Blancpain: Fifty Fathoms, histoire

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    patran
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    Un peu d’histoire concernant la fifty fathoms de blancpain, l’article n’y est pas vraiment dédié, mais puisqu’il en parle je me permet de le poster dans l’éphémère (en gras et couleur dans l’article).

    Bob, saboteur de Churchill, premier nageur de combat français et aventurier

    PARIS, 7 jan 2011 (AFP) – 07/01/2011 06h57 – Saboteur de Churchill pendant la guerre, père des nageurs de combat français, forestier et pétrolier en Afrique, acteur du dernier film de Jean-Luc Godard: Robert dit « Bob » Maloubier, 87 ans, a traversé le XXème siècle comme un aventurier.

    Bob Maloubier, c’est aussi une gueule. Une « grande gueule », glissent ses rares détracteurs. Moustache blanche façon major des Indes, oeil pétillant, blazer bleu marine avec le blason du Special Boat Service (SBS, nageurs de combat britanniques) dont il est breveté, insigne des nageurs de combat français en or au cou: l’homme en impose.

    Sans oublier une faconde rare pour raconter sa vie sans jamais se prendre au sérieux. Bob Maloubier, fils de bonne famille, né à Neuilly-sur-Seine le 2 février 1923, est l’un des trois derniers survivants de la section française du Special Operations Executive (SOE), créé par Winston Churchill en juillet 1940 pour saboter et désorganiser les armées allemandes en Europe occupée.

    Ami de Fernand Bonnier de la Chapelle, auteur de l’attentat contre l’amiral Darlan en décembre 1942 à Alger, Bob Maloubier s’engage dans le SOE à 19 ans. « C’était le début de l’aventure », dit-il à l’AFP. Parachuté en France à deux reprises, notamment dans le Limousin au lendemain du débarquement du 6 juin 1944, Bob Maloubier multiplie les sabotages mais est blessé à deux reprises.

    Il quitte l’armée britannique avec le grade de capitaine et la prestigieuse décoration DSO (Distinguished Service Order). Une décoration accordée seulement à une soixantaine de Français pendant la guerre. Il n’en reste plus que deux, dont Bob Maloubier, qui a le droit de porter sur sa carte de visite les initiales DSO après son nom.

    De cette période, il garde « un peu de nostalgie » et laisse échapper son émotion quand il parle de ses camarades tués, comme Violette Szabo, agent de la section française du SOE, exécutée début 1945 à Ravensbrück.

    Après la guerre, « j’étais à 22 ans un agent chevronné ». Il entre alors dans les services français pour dix ans. Au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece, devenu DGSE), Bob Maloubier participe à la création du service action, et fonde en 1952 avec Claude Riffaud l’unité des nageurs de combat.

    Les deux hommes dessinent même leur montre de plongée. Blancpain, une maison suisse d’horlogerie réputée, sort en 1953 le premier modèle de la « Fifty Fathoms » (50 brasses, soit 91 mètres, la profondeur à laquelle elle doit encore fonctionner). Cette montre, devenue mythique, sera adoptée par les Navy Seals, les plongeurs de combat américains.

    Forestier au Gabon, il rencontre Albert Schweitzer, devient pétrolier chez Shell, met sur pied la garde personnelle du président gabonais Léon Mba en 1965, sous l’égide de Jacques Foccart. En 1967, il est en poste pour Shell à Lagos lorsque éclate la guerre du Biafra.

    Officiellement à la retraite – un mot qu’il abhorre – à 63 ans, il se lance dans une carrière d’écrivain, racontant sa vie de saboteur et d’agent secret avec quatre livres publiés. Sans illusion sur ses talents littéraires, il assure « être un écrivain du dimanche qui n’aura jamais le Goncourt ».

    Il campe un rôle de vieil espion dans le dernier opus de Jean-Luc Godard, « Film Socialisme », sorti en 2010. « J’ai aussi descendu les marches de Cannes en juin 2009 ».

    Bob Maloubier – 88 ans dans un mois – vient de rendre à son éditeur un cinquième livre, en prépare un sixième et s’apprête à partir pour les Etats-Unis pour présenter le dernier modèle de la « Fifty Fathoms ».

    « La vie, c’est l’action, la retraite, c’est la mort », lâche le vieil aventurier.

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