FORUMAMONTRES › Forums › Précision & Chronométrie › Le réglage chronométrique pour les nuls
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broncos, le il y a 11 années et 9 mois.
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AuteurMessages
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5 janvier 2014 à 9h38 #420002726899
Invité
Membre- cyrcaete a écrit:
- […] Les montres les plus précises, réglées au plus juste, retardent donc légèrement au porté et avancent légèrement posée, ce qui au final donne un écart quasi-nul sur 24 heures pour la majorité des utilisateurs.
Je tiens cela d’un horloger et j’ai pu en effet le vérifier. […]
Confirmé par mon expérience également.
Merci pour toutes les autres explications : c’est clair.
14 janvier 2014 à 23h31 #420002726900Bacalhaueiro
MembreJe reviens un peu tard. Merci pour toutes ces explications.
Mais ma question initiale n’était pas vraiment autour du COSC en fait. Elle rejoint un peu la question posée sur le sujet « Le réglage pour les PROS ».
Une fois le mouvement techniquement optimisé par le choix de ses pièces et la qualité de son assemblage, comme se passe l’étape du réglage pour en faire un chronomètre?
Est-ce une étape qui peut être automatisée?15 janvier 2014 à 8h25 #420002726901Gzotor
MembreLe mouvement est considéré comme « certifié chronomètre » dès lors qu’il est capable de garder le temps (d’où son nom de garde-temps) en dessous de 2 minutes de retard ou 3 minutes d’avance par mois, pour le COSC en tout cas.
Le réglage final n’est qu’un détail presque inutile dans le fait que le mouvement, lui, est chronomètre.
Par exemple, imagine que le mouvement est réglé sur 2 minutes d’avance par jour comme si c’était normal, au bout de trente jours de test s’il a pris entre 58 et 63 minutes d’avance il sera chronomètre quand même, dans le sens où il sera dans la norme des -4/+6 imposée par le COSC.
Le réglage final ne sert qu’à aligner cette justesse sur une courbe de temps en quelque sorte. Mais la justesse du mécanisme lui même est due aux choix des matériaux, tolérances d’usinage, conception, finitions, ajustements…
15 janvier 2014 à 9h38 #420002726902Bacalhaueiro
MembreMerci pour l’explication.
Si j’ai bien suivi, la différence entre un 2824 standard et le même en version chronomètre ne tient donc pas seulement à une différence de balancier et de ressort spiral mais aussi à des tolérances de fabrication et d’assemblage plus strictes. Le réglage final 5 positions au lieu des 2 habituelles n’etant que la cerise sur le gâteau ?
Ceci expliquerait donc le surcoût significatif d’un mouvement dans sa finition chronomètre.
16 janvier 2014 à 4h14 #420002726903Invité
Membre- Bacalhaueiro a écrit:
- Ceci
expliqueraitdonc le surcoût significatif d’un mouvement dans sa finition chronomètre.
Ceci explique le surcoût significatif d’un mouvement dans sa finition chronomètre.
23 février 2014 à 6h27 #420002726904carlgustav
Membre- cyrcaete a écrit:
- Le résultat final dépend ensuite du porté : la montre portée au poignet (en position le plus souvent proche de la verticale) a tendance à retarder, donc on règle une légère avance. Posée à plat, elle a tendance à avancer. Les montres les plus précises, réglées au plus juste, retardent donc légèrement au porté et avancent légèrement posée, ce qui au final donne un écart quasi-nul sur 24 heures pour la majorité des utilisateurs.
Je tiens cela d’un horloger et j’ai pu en effet le vérifier.
Il y a bien longtemps déjà que ce problème là, retard aux petites amplitudes, a été réglé .
Par l’usage de la détermination opportune du point d’attache à la virole, ayant pour effet de garantir l’isochronisme . A savoir une durée des oscillations indépendante de l’amplitude .
La précision ne doit donc pas varier entre positions , ni selon l’état d’armage du ressort moteur .
En pratique, et généralement, on constate même une légére avance aux moindres amplitudes , et un tout aussi modeste retard aux grandes .
Et non l’inverse : en ce cas , il s’agirait d’une montre ancienne, ou présentant une quelconque anomalie, type balourd de balancier, battement entre goupilles faussé, spiral excentré .
12 décembre 2014 à 4h27 #410000108549Bacalhaueiro
MembreÇa n’a pas toujours été le cas. Les anciens modèles ne le sont et ne le seront pas.
12 décembre 2014 à 4h27 #420002726883Bacalhaueiro
MembreBonjour,
Le nul en fait c’est moi.
Je lis à droite, à gauche que la certification chronométrique n’est qu’une vaste fumisterie et que n’importe quel manchot peut régler un 2824 mieux que la norme ISO 3159 avec 3gr dans le sang et en fermant un œil.Donc si un professionnel, un vrai, égaré sur ce forum avait la gentillesse de m’expliquer à quel point un tel réglage est facile/difficile, rapide/long, une promenade de santé/une prise de tête (rayer les mentions inutiles), je lui en serais fort reconnaissant.
Merci d’avance.
13 décembre 2014 à 3h45 #420002726884carlgustav
Membre- Bacalhaueiro a écrit:
- Bonjour,
Le nul en fait c’est moi.
Je lis à droite, à gauche que la certification chronométrique n’est qu’une vaste fumisterie et que n’importe quel manchot peut régler un 2824 mieux que la norme ISO 3159 avec 3gr dans le sang et en fermant un œil.Donc si un professionnel, un vrai, égaré sur ce forum avait la gentillesse de m’expliquer à quel point un tel réglage est facile/difficile, rapide/long, une promenade de santé/une prise de tête (rayer les mentions inutiles), je lui en serais fort reconnaissant.
Merci d’avance.
Le COSC n’est pas une » fumisterie « , puisque constat objectif de performances chronométriques à un instant et lieu précis , par un organisme officiel. Pour le haut de gamme essentiellement.
Il est cependant possible d’obtenir des résultats identiques avec un mouvement moderne tel celui cité, moyennant un minimum de connaissances en matière de réglage / achevage ; jouer à pousse raquette, ou tourne masselottes, selon, n’est pas toujours suffisant ….
Et ce, sans même forcément sortir l’arme la plus tranchante, le réglage dynamique ….
22 décembre 2014 à 22h30 #420002726885Bacalhaueiro
MembreIl faut donc un minimum de connaissances pour régler un mouvement de manière chronométrique. Mais si ce réglage n’est pas si compliqué, alors pourquoi une société comme ETA ne règle pas tous ses mouvements ainsi, quitte à ne pas forcément les certifier au travers du COSC pour limiter les coûts?
Ou peut-être n’est-ce pas si facile….PS: serait-il possible de déplacer ce sujet dans le nouveau sous-forum?
23 décembre 2014 à 9h38 #42000272688620:100
MembreBonsoir !!!
Après, les forums – et je ne dis pas cela que pour FAM – c’est un peu le royaume du « y a qu’a »…
Après la lecture de quelques posts sur le sujet, le béotien qui débarque peut légitimement se demander a quoi sert le quartz !?
Les montres mécaniques sont au moins aussi précises… (et même plus précises selon certains !!!)Si le COSC était si facile et si simple a obtenir les marques le « sur vendraient », un peu a l’instar de ce que fait l’automobile…
(Qui a déjà réussi atteindre les données de consommation constructeur ?)
L’horlogerie est a ma connaissance, un des rares domaines a être en conformité avec ses promesses ( -4, + 6 secondes / jour).
Et étonnamment, il se trouve quelques clients pour débarquer dans les SAV en expliquant que leur montre a +3 secondes / jour
ne fonctionne pas correctement avec pour seul argument avoir lu sur les « forums » que le même modèle fonctionnait a 10 secondes/mois…
Alors certes, -4, +6 pour une montre de qualité n’est pas une performance en soi, mais c’est au final ce pour quoi elle est vendue.
Celui qui demande davantage doit se préparer a des déconvenues proportionnelles a ses exigences.Un autre point intéressant est les marques qui dénigrent le COSC.
(Je ne parle pas la d’Omega qui semble vouloir passer a une autre norme pour la quelle je manque d’informations et que je ne jugerai donc pas. Ceci dit, Omega n’a jamais eu de soucis avec le COSC !)
J’ai souvent testé ces montres neuves qui affirment que leurs tests internes sont plus exigeants que le COSC.
Et bien d’après mon expérience, ces marques ne présentent leurs mouvements au COSC car elles sont tout simplement incapables
de le passer !Mon avis a 2 cts ( pour reprendre une formule utilisée sur les forums que j’aime bien)
V.
(un peu agacé par ce qu’il lit en ce moment…
)23 décembre 2014 à 12h51 #420002726887Bacalhaueiro
MembreMerci pour ce point de vue qui rejoint plutôt l’idée que je me fais de la certification COSC.
Quand je vois qu’il peut y avoir jusqu’à 5% de rejet par an par le COSC, c’est que l’affaire ne doit pas forcément être gagnée d’avance. Idem quand une marque ou une école horlogère échoue au concours international de chronométrie, c’est que ce ne doit pas être si évident de régler un chronomètre.
Je rajoute aussi ici mes 2 centimes…24 décembre 2014 à 0h45 #420002726888JC_R
MembreL’idée globale de la certification COSC part forcément d’un bon sentiment. Ce qui se dit généralement sur ce forum c’est que la norme doit évoluer.
Le problème ne se situe peut être pas forcement au niveau du critère de -4/+6 s/j. Je suis d’accord avec vous, régler son mouvement statiquement est une chose, être certifié COSC en est une autre. Un point à améliorer est certainement que la certification se fait sur mouvement seul avec cadran et aiguilles de travail.
Au retour de certification, les manipulations du mouvement consistant à retirer les aiguilles, le cadran, puis remettre les bonnes aiguilles, le bon cadran pour enfin emboiter le mouvement, suffisent généralement à ne plus être en conformité. Donc 2 choix s’imposent :
– ne rien retoucher et prendre le risque de mettre sur le marché une montre certifiée qui n’est plus dans le critère.
– prendre le temps de la retoucher pour revenir dans le critère.
Dans les 2 cas, il est légitime de se demander si l’intérêt se justifie.
Sans compter que pour une marque, notamment dite « de volume », c’est tout d’abord une logique industrielle qu’il faut intégrer (préparation du mouvement au test, livraison, attente du résultat, réception, et enfin emboitage). Tout cela a donc un coût qui se répercute forcément sur le prix de vente. Ensuite, c’est de la logique commercial et marketing propre à chaque marque.24 décembre 2014 à 1h43 #420002726889Bacalhaueiro
MembreEffectivement dans cette optique d’être en conformité avec la norme ISO ou DIN pour les chronomètres, je trouve les certifications de Besançon ou de Glashütte plus intéressantes car elles se font sur une montre avec mouvement déjà emboîté. Il ne devrait donc pas y avoir de retouches une fois le processus de certification terminé.
Et pour le commun des mortels il est bon de voir que de temps en temps des marques grand public comme Junkers ou Archimede s’associent à l’observatoire de Glashütte pour sortir des séries limitées de chronomètres abordables (+/- 1k€).
A quand la même chose avec Besançon ?24 décembre 2014 à 4h31 #420002726890Invité
Membre- Bacalhaueiro a écrit:
- […] n’importe quel manchot peut régler un 2824 mieux que la norme ISO 3159 […]
Ce n’est pas si faux que ça : il suffit de renvoyer sa montre chez le constructeur ou chez un horloger compétent pour obtenir un excellent réglage.
Autre indice : voir ce fil consacré à un concours de chronométrie il y a deux ou trois ans, où Tissot avait gagné (pour avoir bien réglé son calibre, évidemment), ce qui en avait énervé plus d’un.
En revanche, tu évoques l’aspect coût : c’est évidemment le nerf de la guerre. Pour être certifié COSC, il faudrait qu’une marque règle au petit poil chaque calibre qui sort de son usine, ce qui est impensable puisque le temps c’est de l’argent.
Mais si la question était : « Peut-on obtenir une précision digne du COSC avec un calibre de type 2824-2 (ou 6R15, au hasard…) », la réponse est : « Oui, avec un bon réglage ».
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