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- Ce sujet contient 37 réponses, 24 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Lenversducadran, le il y a 12 années et 11 mois.
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3 septembre 2013 à 15h20 #410000096924
oystercult
MembreBonjour à tous,
Mes amis savent que j’ai un vrai point faible pour ce mouvement utilisé par Tudor entre fin 50s et 68 dans les subs.
J’avais reçu ce mouvement en échange d’un neuf envoyé à un ami pour sa sub militaire américaine.Comme vous pouvez le voir c’est un tas de bou(s)e. On devine toutefois le rhodiage encore présent.


La boîte, cadran aiguilles, etc. étant encore utilisables pour reconstituer le tout, je décide comme ça, d’un coup, de me lancer dans le sauvetage de ce mouvement.
Le rotor a l’air joli bien que l’axe soit hors d’usage

Je continue bravement à démontrer les ponts mais dois m’arrêter quand je réalise que les vis sont complètement rouillées, comme les autres parties ferreuses:


J’avais lu quelque part un article qui concluait que le laiton supportait très bien l’action de l’acide
C’est alors que je prends la décision exécutive de dissoudre l’intégralité des pièces en acier.
Après une nuit dissolue (!), un passage aux ultrasons, du rodico, du fusain, de l’huile de coude et des brossettes en fibre de verre, le résultat est acceptable.
On voit néanmoins que tous ces traitements ont fait diparaître le rhodiage par endroits. Mais j’assume ma décision!
Je pose la roue de centre ainsi que le barillet, dont j’ai préalablement remplacé le ressort, cassé en 2 endroits:

Je monte ensuite le pont de barillet (admirez les vis toutes neuves) ainsi que la barrette de grande moyenne dont la plaque d’appui a été nettoyée et huilée.

Je retourne le mouvement et monte l’ensemble de remontage (OK, je triche, j’ai un mini-stock de ces pièces!)
On peut distinguer la couleur blanc-rosé-laiteuse de la platine. Il reste un peu de rhodium malgré ce que le capteur de mon téléphone peut laisser croire.
On constate également l’absence du rubis et son antichoc, encore punis dans le benzinier d’essence
Toujours un grand moment, l’huilage de la pierre de l’antichoc

Désolé pour la qualité médiocre des photos, le vrai défi est de penser à s’arrêter de travailler pour prendre une photo!
Si ce sujet vous plaît, j’essaie de poster la suite du sauvetage.
Amicalement, oystercult
3 septembre 2013 à 17h21 #420002244632shoulderblack
MembreIl est vrai qu’à la vue des premières photos, il fallait une sacrée motivation pour s’y mettre.
Bravo!
3 septembre 2013 à 17h38 #420002244633oystercult
Membre- shoulderblack a écrit:
- il fallait une sacrée motivation pour s’y mettre.
Bravo!
Sans les différents tutos de Loupe à l’oeil, Isosta, fulcanelli et al, je n’aurais jamais eu le courage de tenter le coup.
Je peux affirmer que ces grands m’ont permis de me lancer, en amateur et à un niveau très basique, dans le rhabillage.
Du coup, je collectionne et je restaure!3 septembre 2013 à 18h06 #420002244634brunod
MembreSalut,
Bravo pour le travail ! Je suis très intéressé par la fonte des pièces acier dans l’acide. Quel acide emploies-tu ?
Et oui, bien sûr que nous sommes curieux, donc poste la suite
Merci !3 septembre 2013 à 18h30 #420002244635regalis
MembreVu l’état du mouvement, je suis curieux de voir le cadran et les aiguilles

Mais le post est prometteur
3 septembre 2013 à 18h58 #420002244636G&N
MembreC’est excellent.
Quel savoir faire…!
Vite, la suite…3 septembre 2013 à 19h22 #420002244637oystercult
Membre- brunod a écrit:
- Salut,
Bravo pour le travail ! Je suis très intéressé par la fonte des pièces acier dans l’acide. Quel acide emploies-tu ?
Et oui, bien sûr que nous sommes curieux, donc poste la suite
Merci !
Désolé, je ne faisais pas durer le plaisir, mais je bosse en même temps et ça prend du temps de poster les photos, dans l’ordre, etc.
J’utilise de l’acide phosphorique à 64,5% (du dégrippant, quoi.)
Je n’ai pas tenté les autres acides, mon atelier étant ma cuisine!@regalis: le cadran et les aiguilles n’ont pas souffert paradoxalement et ont simplement nécessité un nettoyage et relumage.
La boîte en inox a bien résisté.Voici la suite en images
J’ai déjà assemblé le rotor et son pont. La tannée a été de retrouver dans mes boîtes les inverseurs, les nettoyer, huiler et assembler.
Je pense sincèrement que ces pièces ont du provoquer des grèves chez Rolex et faciliter le passage aux 28xx et 27xx.
Je positionne le rouage

Bientôt couvert par son pont (là, je suis en panne de vis neuves et c’est moins joli…)
ça a l’air facile sur la photo, mais ça a bien du me prendre 10min pour ajuster le tout (caféine pas bon pour l’aspirant horloger)
J’ai également monté l’ancre et son pont, issus de mon tiroir magique:
Je n’ai malheureusement pas pu récupérer le coq Tudor et ai du poser un équivalent FEF avec Incabloc au lieu du Kif original.
Re-huilage et re-repose de l’incabloc (re-migraine…) J’ai gardé l’ancien et vais vérifier avec mon horloger si on peut tenter une récupération. Ya quand même marqué Rolex dessus…
Histoire de donner les premiers tours de remontoirs, je pose la couronne, le rochet et la plaque qui les recouvre (super-bizarre cette pièce, on dirait de la tôle, mais ça maintient bien la roue de couronne)
Le cliquet et son ressort viennent aussi d’une FEF et sont parfaitement adaptables.
Juste pour la photo, je présente le pont de mécanisme auto avec le rotor non fixé. La photo rend mal, mais le mouvement est encore assez…rhodié.

Je m’aperçois que le spiral est complètement parti dans une autre dimension:

J’essaie tant bien que mal de le redresser à la brucelle, mais je ne suis pas complètement à l’aise. Les puristes ou les pros vont hurler, mais mon objectif n’est pas la précision, plutôt le sauvetage et la perspective d’un tic-tac. Je la donnerai à mon horloger pour réglages et achevage.

Vient le réemboitage. Mis à part un simple nettoyage aux US, je n’ai pas touché au métal mais on peut remarquer l’anse en haut à gauche qui a été sérieusement polie pour enlever
un gros p…une grosse rayure.
Côté cadran et aiguilles, j’ai fait ce que j’ai pu avec de la salive, de la peinture de modélisme et un peu de lumineux.
Ce n’est pas à tomber par terre, mais l’ensemble est plutôt cohérent
Avec un NATO et une lunette de récup, j’ai maintenant une Tudor de 65 que je peux porter dans la rue la tête haute, avec le sentiment d’avoir visité les profondeurs de cette machine et d’avoir trouvé la lumière!

Durée totale des travaux, 2 jours, coût des pièces: rien ou beaucoup (plusieurs années d’achat de mouvements plus ou moins complets), indice de stress: 150%, indice de trique: 100%. Bon bilan global…
Les prochaines étapes? Trouver une lunette correcte, faire achever et régler par mon horloger et… en trouver une autre pour recommencer!
Amicalement, oystercult
3 septembre 2013 à 19h40 #420002244638regalis
Membre
Beau travail, j’aime bien le style de rédaction (entre l’état du spiral et l’indice de satisfaction
) et le résultat final est bluffant.
Félicitations3 septembre 2013 à 20h26 #420002244639shoulderblack
MembreBravo, beau boulot!!!
J’adore cette Tudor, et puis 1965 quoi ….
3 septembre 2013 à 21h03 #420002244640ed2007
MembreEtonnant ! Félicitations pour le résultat…
3 septembre 2013 à 21h59 #420002244641victork
MembreToute mes félicitations. C’est un travail impressionnant. Quid du tic-tac et de la tenue de l’heure ?
3 septembre 2013 à 22h10 #420002244642Jerry
MembreSuperbe. Merci du partage !
J.3 septembre 2013 à 22h15 #420002244643chronofolie
Membre- Citation :
- Je n’ai malheureusement pas pu récupérer le coq Tudor
Pour quelle raison ?
3 septembre 2013 à 22h17 #420002244644LIPNOTIC
MembreSujet décapant!
3 septembre 2013 à 22h36 #420002244645isosta
Membresuper boulot et très beau résultat
pas fait de photos du travail sur le cadran ou d’un avant / après ?
Isosta
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