près de 15cm chacun. Leur longueur permettait aux pilotes de la porter par dessus la manche de leurs épaisses vestes de vol. Tout comme les horloges Seikosha qui équipaient les avions, ces montres n’étaient pas fournies par l’aviation mais étaient achetées personnellement. Le mouvement à seconde centrale était le même que celui des horloges des avions. Il s’agit également du même mouvement qui équipe les montres de poches basiques à petite seconde. Ce mouvement n’est pas équipé d’anti-choc. La large couronne permet de remonter la montre ou de régler l’heure en gardant ses gants. La montre ne présente pas l’étoile ou l’ancre qui sont les logos des deux branches militaires des forces Japonaises. Cependant, des photos montrent de manière probante que les pilotes de l’Armée et de la Marine ont utilisé cette montre.
Les montres bracelet
Il existait des montres de ce type, dont certaines sont montrées sur les figures 74 et 75, avec ou sans lunettes tournantes et différents boitiers. Pour la plupart, les cadrans présentent l’étoile de l’Armée ou l’ancre de la Marine ainsi que la marque « Seiko ». Toutes les montres présentaient des chiffres arabes, les chiffres Japonais étant remplacés la plupart du temps.
10 juin 2016 à 1h52 #420003281049blowtorch
MembreOwi !!! Enfin un sujet sur les montres militaires japonaises en français (même si je n’ai aucun problème avec l’anglais…) !!! L’article en anglais sera pour ce soir !
Un grand merci pour la découverte de cet article ainsi que pour le partage !
Bien cordialement !
10 juin 2016 à 3h25 #420003281050Eric l
MembreSujet rarement évoqué
Sympas les combos des pages 14 et 15 ! On pourrait imaginer quelque s’en approchant avec une Sarg009
10 juin 2016 à 4h00 #420003281051Arnaud.A
MembreEn cherchant un peu sur les bons sites, on peut trouver des montres de bord (il y en a une sur jauce.com), une montre de poche de l’époque (une noire sur jauce.com aussi), un phonotelemètre (jauce.com aussi), ou d’autres montres militaires. Sur les forums spécialisés, on retrouve même des « package » de soldat de l’époque, avec le drapeau, les médailles, des photos, la montre etc, un vrai morceau d’histoire !
10 juin 2016 à 7h51 #420003281052Maxbso14
MembreHello Arnaud et merci pour le partage
Tes topics sur la marque sont toujours un plaisir à lire et découvrir
11 juin 2016 à 2h07 #420003281053Arnaud.A
MembreMerci Max
en l’occurrence tout le mérite revient à Konrad Knirim
11 juin 2016 à 2h59 #420003281054Kahin
MembreMerci à toi Arnaud.
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« sopal1 »: Il y a du potentiel côté GS, il faudrait juste qu’ils travaillent un peu plus les cadrans. (insta: @egkh1) -
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