FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Qui s’intéresse encore aux grands prix d’horlogerie ? Billet
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tictacben, le il y a 16 années et 1 mois.
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2 septembre 2010 à 13h31 #410000061756
ZEN
MembreLe microcosme horloger va se retrouver à Genève pour le grand prix d’horlogerie … C’est le type même d’évènement qui n’intéresse que ceux qui y participent. L’écho médiatique est quasi nul et ce genre de concours est si convenu qu’on s’en ressent éloigné. Comment imaginer que ce genre de concours fait "vendre" des montres ? A quelle génération faut-il appartenir pour croire une seconde que la communication d’une marque va trouver un écho avec ce type de prix d’un autre âge ? Evidemment et on ne saurait le remettre en cause, on imagine le plaisir d’organiser une sortie horlogère permettant la dénaphtalinisation des smokings. Mais ces prix roulent sur les rails d’une rare indifférence des amateurs et des consommateurs. C’est même pire que cela quand ces derniers lisent que le prix des montres augmentent en pleine pré-sortie de crise. Aucun bilan financier de ces soirées n’est jamais communiqué et c’est bien le droit des organisateurs mais il serait temps de parler plus directement aux consommateurs et de leur donner des éléments pour mieux discerner le travail que les montres renferment.
Le métier d’horloger, le savoir faire, l’histoire des manufactures, la conquète sociale de l’heure, la conquète de la précision, la chronomètrie, le travail de conception des montres sont infiniment plus intéressants que trois images de personnes empressées autour d’une flûte de champagne avec un regard crispé vers l’objectif d’un photographe et une légende commune.
Et si le microcosme cessait de se contempler et de s’autocongratuler sur les bénéfices pour passer aux choses sérieuses de l’horlogerie ? C’est ici comme pour une équipe de foot , le plaisir des joueurs sur le terrain ne fait pas celui des spectateurs.2 septembre 2010 à 16h23 #420001137024Rotor
MembreMis à part la mondanité de l’exercice (faut bien faire bosser les traiteurs et les loueurs de smoking), n’est-ce pas comparable à ce qui peut se passer avec les présentations de collections vestimentaires des designers? Car finalement, en tout cas pour ce qui est de la sape, c’est une manière d’ancrer les futures tendances, de passer la pièce unique ou la complication vestimentaire (et oui, un vêtement peut l’être) dans le marché plus accessible à tout le monde.
Evidemment cela servira de support pub à la marque qui remporte la mise, et c’est un "etalon qualité" pour le consommateur lambda (il en existe qui peuvent acheter des montres très chères) pas forcément connaisseur… Et puis, oui, c’est un exercice d’un autre âge, mais avec une empreinte "tradition". Et la tradition aussi, ça fait vendre.
Bref, amha, un outil de vente avant tout! Et une occase de taper sur l’épaule des "copains", avec les traces de gras des petits fours, et se retrouver dans le trombi de "Cote Montres"…
10 septembre 2010 à 21h55 #420001137025tictacben
Membre- ZEN a écrit:
- Le microcosme horloger va se retrouver à Genève pour le grand prix d’horlogerie … C’est le type même d’évènement qui n’intéresse que ceux qui y participent. L’écho médiatique est quasi nul et ce genre de concours est si convenu qu’on s’en ressent éloigné. Comment imaginer que ce genre de concours fait "vendre" des montres ? A quelle génération faut-il appartenir pour croire une seconde que la communication d’une marque va trouver un écho avec ce type de prix d’un autre âge ? Evidemment et on ne saurait le remettre en cause, on imagine le plaisir d’organiser une sortie horlogère permettant la dénaphtalinisation des smokings. Mais ces prix roulent sur les rails d’une rare indifférence des amateurs et des consommateurs. C’est même pire que cela quand ces derniers lisent que le prix des montres augmentent en pleine pré-sortie de crise. Aucun bilan financier de ces soirées n’est jamais communiqué et c’est bien le droit des organisateurs mais il serait temps de parler plus directement aux consommateurs et de leur donner des éléments pour mieux discerner le travail que les montres renferment.
Le métier d’horloger, le savoir faire, l’histoire des manufactures, la conquète sociale de l’heure, la conquète de la précision, la chronomètrie, le travail de conception des montres sont infiniment plus intéressants que trois images de personnes empressées autour d’une flûte de champagne avec un regard crispé vers l’objectif d’un photographe et une légende commune.
Et si le microcosme cessait de se contempler et de s’autocongratuler sur les bénéfices pour passer aux choses sérieuses de l’horlogerie ? C’est ici comme pour une équipe de foot , le plaisir des joueurs sur le terrain ne fait pas celui des spectateurs.
Parfaitement d’accord ZEN

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