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BubbleTagger, le il y a 16 années et 9 mois.
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16 décembre 2009 à 7h29 #410000051352
ZEN
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Un code à bulles infalsifiable
[ 16/12/09 ]
A partir de bulles d’air prises dans de la résine, la start-up française Prooftag a développé une étiquette impossible à contrefaire pour authentifier produits de marque, oeuvres d’art ou documents administratifs.
Donner à un produit ou à un document un moyen d’identification aussi unique que les empreintes digitales pour les humains : tel est l’intérêt du code à bulles. C’est une première. Les autres moyens d’authentification, comme les hologrammes, filigranes, encres ou bandes magnétiques sont produits en masse et n’identifient pas le produit. Conçu par Prooftag, PME de Montauban (Tarn-et-Garonne) d’une trentaine de personnes, le code à bulles est, selon ses fondateurs, unique, inimitable, infalsifiable et inamovible. « Copier des bulles est impossible, affirme Franck Bourrières, directeur opérationnel de Prooftag. Elles sont générées de façon aléatoire, selon un processus chaotique. Elles ont des formes variées, grossissent, fusionnent jusqu’à la solidification de la résine. »
Produits de prestige
Lorsque, il y a une dizaine d’années, les ingénieurs de Novatec, laboratoire privé de recherche pour l’industrie électronique, ont observé ces bulles formées inopinément lors de la mise au point d’un procédé de dépôt d’adhésif, ils ont tout fait pour les supprimer. Sans succès. D’où l’idée de breveter le procédé et d’en explorer les potentialités. En quelques années, ils ont validé la possibilité de lire des bulles, testé l’intérêt pour leur idée, remporté plusieurs prix avant de créer Prooftag fin 2004. Au total, Novatec puis Prooftag ont levé quelque 10 millions d’euros en dix ans.
Depuis, les bulles font leur chemin sur les marchés prometteurs de l’authentification, à commencer par des produits d’excellence comme les grands vins. « De 25 à 30 vignobles de prestige, en France et aux Etats-Unis, authentifient désormais leurs bouteilles avec nos « scellés à bulles », explique Franck Bourrières. « Nous leur fournissons les solutions clefs en main. » Pour les plus gros producteurs, l’étiquette est appliquée automatiquement en ligne d’embouteillage sur le col de la bouteille, recouvrant en partie la capsule, supprimant du même coup les risques de réembouteillage, certifiant ainsi les bouteilles de la cuve jusqu’à la dégustation… au plus grand bénéfice du consommateur, qui a déboursé quelques dizaines à quelques milliers d’euros.
Dans la même veine, depuis le mois de juin, un horloger suisse de prestige, Parmigiani, authentifie sa production de quelques milliers de montres par an, dont le prix moyen est de quelque 60.000 euros. Plus récemment, Hewlett-Packard a signé un partenariat avec Prooftag pour authentifier les oeuvres numériques d’artistes et photographes imprimées sur ses imprimantes professionnelles. Un site Internet, arttrust-online.com, gérera la base de données entre HP et ses clients en janvier 2010.
Les étiquettes livrées par Prooftag comportent le code à bulles, une fine pastille de résine transparente d’environ un centimètre carré dans laquelle les bulles sont emprisonnées, et une référence alphanumérique aléatoire qui lui est associée. Avant livraison, chaque code à bulles est photographié et référencé dans la base de données de Prooftag.
Les documents officiels en vue
La référence alphanumérique permet via Internet d’authentifier le produit de façon visuelle en comparant le code à bulles à cette photo. Selon Prooftag, ce simple contrôle visuel serait efficace à 99,5 % en moins de cinq secondes. En outre, des lecteurs électroniques automatiques permettent un contrôle formel. Ils éclairent le code à bulles, calculent des signatures électroniques à partir d’algorithmes spécifiques et les comparent à celles de la base de données. Trois générations de lecteurs ont été développées : un premier connecté à un PC, un second autonome connectable en Bluetooth à un téléphone, PDA ou ordinateur et le dernier-né – conçu avec Detracom, spécialiste des radiocommunications -est intégré à un radiotéléphone professionnel pour équiper les forces de l’ordre.
Car la PME ne veut pas se limiter à l’authentification des objets. Prooftag a développé depuis deux ans des solutions au Burkina Faso pour authentifier les documents douaniers. Elle vise désormais le marché des documents officiels : carte d’identité, passeport, vignette automobile, permis de conduire et les certificats en tout genre qui servent à les établir et seraient, quant à eux, bien plus facilement falsifiables. De quoi faire !
http://www.lesechos.fr/info/metiers/020214517105-un-code-a-bulles-infalsifiable.htm
16 décembre 2009 à 8h18 #420000877651Emmanuel H
MembreC’est une belle technologie ! J’ai rencontré il y a deux jours un gars très sympa qui propose l’application de cette technologie dans le domaine de l’art, pour garantir l’authenticité des oeuvres. Je portais ma Parmigiani et il était effectivement au courant de l’utilisation de ce système par Parmigiani dans le domaine de l’horlogerie.
Emmanuel
16 décembre 2009 à 10h09 #420000877652ftikai
MembreBon, et comment on fait pour pour voir si les bulles sont bien bonnes?
Facile, d’abords faire des bulles:

Ensuite les goûter .
16 décembre 2009 à 10h21 #420000877653Rallod
MembreTremper le produit dans le Champagne ?
ok je sort ….
31 décembre 2009 à 12h00 #420000877654BubbleTagger
MembreBonjour à tous,
pour lever toute ambiguité sur la suite de mon propos, je travaille chez Prooftag et suis en charge du secteur horloger.Pour répondre à Ftikai,
une photo du code à bulles prise à la création de la carte est accessible en ligne avec un simple numéro porté sur la carte à bulles accompagnant la montre.
Un téléphone suffit pour faire la manip (wap, edge, 3G et même une application iPhone) .
Pas besoin de lecteur spécifique : les yeux suffisent pour dire si un code à bulles correspond à la photo associée : c’est le mécanisme utilisé naturellement pour reconnaitre un visage déjà vu.
L’oeil compare soit des groupes de bulles, soit des espaces vides et en trois à quatre fois on peut dire si le code à bulles correspond à la photo ou non.
La correspondance prouve que la carte est bien enregistrée et les informations accompagnant la photo décrivent le produit protégé.L’intérêt de cette solution pour chacun d’entre nous qui veut acheter une montre est de pouvoir obtenir une preuve de son authenticité.
On rentre dans une ère où une marque se construit de moins en moins avec des stars et des campagnes institutionnelles monolithiques, mais de plus en plus avec le bouche à oreille et Internet : les communautés d’amateurs offrent une puissance inaccessible à une marque pour éviter les pièges qu’attirent inévitablement les produits de valeur et la passion.
Il est donc logique que les marques offrent aux (futurs) propriétaires la possibilité de valider eux-même l’authenticité des pièces avant d’acheter.Si Parmigiani a été la première marque horlogère à utiliser des cartes à bulles, elle n’est plus la seule. Je ne vous en dis pas plus en attendant l’annonce officielle.
Juste un indice : il s’agit d’une marque suisse très dynamique !
Joyeux réveillon plein de bulles à tous !
Philippe -
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