Dérouillage électrolytique

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 17)
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  • #410000083340
    GLACIER GIRL
    Membre

    Bonjour à tous,

    Je voudrai aborder un sujet peu connu dans le monde de l’horlogerie mais très usité dans l’industrie et le milieu des collectionneurs de militaria.
    Il s’agit du dérouillage électrolytique.

    Connu depuis longtemps, la réduction des oxydes par l’hydrogène cathodique (Travaux de JOLIBOIS et de ses élèves à la Faculté de Stasbourg en 1949) peut faire des heureux parmi les collectionneurs d’objets anciens.
    Je joins un petit schéma explicatif pour réaliser ce bain électrolytique dont la taille du récipient doit être en rapport avec la dimension des pièces à nettoyer.

    Dérouillage électrolytique 081314054fa8fffd50631

    Utiliser un chargeur de batterie avec la batterie en tampon est un plus !

    Une fois branché, il se produit une réaction chimique qui dégage de l’hydrogène qui est un gaz excessivement inflammable, il est donc fortement conseillé de faire cela à l’air libre et de ne pas fumer à côté !

    Au bout de quelques heures en particulier sur les pièces en cuivre et ses alliages (bronze, laiton, etc…) les résultats sont spectaculaires !!

    Pour l’acier et les métaux ferreux toute l’oxydation même en profondeur disparait !

    Avantage de ce procédé et contrairement aux dires des détracteurs: il respecte absolument le métal sain, seuls les oxydes sont détruits.

    P.S. : Pour l’anode, on peut utiliser à la place du fer à béton du tampon « JEX » en inox.

    GLACIER GIRL

    #420001717145
    Toquante26
    Membre

    J’ai souvent entendu dire que cette méthode ne respecte pas les aciers ressorts…

    jocolor

    #420001717146
    GLACIER GIRL
    Membre

    Bonjour,

    C’est exact !

    Il suffit de ne pas les mettre !

    GG

    #420001717147

    +1 pour les ressorts

    c’est bcp plus facile avec un chargeur de batterie qu’une batterie

    enfin, pas d’intérêt de mettre de l’eau distillée, l’eau du robinet va très bien

    #420001717148
    GLACIER GIRL
    Membre

    Bonjour,

    Pas d’affolement, on est pas à la maternelle !!!

    La batterie sert de « tampon », demandez donc à un ingénieur en électronique…

    Pour l’eau et ce que l’on veut en faire, bien sûr que l’eau du robinet va bien mais l’eau distillée ou déminéralisée c’est un plus !

    Demandez donc à un ingénieur chimiste…

    GLACIER GIRL (Chef de projet )

    #420001717149

    Salut Glacier Girl,

    Quelques petites photos a l’appui pour voir le résultat?

    Merci Chinois
    guillaume

    #420001717150
    GLACIER GIRL
    Membre

    Bonsoir,

    Des photos, je n’en ai pas car je n’ai jamais pensé à en faire !
    Enfin, j’ai une montre retrouvée dans un bombardier Américain de 1944 :
    Dérouillage électrolytique Elginp10

    Sur votre PC, avec votre moteur de recherches, GOOGLE par exemple, cliquez sur l’onglet images, puis tapez dérouillage électrolytique.

    Les photos ce n’est pas ce qu’il manque.

    Ensuite vous pouvez cliquer sur le lien de ces photos.

    N.B. : Une grande partie des objets du « TITANIC » ont été traité par ce procédé.

    GLACIER GIRL

    #420001717151
    radiomir
    Membre

    Sujet techniquement intéressant, mais il faut avouer qu’avec des photos, c’est quand même plus parlant.

    De plus,

    GLACIER GIRL a écrit:
    Pas d’affolement, on est pas à la maternelle !!!
    GLACIER GIRL a écrit:
    demandez donc à un ingénieur en électronique…
    GLACIER GIRL a écrit:
    Demandez donc à un ingénieur chimiste…
    GLACIER GIRL a écrit:
    (Chef de projet )
    GLACIER GIRL a écrit:
    Les photos ce n’est pas ce qu’il manque.

    What the fuck ?!?

    #420001717152
    Toquante26
    Membre

    Pourquoi distiller l’eau puisque qu’il faut la charger avec du produit vaisselle, une lessive ?
    Peut-être pour s’affranchir du calcaire?

    Cette méthode marche bien, même sans ingé !!! Mr. Green

    jocolor

    #420001717153
    GLACIER GIRL
    Membre

    Bonsoir,

    Commençons par le commencement :

    La corrosion aqueuse.
    La corrosion des matériaux métalliques à température ambiante ou relativement peu élevée est essentiellement due à l’eau liquide venant à leur contact. La phase aqueuse peut être neutre, acide ou basique. La corrosion aqueuse est un processus électrochimique qui voit son origine dans le caractère de conduction électrique des deux phases en présence : conduction électronique dans la phase métallique et conduction ionique dans la phase aqueuse, appelée aussi électrolyte. Les réactions électrochimiques permettent les transferts de charge au niveau de l’interface entre le métal (électrode) et l’électrolyte.

    Sur certaines zones de l’interface métal – électrolyte, le métal s’oxyde sous la forme d’ions chargés positivement (ou cations) qui passent en solution dans le liquide ou sous forme de composés solides tels que des oxydes qui restent sur le métal.
    La réaction d’oxydation du métal (réaction anodique) peut s’écrire ainsi :

    où M représente le métal, Mz+ est le cation métallique à la valence z.

    Cette réaction d’oxydation libère des électrons qui doivent être consommés pour assurer la neutralité électrique. C’est pourquoi une ou plusieurs réactions de réduction d’espèces chimiques oxydantes (réactions cathodiques) présentes dans la phase aqueuse ont nécessairement lieu simultanément à l’interface. Les réactions cathodiques les plus courantes sont les réductions de l’oxygène dissous, des ions H3O+ ou de l’eau :

    Ce processus constitue une pile de corrosion dans laquelle le courant dit anodique va du métal vers la phase aqueuse aux endroits où il se corrode (zones anodiques) et le courant dit cathodique entre dans le métal aux endroits où le ou les espèces oxydantes se réduisent (zones cathodiques ). En l’absence de courant électrique extérieur les courants anodique et cathodique sont égaux et de sens opposés.
    Les produits des réactions (1) et (2) sont des ions qui peuvent rester en solution ou réagir pour donner un précipité (produit de corrosion) selon la réaction :

    Dans le cas des aciers ordinaires, on forme ainsi de la rouille. Dans certains cas (aciers inoxydables par exemple) il se forme une couche d’oxyde protectrice de très faible épaisseur (quelques nanomètres) : on parle alors de « passivité » et la vitesse de corrosion résiduelle est très faible. Certains métaux ou alliages tels que ceux d’aluminium ou de titane du fait de leur grand pouvoir réducteur s’oxydent rapidement et se recouvrent d’une couche d’oxyde protectrice.
    Par ailleurs, les atomes d’hydrogène formés sur les zones cathodiques ont tendance à se recombiner en hydrogène gazeux diatomique :

    Cependant, une partie de cet hydrogène atomique peut pénétrer dans la phase métallique (notamment dans les aciers au carbone) et conduire à différentes formes de fragilisation par l’hydrogène (notamment en cas de surprotection cathodique).
    La vitesse de corrosion d’un métal est donc directement liée à l’intensité des réactions anodiques et cathodiques qui se déroulent à l’interface. Le flux d’électrons, qui est donc le courant de corrosion, est lié, par la loi de Faraday, à la quantité de métal oxydé.

    Dérouillage électrolytique La_pil10

    De ce fait la vitesse de corrosion d’un métal peut s’exprimer de diverses manières : en courant de corrosion (par exemple en microampères par cm²), ou en masse de métal oxydée par unité de temps et par unité de surface (par exemple mg par dm² et par jour) ou encore en épaisseur de métal oxydée par unité de temps (par exemple µm par an).
    Pour l’acier ordinaire on a sensiblement la correspondance suivante :

    Les paramètres importants qui régissent la vitesse de corrosion sont nombreux et dépendent du matériau (composition, état de surface, état métallurgique…), du milieu (composition chimique, notamment pH et potentiel redox, complexants, etc…) et des conditions à l’interface (vitesse du fluide, température, …).

    L’approche cinétique de l’étude de la corrosion par le tracé des diagrammes densité de courant/potentiel (courbes de polarisation) permet de quantifier les échanges de courant et donc la vitesse de corrosion et le besoin en courant de protection cathodique. Ces courbes, utilisant un générateur de courant continu (potentiostat) permettent de déterminer la vitesse des réactions anodique (oxydation du métal) et cathodique (réduction de l’oxydant du milieu –qui peut être l’eau elle-même-) en fonction du potentiel d’électrode (mesuré par rapport à une électrode de référence –voir ci-après). En l’absence de courant imposé extérieur le métal est à son potentiel de corrosion libre, les courants anodiques et cathodiques étant égaux en valeur absolue.

    Dérouillage électrolytique Courbe10

    Dérouillage électrolytique Diagra11

    Le potentiostat impose une valeur déterminée Vin potentiel de l’électrode de travail ET (métal) par rapport à une électrode de référence ER. Cette polarisation du métal est obtenue par le passage d’un courant, dont on mesure l’intensité I, entre ET et une électrode auxiliaire (ou contre-électrode) CE.
    Au potentiel libre de corrosion Ecorr, la valeur du courant anodique (égale au courant cathodique) représente le courant de corrosion icorr. Le courant global mesuré dans le circuit électrode de travail/contre-électrode est la somme algébrique des courants anodique et cathodique.
    Les réactions électrochimiques ne sont pas distribuées de façon uniforme en tout point de la surface métallique. Par exemple, la zone anodique (oxydation du métal) peut présenter des localisations et étendues très variables, caractérisant l’aspect de la corrosion (corrosion généralisée, plus ou moins uniforme, ou corrosion localisée conduisant par exemple à la formation de piqûres ou de fissures).

    Dérouillage électrolytique Metall10
    Les aspects d’un solide métallique corrodé:

    A : état initial B) corrosion généralisée C) corrosion localisée, piqûres, crevasses D) attaque sélective d’un alliage biphasé E) attaque préférentielle aux joint de grains F) fissuration par corrosion sous contrainte

    Dérouillage électrolytique Diagra10

    La thermodynamique permet de prévoir les domaines de stabilité des espèces chimiques présentes dans un système de corrosion. Les diagrammes potentiel pH (diagrammes de Pourbaix), ainsi obtenus sont des auxiliaires précieux pour connaître l’influence d’une variation de pH ou de potentiel sur les domaines de stabilité ou de prédominance des ions ou composés considérés.
    La zone (a) correspond au domaine d’immunité dans le cas où le matériau métallique est l’espèce stable.
    La zone (b) correspond à un passage en solution des ions métalliques.
    La zone (c) correspond à la précipitation d’un composé sur le métal.
    Le domaine de stabilité de l’eau est limité par les réactions d’oxydation ou de réduction de l’eau (formation d’oxygène ou d’hydrogène).

    A suivre,

    GG

    #420001717154
    StephenOrlac
    Membre
    GLACIER GIRL a écrit:
    …

    Il y a beaucoup plus simple que ça : Isosta.

    I love you

    Je garde en mémoire sa Seamaster 120.

    #420001717155
    radiomir
    Membre

    Merci Dérouillage électrolytique Proflogop

    RADIOMIR (ingénieur en matériaux métalliques et polymères)

    #420001717156
    GLACIER GIRL a écrit:
    Bonsoir,

    Des photos, je n’en ai pas car je n’ai jamais pensé à en faire !
    Enfin, j’ai une montre retrouvée dans un bombardier Américain de 1944 :
    Dérouillage électrolytique Elginp10

    Sur votre PC, avec votre moteur de recherches, GOOGLE par exemple, cliquez sur l’onglet images, puis tapez dérouillage électrolytique.

    Les photos ce n’est pas ce qu’il manque.

    Ensuite vous pouvez cliquer sur le lien de ces photos.

    N.B. : Une grande partie des objets du « TITANIC » ont été traité par ce procédé.

    GLACIER GIRL

    pas vu beaucoup de montre, mais effectivement cela semble efficace…., meme si perso, je n’oserai m’y aventurer…
    merci tout de meme pour la combine

    guillaume

    #420001717157
    GLACIER GIRL
    Membre

    Bonsoir,

    Cette montre a été retrouvée dans un bombardier Américain qui s’était posé sur le ventre sur un glacier en Islande.
    Son épave a été en partie broyée par le glacier en perpétuel mouvement.
    Dans les débris de cet avion il y avait cette montre très rouillée.
    Elle est passée au bain puis a été restaurée dans les règles de l’art par un maître horloger.
    Elle fonctionne à nouveau…68 ans après…

    GLACIER GIRL

    #420001717158
    Bertrand
    Membre

    concernant cette montre, je pense sincèrement que cette méthode n’a servi qu’à pouvoir démonter la montre afin de changer toutes pièces en acier.

    par ailleurs je confirme que cette technique fonctionne très bien, je l’utilise régulièrement depuis 10 ans, mais pas sur des pièces de montre

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