FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu : Un Franc-Comtois invente une montre révolutionnaire [Guy Sémon]
- Ce sujet contient 12 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
L0r@N, le il y a 15 années et 6 mois.
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12 avril 2011 à 12h29 #410000070233
ZEN
Membre- Citation :
Guy Sémon, cancre notoire au collège Cuvier de Montbéliard, devenu ingénieur mathématicien vient de développer une montre révolutionnaire chez TAG Heuer.
« On doit vivre sa vie. Pas la subir ! » Guy Sémon livre sa philosophie comme un uppercut. Large d’épaules, mâchoires carrées, cheveux en brosse et regard bleu acier, il ressemble à ces acteurs hollywoodiens qui l’ont tant fait rêver. Pourtant, il est Franc-Comtois. Et fier de l’être. Avec l’historien bisontin Christophe Faivre, il s’apprête d’ailleurs à publier un ouvrage de généalogie qui prouve l’ancrage de sa famille, dans la région, depuis 1308. Les perspectives du collégien Guy Sémon, au Cuvier de Montbéliard, paraissaient cependant bien obscurcies. « J’étais un cancre. Un vrai ! Je ne comprenais rien. Je devais aller en CPPN (NDLR : Classes préprofessionnelles de niveau, destinées aux élèves en très grandes difficultés). Je revois encore ma mère pleurer dans le bureau de M. Archinard, le surveillant général, pour finalement obtenir que je passe un CAP de mécanique puis d’ajusteur ». Toujours pas de quoi entrevoir un avenir doré. « Mon enfance, c’est l’insouciance, l’ambiance de la guerre des boutons. Construire des cabanes, attraper des truites… »
« Il n’y a pas 10 % de ce que l’on peut mettre dans une montre mécanique qui a été inventé »
L’adolescent qui prend le relais est vite tourmenté par une conscience naissante. L’armée l’attire de même que les USA où deux de ses tantes sont parties s’établir au début du XX e siècle. Le rêve américain le taraude un peu plus quand son père, qui est allé voir ses sœurs outre-Atlantique, revient les mains chargées de cadeaux liésà la conquête spatiale. Mais entre les fantasmes de piloter puisés dans ses lectures de Buck Danny ou en voyant les avions de la BA 116 de Luxeuil, et son niveau scolaire, c’est l’abîme. Le Grand Canyon. Une rencontre s’avère alors cruciale. « M. Curry, mon prof de maths, s’est rendu compte que j’avais un don pour la matière ». Les données de l’équation de l’existence de Guy Sémon se mettent, dès lors, en ordre. Après un été d’études en Californie, il décroche sa prépa et intègre la Marine nationale, comme élève pilote. Une carrière se dessine mais le tempérament fougueux du Montbéliardais ne s’accommode guère avec la rigueur et la discipline militaires. Retour sur le plancher des vaches, le nez dans les bouquins. Après un bref passage par l’Éducation nationale en tant que prof, Guy Sémon décide de voler de ses propres ailes. Son degré de compétences (en maths) le propulse dans une autre dimension. Le temps s’accélère à vitesse grand V dans une métaphore qui préfigure sa vie d’aujourd’hui. L’ingénieur mathématicien devient un interlocuteur privilégié de l’Armée, tant pour la mise au point du pilote automatique de la frégate Lafayette que pour développer un simulateur de vol pour les hélicoptères et pour le centre d’essais en vol d’Istres.
Le hasard d’un vol entre Sion et Genève le fait basculer vers le microcosme de l’horlogerie, en 2004. Son interlocuteur, un designer, est confronté à une équation insoluble pour réaliser des courroies révolutionnaires sur le prototype de la Monaco V4 de TAG Heuer. « Je lui ai dit que je pouvais lui faire ses courroies », dit-il simplement. Banco ! « Je ne connaissais rien à l’horlogerie. J’ai posé le problème d’un point de vue physique, mathématique. J’ai donc inventé un logiciel de conception et j’ai construit cette montre comme un hélicoptère ou un avion ». Le résultat est tellement concluant que la marque décide de créer une division Recherche & Développement et d’en confier la direction à Guy Sémon. Deux autres chronographes révolutionnaires sont nés. Dont le Mikrotimer, dévoilé à Bâle fin mars, capable de mesurer et d’afficher le millième de seconde. Une usine à gaz pour laquelle douze demandes de brevets ont été déposées. « Le boulot d’un ingénieur est de faire des simplifications. Celui d’un horloger est de créer des complications. Il n’y a pas 10 % de ce que l’on peut mettre dans une montre mécanique qui a été inventé », lâche, comme une ultime provocation l’ancien cancre devenu maître du temps. Maître de son destin.
Sam BONJEAN
12 avril 2011 à 12h33 #420001340299ZEN
MembreGuy Sémon est réellement quelqu’un d’extraordinaire
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).12 avril 2011 à 12h48 #420001340300Bob le bricoleur
MembreJ’ai usé mes fonds de culotte sur les mêmes bancs de collège que lui, pas à la même époque sans doute…
12 avril 2011 à 13h45 #420001340301voxduc25
Membre- Bob le bricoleur a écrit:
- J’ai usé mes fonds de culotte sur les mêmes bancs de collège que lui, pas à la même époque sans doute…

Combien sommes nous sur FAM à être des anciens du Cuvier ? Mais je suis comme toi surementt pas la même promo que guy sémond
12 avril 2011 à 16h33 #420001340302alrov
MembreTout cela est impressionnant, j’ai hâte de voir le résultat présenté à Bâle
12 avril 2011 à 19h42 #420001340303Odin
MembreCaptivant cette évolution.
Heureusement que quelqun dans le systéme scolaire a réussi à déceler ce don.13 avril 2011 à 1h36 #420001340304tititonio25
Membre« Comtois, rends-toi ! » « Nenni, ma foi ! » (Ah y sont fous ces francs-comtois
Pour ma part, j’avais beaucoup d’amis au Cuvier mais j’étais sur les bancs du Lycée Grand-Chênois.
13 avril 2011 à 2h51 #420001340305koudeta
Membreje n’ose pas imaginer le prix de sa création
13 avril 2011 à 3h07 #420001340306Invité
Membre- ZEN a écrit:
- Guy Sémon est réellement quelqu’un d’extraordinaire
A n’en pas douter
Impressionnant13 avril 2011 à 11h25 #420001340307Southside
MembreBonjour,
Incroyable cet article …
Je ne savais pas qu’il était franc-comtois …
Ahhhh le Cuvier, BAC ES en 1999 pour ma part … Je ne savais pas que nous étions aussi nombreux sur FAM à venir de ce coin…
Et combien d’entre nous travaillent à Paris maintenant
je serais curieux de savoir !Je suis le premier à défendre notre savoir faire horloger, et des marques comme PEQUIGNET font vraiment honneur à notre belle région !
Bonne soirée
13 avril 2011 à 11h32 #420001340308martiniracing
Membre- ZEN a écrit:
- Le boulot d’un ingénieur est de faire des simplifications. Celui d’un horloger est de créer des complications.
Pas mal cette phrase!
13 avril 2011 à 14h42 #420001340309FURET
MembreMerci Zen pour ces informations qui complètent les éléments que j’avais déjà pu lire sur ce personnage hors du commun!
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« Le prix s’oublie, la qualité reste! » (Les tontons flingueurs)13 avril 2011 à 15h08 #420001340310L0r@N
MembreC’est bluffant de pouvoir s’affranchir de règles établies depuis longtemps!
révolutionnaire, c’est le mot!
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