Travailler dans l’horlogerie après une école de commerce ?

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 23)
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  • #410000085091
    spinnfire
    Membre

    Bonjour les FAMeurs,

    Lecteur assidu du forum mais posteur très exceptionnel, je me permet de solliciter aujourd’hui ses membres et plus particulièrement ceux dont l’horlogerie est une activité professionelle.
    Je sors d’une classe préparatoire HEC et je serai la rentrée prochaine en école de commerce. Inutile de vous expliquer pourquoi j’aime beaucoup l’horlogerie, je pense que les raisons sont à peu près les mêmes pour tout le monde ici. Et j’aurais l’impression de répéter une enième fois mon discours tenu pour la quasi totalité des oraux des concours d’entrée achevés il y a quelques jours… Incompréhensible
    Je souhaiterais donc m’orienter vers ce secteur (plus largement celui du luxe, on ne se refuse rien…), que ce soit dans le marketing -la fameuse « comm »- ou dans la logistique (supply chain management dans le jargon HEC&co). Ce choix n’est pas une inclinaisons passagère, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à faire ce type d’études et ce qui me motive depuis 2 ans maintenant.
    C’est pourquoi je lance une bouteille à la mer en espérant qu’elle puisse arriver jusqu’au clavier d’un professionel du secteur qui saurait m’orienter sur l’employabilité de personnes ayant mon profil, les types de métiers que je peux envisager et sur les -si rares- stages proposés par les marques.

    Sincèrement merci pour les eventuelles réponses ! thumleft
    J-B

    #420001783815
    matthieu14
    Membre

    Je me suis posé la même question, je viens d’avoir mon BAC + 2 et j’avais déjà effectué un stage de 3 mois lors de ma première année en vente sur la place Vendôme.
    A la fin de mes deux ans d’études, une opportunité s’est offerte à moi : soit aller dans une école dans commerce dans laquelle j’avais été accepté, soit intégrer une maison horlogère dans le secteur de la vente.
    J’ai choisi la seconde proposition, à voir si je vais le regretter ou non, l’horlogerie étant une de mes passions le choix n’a pas été difficile cependant je ne me destine pas à une carrière commerciale donc nous verrons ce que l’avenir nous réserve !!

    PS : le marketing et la fameuse comm n’ont rien à voir

    #420001783816
    spinnfire
    Membre

    Sympa comme cadre de stage Wink

    matthieu14 a écrit:
    PS : le marketing et la fameuse comm n’ont rien à voir

    J’avoue être passé rapidement de l’un à l’autre… Mais le fait est qu’en école le premier mène souvent au second.

    #420001783817
    Razgriz
    Membre

    Je me permets de ressusciter ce post au vu du manque de réponses, pour un sujet qui est pourtant intéressant (qui en tout cas m’intéresse).

    Je serais également intéressé par les carrières commerciales dans l’horlogerie, après une formation Sciences Po + école de commerce et deux ans d’expérience dans l’industrie, dans une fonction vente qui n’a pas grand-chose à voir dans les méthodes. Les questions que je me pose sont innombrables, et y répondre me permettrait de me faire une meilleure idée du secteur. Je sais que ce n’est pas une lubie, car je pense déjà à une telle éventualité depuis longtemps.

    La plus importante à mon sens, c’est le niveau de responsabilité, la stimulation personnelle, auxquels on peut accéder en tant que vendeur (boutique ou volant ou autre). Est-on scotché à attendre des clients ou les missions sont plus larges ? Pour quelles perspectives d’évolution par la suite ? Le boulot n’est-il pas répétitif ?

    Des indicateurs de rémunérations seraient aussi intéressants, que ce soit chez les AD ou dans les groupes.

    Je suis certain que des experts sont présents sur ce forum et que leur science serait précieuse à tous les jeunes passionnés qui s’interrogent.

    Merci d’avance !

    #420001783818
    matthieu14
    Membre

    5 ans après le post je peux encore répondre ahah

    Toutes tes questions dépendent de la boutique et de la marque dans laquelle tu travailleras

    Les responsabilités seront minimes au début dans tous les cas, si tu travailles chez un AD tu peux par la suite être ambassadeur d’une ou plusieurs marques au sein de la boutique, ou gérer le SAV, gérer les formations au sein de la boutique, gérer le merchandising etc etc

    L’évolution se fait selon la structure hierarchique de la boutique/marque : Conseiller de vente -> manager d’équipe -> directeur adjoint de boutique -> directeur de boutique -> Directeur de filiale -> CEO Rolex

    La plupart du temps, en qualité de vendeur, tu attends que le client entre en boutique. Lorsque tu as de plus grandes responsabilités, tu t’occupes du développement commercial, marketing, évenementiel, communication etc etc

    Certaines taches sont répétitives et quotidiennes, en matière de sécurité, merchandising etc concernant l’accueil, le conseil et la vente, c’est différent avec chaque client et c’est ce qui est intéressant.

    #420001783819
    Razgriz
    Membre

    Salut Matthieu,

    Bien content que ce soit toi qui répondes puisque j’imagine que tu as du pas mal évoluer en cinq ans d’horlogerie (si tu y es encore). Si tu peux partager des détails sur la suite de ta carrière, ça m’intéresse.

    Merci pour tes premières réponses. Je comprends que comme dans toute entreprise, la hiérarchie est bien en place mais que la mobilité existe sous réserve de performer (ou être fin politique, j’imagine bien) ?

    Je pressens aussi que tu ne débordes pas d’enthousiasme quant à ce que font les vendeurs…

    Dirais-tu que ce genre de poste est adéquat pour un bac +5 en termes de défis à relever et d’accomplissement, ou qu’il faut viser plus haut si possible ? Là encore, ça doit dépendre de la marque ? Je me demande bien quel est le profil d’un vendeur d’une marque style Jaeger ou Omega.

    Je me dit que sans expérience de vente luxe / horlogerie, il soit difficile de prétendre à autre chose que le bas de la pyramide, sans snobisme aucun pour les vendeurs, loin de là.

    #420001783820
    Othon
    Membre
    Razgriz a écrit:
    Je me demande bien quel est le profil d’un vendeur d’une marque style Jaeger ou Omega.

    ‘Haplogroupe O’ bien souvent, enfin sur Paris en tous cas.

    #420001783821
    MisterP
    Membre
    Razgriz a écrit:
    Dirais-tu que ce genre de poste est adéquat pour un bac +5 en termes de défis à relever et d’accomplissement, ou qu’il faut viser plus haut si possible ? Là encore, ça doit dépendre de la marque ? Je me demande bien quel est le profil d’un vendeur d’une marque style Jaeger ou Omega.

    Je me dit que sans expérience de vente luxe / horlogerie, il soit difficile de prétendre à autre chose que le bas de la pyramide, sans snobisme aucun pour les vendeurs, loin de là.

    Le coup des « défis à relever », les challenges, l’accomplissement, etc, ca c’est pour les blablas d’entretien et LM.
    Dans la réalité, tu dois vendre de la montre par tous les moyens. Point.

    Tu as un objectif CA mensuel sur chaque boutique à faire, un trend à suivre, du merchandising, des présentations de montre, +/- du sav, repassé ensuite vers les horlogers. Le tout englobé dans des process de vente prédéfinis, idem sécurité etc.

    Nombre de vendeurs en horlogerie ont un bac (voire parfois pas), un bts, ou un diplome de fac sans rapport aucun. Certains ne sont pas à plein temps et sont en médecine, en école d’ingé, en lettres etc. Beaucoup n’ont jamais bossé dans ce milieu auparavant.

    Les cadres opérationnels ont parfois un bts style muc, les cadres en N+1 hors opérationnel c’est école de commerce, formations spécialisées.

    Bonne présentation (style, langage etc), maitrise de plusieurs langues (l’anglais courant est nécessaire), capacité d’écoute, et d’intégration dans une équipe. Si le vendeur parle chinois, le cv passe sur le dessus de la pile.

    Envoie un CV en candidature spontanée aux marques, ou dépose le localement, tu auras forcément un retour RH.
    Selon le type de boutique, l’emplacement, la marque (les), les besoins changent.

    Les marques de volume sont effectivement de très bonnes écoles de formation pour passer sur des marques plus luxe. Délicat de vendre une montre à 20k sans maitriser certaines techniques de vente, et bien sur sans maitriser ce que l’on vend. Ca rend humble !

    #420001783822
    Dissident
    Membre

    Cela fait depuis le début de l’année que je bosse en retail dans l’horlogerie, et franchement, je te le déconseille, surtout si tu as la chance d’avoir fait de longues études: missions peu variées, majorité des clients achetant un statut social et n’y connaissant rien, te prenant souvent de haut parce que tu es « simple » vendeur, clients chinois en grands magasins insupportables, ne parlant pas un mot d’anglais et profondément irrespectueux de la marchandise, salaires démotivants, mauvaises conditions de travail ( faire le ménage de la boutique en costume (on me l’a demandé) travail le week-end (prépares-toi à ne plus voir tes amis vu que tes jours de repos seront en semaine), debout toute la journée et te faire hurler dessus par le manager si tu oses t’assoir cinq minutes parce que tu as mal aux jambes)). Plus la joie de voir l’état dans lequel les clients te ramènent leurs montres en SAV et d’avoir les doigts pleins de crasse quand tu fais le moindre changement de bracelet. Pour moi, c’était le job idéal, j’en suis vite revenu et cherche désormais autre chose à des horaires de bureau, quitte à reprendre mes études l’année prochaine !

    #420001783823
    Rosen
    Membre

    et hors boutiques ? mais dans les marques ? ou chez des sous-traitants ? en restant de le monde horloger ou joaillier ?

    tous les métiers commerciaux sont représentés. Chinois bon après pour une grande majeure partie des marques cela te demande
    de venir chez les Hélvètes Mr. Green

    #420001783824
    MisterP
    Membre
    Dissident a écrit:

    GL ? Mr. Green

    #420001783825
    Razgriz
    Membre

    @Othon : vrai ! À se demander parfois si quelqu’un parle le français dans leur équipe !

    @Mister P : je pense en effet que les besoins doivent changer du tout au tout en fonction des marques, d’où ma démarche de renseignement pour y voir clair et viser au bon endroit. Cela me fait me demander en quoi les vendeurs de très grandes marques style PP, ALS et VC diffèrent de ceux de marques haut de gamme comme JLC ? Ça a l’air d’être plutôt sélectif à vue de nez !

    @Dissident : Je me doutais un peu de cela, malheureusement, oui. Parfois il vaut mieux que la passion ne soit pas mêlée au boulot ! C’est indiscret si je te demande la marque pour laquelle tu bosses (en mp au pire) ? Et en termes de rému, c’est de quel ordre pour les différents grades ? Oui, parce que ça m’intéresse aussi, on va pas se mentir.

    @Rosen : Oui j’imagine qu’il y a tout l’écosystème des sous-traitants qui doit être passionnant mais le côté ingé / technique doit être plus prégnant, non ? Quant au marketing en lui-même au sein d’une marque très peu pour moi. Même si c’est une des pierres angulaires de ce business, je connais un peu le genre de gens qui compose ce milieu …

    Quant à vivre en Suisse, aucun souci j’adore ce pays pour y être allé cinq ou six fois. Dommage que les habitants ne le rendent pas aux Français 

    #420001783826
    Rosen
    Membre
    Razgriz a écrit:
    @Othon : vrai ! À se demander parfois si quelqu’un parle le français dans leur équipe !

    @Mister P : je pense en effet que les besoins doivent changer du tout au tout en fonction des marques, d’où ma démarche de renseignement pour y voir clair et viser au bon endroit. Cela me fait me demander en quoi les vendeurs de très grandes marques style PP, ALS et VC diffèrent de ceux de marques haut de gamme comme JLC ? Ça a l’air d’être plutôt sélectif à vue de nez !

    @Dissident : Je me doutais un peu de cela, malheureusement, oui. Parfois il vaut mieux que la passion ne soit pas mêlée au boulot ! C’est indiscret si je te demande la marque pour laquelle tu bosses (en mp au pire) ? Et en termes de rému, c’est de quel ordre pour les différents grades ? Oui, parce que ça m’intéresse aussi, on va pas se mentir.

    @Rosen : Oui j’imagine qu’il y a tout l’écosystème des sous-traitants qui doit être passionnant mais le côté ingé / technique doit être plus prégnant, non ? Quant au marketing en lui-même au sein d’une marque très peu pour moi. Même si c’est une des pierres angulaires de ce business, je connais un peu le genre de gens qui compose ce milieu …

    Quant à vivre en Suisse, aucun souci j’adore ce pays pour y être allé cinq ou six fois. Dommage que les habitants ne le rendent pas aux Français 

    même l’interne de la marque il n’y a pas que des ingé/tehnique tu trouves les achats, la production, le planning, la logistique, le customer service, les forcasts, le SAV c’est pleins de choses. et chez les sous-traitants pareils, c’est sincèrement pas la même chose qu’en France.

    #420001783827
    Zorba06
    Membre
    Razgriz a écrit:
    Salut Matthieu,

    Bien content que ce soit toi qui répondes puisque j’imagine que tu as du pas mal évoluer en cinq ans d’horlogerie (si tu y es encore). Si tu peux partager des détails sur la suite de ta carrière, ça m’intéresse.

    Merci pour tes premières réponses. Je comprends que comme dans toute entreprise, la hiérarchie est bien en place mais que la mobilité existe sous réserve de performer (ou être fin politique, j’imagine bien) ?

    Je pressens aussi que tu ne débordes pas d’enthousiasme quant à ce que font les vendeurs…

    Dirais-tu que ce genre de poste est adéquat pour un bac +5 en termes de défis à relever et d’accomplissement, ou qu’il faut viser plus haut si possible ? Là encore, ça doit dépendre de la marque ? Je me demande bien quel est le profil d’un vendeur d’une marque style Jaeger ou Omega.

    Je me dit que sans expérience de vente luxe / horlogerie, il soit difficile de prétendre à autre chose que le bas de la pyramide, sans snobisme aucun pour les vendeurs, loin de là.

    un bac+5 pour vendre des montres??? apprends plutôt le russe, le chinois et le japonais…

    tu économiseras 50k€ de frais de scolarité et autres et 3 ans de ta vie si c’est vraiment le métier que tu désires…

    #420001783828
    matthieu14
    Membre
    Razgriz a écrit:
    Salut Matthieu,

    Bien content que ce soit toi qui répondes puisque j’imagine que tu as du pas mal évoluer en cinq ans d’horlogerie (si tu y es encore). Si tu peux partager des détails sur la suite de ta carrière, ça m’intéresse.

    Merci pour tes premières réponses. Je comprends que comme dans toute entreprise, la hiérarchie est bien en place mais que la mobilité existe sous réserve de performer (ou être fin politique, j’imagine bien) ?

    Je pressens aussi que tu ne débordes pas d’enthousiasme quant à ce que font les vendeurs…

    Dirais-tu que ce genre de poste est adéquat pour un bac +5 en termes de défis à relever et d’accomplissement, ou qu’il faut viser plus haut si possible ? Là encore, ça doit dépendre de la marque ? Je me demande bien quel est le profil d’un vendeur d’une marque style Jaeger ou Omega.

    Je me dit que sans expérience de vente luxe / horlogerie, il soit difficile de prétendre à autre chose que le bas de la pyramide, sans snobisme aucun pour les vendeurs, loin de là.

    Quand j’ai écris ma réponse en 2012, j’étais conseiller de vente chez Hublot vendome, s’en est suivi :

    – Conseiller de vente chez Bucherer
    – Responsable du SAV chez Omega
    – Manager des ventes chez Bucherer
    – Directeur boutique Parmigiani Fleurier

    J’ai un BAC +5 Management et Marketing (de la L3 à la M2 par correspondance car je travaillais déjà chez Hublot puis Bucherer).

    Ce n’est pas parce que tu seras le meilleur vendeur que tu auras des responsabilités. Un bon vendeur n’est pas forcément un bon manager. C’est selon tes compétences, ton observation, diplomatie, envie, motivation et surtout l’opportunité.

    Si par la suite tu souhaites t’orienter vers un poste à responsabilité, le meilleur moyen est d’être vendeur en boutique durant quelques années. Ca te permet de mieux comprendre la vente, les clients, le stock, le marketing et surtout tes équipes. Tu sais de quoi tu parles car tu es déjà passé par là.

    L’exemplarité n’est pas un moyen d’action sur autrui, c’est le seul.

    La majorité des personnes avec qui j’ai travaillé de moins de 30-40 ans avait un bac +5 et était vendeur.
    De toute façon tu apprends 10 fois plus dans le monde du travail qu’à l’école, un bac +5 c’est qu’un bout de papier, ce n’est pas une porte d’entrée dorée pour devenir responsable, en tout cas dans l’horlogerie, ailleurs c’est peut être le cas.

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