La traçabilité des anciennes

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  • #410000093368
    ZEN
    Membre

    Internet a fait exploser la diffusion des pièces d’occasion. En trois jours, une montre américaine de 130 ans peut devenir une pièce de votre collection. Je reste fasciné par cette idée qu’une montre vendue en 1884 dans une Amérique en pleine construction moderne puisse, après avoir appartenu à un banquier, un cow-boy ou un ingénieur, passer de main en main, de génération en génération pour atterrir un temps dans ma collection.

    Quand on pensait collection il y a seulement 10 ou 15 ans, on ne connaissait, en Europe, des montres américaines que ce qui avait été importé, transporté par les soldats américains des deux guerres ou ce que rapportaient des amateurs de leurs voyages outre Atlantique.

    Le net a changé la donne. Le brassage est total et dans les deux sens. Chose amusante, un Américain expliquait il y a quelques mois que pour lui Omega, Longines et autres ne fabriquaient quasiment que du haut de gamme. « Et pourquoi donc les montres suisses ne sont-elles pas toutes des 17 rubis ce qui est notre standard ? « 

    L’horlogerie américaine a effectivement misé sur des empierrements à 17 rubis, ce qui est un petit empierrement pour une américaine alors qu’en Suisse, c’est un haut de gamme.

    Les horlogeries suisses et américaines sont enfermées dans deux cultures très différentes. Que restera-t-il de tout cela dans 15 ou 20 ans quand le brassage mondial sera terminé. Aujourd’hui, une montre de poche achetée en Amérique du Sud a toute probabilité d’y avaoir été vendue neuve il y a 100 ans, dans 15 ans, elle pourra avoir transité par la Chine, les propriétaires américains et européens avec un cadran repeint en Thaïlande et une boite repolie en Russie.

    Les montres bulgares bidouillées à mort, les garde-temps exportés il y a un siècle puis transformés en bracelets, seront des pièces courantes. Si la traçabilité reste aujourd’hui possible, il y a fort à parier que ce sera de moins en moins évident.
    La mondialisation du commerce de l’occasion pourrait bien nous mettre à genoux pour trouver d’où viennent nos montres….

    #420002096637
    isochrone
    Membre
    ZEN a écrit:
    Les horlogeries suisses et américaines sont enfermées dans deux cultures très différentes. Que restera-t-il de tout cela dans 15 ou 20 ans quand le brassage mondial sera terminé.

    ?
    Des chinoiseries Chinois

    #420002096638
    MONTEMONT
    Membre

    D’un autre côté, il n’y aurait pas internet, certaines montres seraient difficilement trouvables, j’ai comme exemple deux montres de poches que j’ai acquise en Uruguay, (une Vulcain et une Ditisheim, toutes deux en Argent 925) j’ai beau regarder je n’en trouve pas en Europe (je ne fais que très rarement les brocantes et autres ventes cela dit)…

    Est on moins conservateurs en Europe et sont elles plus passées à la fonte que de l’autre côté de l’atlantique ???

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