FORUMAMONTRES › Forums › Forum ZENITH Forum Officiel Francophone › Qui a conçu le El Primero ?
- Ce sujet contient 12 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
nicola60, le il y a 13 années et 12 mois.
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4 décembre 2010 à 17h39 #410000065370
ZEN
MembreLa question est souvent posée quant à l’origine précise du El Primero. Zenith s’est-il appuyée sur Movado qui commercialisait à l’époque un calibre à haute fréquence de 36 000 alternances ? Y a-t-il eu ou non recours à des moyens extérieurs ? Ou au contraire le mouvement est-il 100% Zenith ?
Les réponses à ces questions nous obligent à retourner dans l’histoire de Zenith qui en 1959 absorba Martel Watch, une entreprise du Pont de Martel qui fabriquait des calibres notamment pour Universal Genève. Martel Watch en qualité de sous-traitant n’avait pas réellement les moyens d’une expansion que pourtant l’entreprise recherchait. Universal Genève n’était pas un client « suffisant » pour permettre à cette entreprise d’accroitre ses volumes de production. Faute de moyens financier, l’entreprise Martel Watch était réputée par la quailté de ses mouvement et surtout son aptitude à innover et à gérer des évolutions techniques rapidement. La petite structure était souple et dotée d’un bureau d’étude très performant mais d’une unité de production mal adaptée.
Quand Zenith absorba l’enteprise, l’organisation du travail fut revue et les modes de fabrication adaptés à l’organisation de la nouvelle maison mère. Martel Watch devint ainsi un atelier de Zenith, démembré mais bel et bien un outil totalement controlé par Zenith. Les créations de calibres qui pouvaient encore se faire dans les ateliers de Pont de Martel étaient donc supervisées et validées par la manufactures de la rue des Billodes.
En 1962, Zenith prévoit de devoir fêter dignement le centenaire de la manufacture, centenaire qui doit intervenir en 1965. Il y a alors deux projets importants et plusieurs projets de moindre importance. Dans les projets importants, il y a la construction d’une nouvelle manufacture qui se terminera pour des raisons budgétaires par la réalisation de l’actuelle façade et des locaux modernes dans cette architecture verrière et métallique que nous connaissons encore aujourd’hui.
Le second projet est celui d’un concept nouveau de calibre de chronographe à remontage automatique intégré, à roue à colonne et à haute fréquence sans que dans le projet initial ne soit précisé si la haute fréquence à retenir est celle de 28 000 ou celle de 36 000 alternances par heures.
A l’éqoque la manufacture Zenith a fait des tests en ateliers de haute fréquence à 36 000 sur le 135, le 261 et sur le 707, calibres exclusivement réservés aux concours. Il existera bien sur des versions commerciales du 135 et du 261 (la référence de ce dernier variant selon les cas). Les chronométriers de Zenith ont limité la fréquence à 28 800 pour le 707, calibre le plus rapide présenté par Zenith à un concours. A l’époque, Lémania, Longines , Movado travaillent tous sur des mouvements à haute fréquence, jusqu’à 72 000 notamment pour Lémania.
Toutes les manufactures se heurtent au même problème, à savoir celui de la lubrification et des traces d’huile sont projetées systématiquement sur les éléments réglants avec une usure prématurée des parties mobiles et un dysfonctionnement. Pour cette raison Zenith ne s’avance pas dans la conception d’un calibre commercial à 36 000 alternances et développe parallèlement à ses recherches sur les fréquences élevées, un calibre de chrono automatique intégré.
Le projet n’est pas prêt en 1965 car l’arrivée de la déferlante du quartz, fait craindre une course à la précision avec laquelle les mouvements mécaniques ne peuvent rivaliser. La création de la holding MZM Movado, Zenith Mondia en 1969 est bien trop tardive même si l’alliance commerciale date de 1967, pour imaginer que Movado ait participé à la création du calibre. En outre, pour accéder à la haute fréquence, Zenith a investigué dans une nouvelle forme d’échappement autolubrifié et dans des matériaux que Movado n’utilisait pas. Le processus de recherche et de développement est donc bel et bien interne à Zenith. Les chronométriers de Zenith qui avaient travaillé sur les calibres de concours furent mis à contribution car il n’avaient plus de montres à préparer pour les concours qui avaient pris fin en 1968.
Le projet 3019 PHC fit donc des allers retours entre le bureau de développement situé à Martel Watch et les ateliers des chronométriers pour sa mise au point finale comme le raconte aujourd’hui l’un des chronométriers en activité à l’époque. La double exploitation par Movado et Zenith du mouvement présenté par Zenith seul le 10 janvier 1969 au moment ultime où il commençait à fonctionner, est un signifiant de la paternité exclusive du calibre. L’exploitation se fera sous deux noms différents par Movado avec le nom de Datachron puis de Datron et par Zenith. Les modèles sont visuellement les mêmes, les Movado davantage destinés au marché américain étant doté de 17 rubis contre 31 pour les autres marchés. Les publicités seront également assez parallèles … Mais il n’y a pas eu confusion de Movado et Zenith lors de la conception …

4 décembre 2010 à 17h50 #420001220322phyllyon
MembreSuper, merci
4 décembre 2010 à 18h12 #420001220323FURET
MembreMerci ZEN pour ces précisions qui viennent judicieusement compléter l’article consacré à MOVADO dans la RVM et dans lequel est très (trop?) brièvement effleuré la genèse de EL PRIMERO!
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« Le prix s’oublie, la qualité reste! » (Les tontons flingueurs)4 décembre 2010 à 18h13 #420001220324Pierre-Yves
MembreSais-tu pourquoi Movado a fait le choix de mettre la date à 12 heures ?
4 décembre 2010 à 18h52 #420001220325ZEN
MembreLa différenciation avec Zenith est la seule cause. L’idée d’ailleurs n’est pas ultra-judicieuse puisque la date est cachée à chaque fois que le chrono est remis à zéro, position la plus fréquente.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 décembre 2010 à 19h16 #420001220326FURET
Membre- ZEN a écrit:
- La différenciation avec Zenith est la seule cause. L’idée d’ailleurs n’est pas ultra-judicieuse puisque la date est cachée à chaque fois que le chrono est remis à zéro, position la plus fréquente.
Effectivement, plutôt "balaud"!
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« Le prix s’oublie, la qualité reste! » (Les tontons flingueurs)5 décembre 2010 à 16h59 #420001220327ZEN
Membre
Oui et la marque réitère …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).5 décembre 2010 à 18h02 #420001220328georges zaslavsky
Membremerci pour ce partage
6 décembre 2010 à 13h22 #420001220329Zorrino
MembreSans trop s’éloigner du sujet, d’où vient cette légende tenace qui voudrait que le terme espagnol el primero soit de l’espéranto ?
28 octobre 2012 à 23h06 #420001220330nicola60
Membre- ZEN a écrit:
- …Les réponses à ces questions nous obligent à retourner dans l’histoire de Zenith qui en 1959 absorba Martel Watch, une entreprise du Pont de Martel qui fabriquait des calibres notamment pour Universal Genève…
Con il permesso dell’autore:
“…Lo studio comincia nel 1963, guidato da Raoul Pellaton. Disegni fatti a mano, come si usa all’epoca. Nel 1968 i prototipi sono pronti ed è a questo punto che entra in scena il testimone con cui mi sono intrattenuto qualche mese fa: Pierre-Alfred Roulet, giovane laureato assunto con l’incarico di presiedere all’ingegnerizzazione dei componenti in acciaio, vale a dire l’adattamento alla produzione su scala industriale. Tra i dilemmi di quei mesi c’è la frequenza: i Pellaton sono favorevoli alle 36.000 alternanze/ora, ultimo grido della tecnica, ma la scelta dell’oscillatore giusto (bilanciere-spirale) si rivela complicata. È proprio Roulet, insieme con René Gygax (che in seguito passerà a Rolex), a trovare la soluzione giusta…”Avec la permission de l’auteur:
"… L’étude a débuté en 1963, sous la direction de Raoul Pellaton. Dessins faits à la main, tel qu’il est utilisé à l’époque. En 1968, les prototypes sont prêts et c’est à ce moment que le témoin passe avec qui j’ai parlé il ya quelques mois: Pierre-Alfred Roulet, jeune diplômé prises avec la tâche de présider l’ingénierie des composants en acier, ce qui dire l’adaptation de la production à l’échelle industrielle. Parmi les dilemmes de ces mois est la fréquence: Pellaton sont en faveur de 36.000 alternances / heure, le dernier cri de la technique, mais le choix de l’oscillateur juste ( balancier- spiraux) s’avère compliqué. Il est Roulet, avec René Gygax (qui passe plus tard pour Rolex), pour trouver la bonne solution … "


http://www.10e10.ch/207101/207301.html
http://forums.watchuseek.com/f27/short-history-martel-watch-co-zenith-chronographs-660565.html
28 octobre 2012 à 23h36 #420001220331ZEN
MembreMerci Nicolas . Les premières traces de la volonté de Zenith de créer un calibre de chrono à remontage automatqiue datent de 1962 lors d’une réunion qui suggére une étude de faisabilité et vise à déterminer le temps nécessaire pour son développement. Les choix opérationnels furent faits en novembre 62.
Raoul Pellaton dut faire du stop and go car le projet fut tantôt freiné, tantot remis en route.
Les chronomètriers de Zenith travaillèrent sur le calibre en 1968 pour finaliser la mise au point de l’échappement et de la lubrification.__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).29 octobre 2012 à 9h36 #420001220332croixdemalte
MembreNicola, sei dappertutto ormai!
30 octobre 2012 à 10h36 #420001220333nicola60
Membre- nicola60 a écrit:
- Con il permesso dell’autore:
“…Lo studio comincia nel 1963, guidato da Raoul Pellaton. Disegni fatti a mano, come si usa all’epoca. Nel 1968 i prototipi sono pronti ed è a questo punto che entra in scena il testimone con cui mi sono intrattenuto qualche mese fa: Pierre-Alfred Roulet, giovane laureato assunto con l’incarico di presiedere all’ingegnerizzazione dei componenti in acciaio, vale a dire l’adattamento alla produzione su scala industriale. Tra i dilemmi di quei mesi c’è la frequenza: i Pellaton sono favorevoli alle 36.000 alternanze/ora, ultimo grido della tecnica, ma la scelta dell’oscillatore giusto (bilanciere-spirale) si rivela complicata. È proprio Roulet, insieme con René Gygax (che in seguito passerà a Rolex), a trovare la soluzione giusta…”Avec la permission de l’auteur:
« … L’étude a débuté en 1963, sous la direction de Raoul Pellaton. Dessins faits à la main, tel qu’il est utilisé à l’époque. En 1968, les prototypes sont prêts et c’est à ce moment que le témoin passe avec qui j’ai parlé il ya quelques mois: Pierre-Alfred Roulet, jeune diplômé prises avec la tâche de présider l’ingénierie des composants en acier, ce qui dire l’adaptation de la production à l’échelle industrielle. Parmi les dilemmes de ces mois est la fréquence: Pellaton sont en faveur de 36.000 alternances / heure, le dernier cri de la technique, mais le choix de l’oscillateur juste ( balancier- spiraux) s’avère compliqué. Il est Roulet, avec René Gygax (qui passe plus tard pour Rolex), pour trouver la bonne solution … «- Spoiler:
Ringrazio l’autore Marco Strazzi, dal sito 10e10.ch
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