Actu : Claret recrute malgré la crise

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  • #410000047302
    ZEN
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    Claret recrute malgré la crise
    L’horloger Christophe Claret subit, comme ses clients, la crise économique mondiale.

    Contrairement à bon nombre de concurrents dans l’industrie, l’horlogerie Claret maintient la tête hors de l’eau.Info-Box
    Vingt bougies

    La manufacture Christophe Claret fête cette année 20 ans d’innovation. Pour célébrer l’événement, elle a créé un modèle d’exception, la DualTow, un chronographe monopoussoir planétaire, à sonnerie mécanique et tourbillon, qui sera vendu sous son nom.

    «Les deux premiers exemplaires de cette pièce commémorative sont actuellement en production», explique Christophe Claret. Les acheteurs sont des particuliers, clients de détaillants de la marque, l’un en Ukraine, l’autre en Asie. «Seuls soixante-huit exemplaires seront fabriqués».

    Ce modèle illustre le savoir-faire horloger et la créativité dans le design de la manufacture du Locle (NE). Une ou deux montres devraient sortir des ateliers chaque mois.
    Pour autant, la société du Locle (NE), et sa bonne centaine d’employés, n’a pas encore eu recours au chômage partiel. Elle vient même de recruter six collaborateurs.

    «Je suis plutôt optimiste en cette rentrée même si, comme nos clients nous avons été touchés par la crise», a indiqué dans un entretien accordé à l’ATS Christophe Claret, dirigeant et seul actionnaire de la société éponyme. Pour la première fois, les vacances d’été ont été rallongées d’une semaine.

    64 calibres en 20 ans

    «Mais nombre d’entreprises du secteur ont fermé leurs portes durant deux mois», poursuit-il. Mettant à profit cette période de calme forcé après cinq années de croissance du chiffre d’affaires (de 5 à 10% par an), l’entreprise continue d’investir dans les projets qui aboutiront au lancement de nouveaux produits.

    Installée au Locle depuis 1999, la société Christophe Claret a développé une créativité reconnue, qui s’est traduite par le développement de 64 calibres de grandes complications. «Nous travaillons aujourd’hui pour dix-huit clients».

    Report de commandes

    La manufacture, dont la production est presque totalement verticalisée, fournit des grands noms de l’horlogerie tels qu’Harry Winston, Ulysse Nardin, Guy Ellia ou encore Jean Dunand, dont Christophe Claret est actionnaire à 50%.

    «On fabrique 420 mouvements par an, ce qui est peu. Cela correspond à une dizaine de mouvements en moyenne par calibre, mais ce sont des pièces uniques, toutes vendues. Il n’y a pas de stock», explique Christophe Claret.

    Néanmoins, comme l’ensemble du secteur horloger, la société a souffert de la mauvaise conjoncture et de l’effondrement des marchés en quelques mois. Elle table donc sur un chiffre d’affaires en recul de 20% par rapport à celui de 2008, soit un retour au niveau de 2007.

    Recrutements

    Pour autant, l’entreprise n’a pas baissé la garde. «Nous avons été fermes avec les clients», précise son patron. «Des accords raisonnables ont été passés pour reporter plutôt qu’annuler des commandes».

    Fin 2008, au plus fort du marasme, l’effectif a été ramené à une centaine de personnes avec quelques licenciements et des départs volontaires. Mais en cette rentrée, six nouveaux collaborateurs ont été recrutés, portant à 115 le nombre total de salariés au Locle.

    Aujourd’hui, alors que les signes de reprise apparaissent en Asie mais aussi aux Etats-Unis, la société Christophe Claret a conservé sa capacité de création. Elle est prête à mettre à profit les derniers investissements réalisés dans la manufacture.

    Indépendance

    «Les délais étaient souvent très longs dans la sous-traitance, nous avons donc décidé de nous équiper en interne», explique Christophe Claret, lui-même à l’origine de nombreux développements dont un procédé permettant d’usiner et de polir les creusures dans le saphir.

    D’ici peu, une ligne de robotisation à 17 axes, destinée à l’usinage des boîtes et des platines les plus complexes, sera opérationnelle. «Je suis un entrepreneur, je prends des risques et j’investis sur l’avenir et notre savoir-faire», souligne le patron.

    Les investissements ont presque été totalement autofinancés. «Nous disposons d’une bonne santé financière», conclut l’actionnaire unique de l’entreprise, qui tient à conserver son indépendance.

    http://www.20min.ch/ro/news/economie/story/29547310

    #420000793465
    nermal
    Membre

    Que certaines complications relèvent plus du tour de force que de l’avancée horlogère puriste, rien à faire : cela me plaît.
    De nouveaux modes d’affichage, de nouveaux types de mécanismes, une innovation réellement tournée vers l’Horlogerie, cela me séduit toujours.
    Les tarifs… pas les miens hélas… mais ils sont à ce niveau sans importance. Ces objets-là comme quelques autres ont un prix, parce qu’il faut bien qu’ils en aient un.
    Mon seul souhait est que ceux qui peuvent s’offrir ces pièces soient assez riches pour les financer, mais pas excessivement riches pour y ressentir bien plus que le fait de les posséder.
    Longue vie à cette entreprise et à ceux qui la font vivre, tant les marques qui sont ses clientes, que ses clients finaux. Chinois

    #420000793466
    Invité
    Membre

    c’est l’un des gros avantage de posséder le savoir faire que les commanditaires n’ on pas,c’est normal que CC recrute il ait incontournable dans les hautes complications.

    #420000793467
    Invité
    Membre

    le haut niveau technique, une production minimaliste
    un savoir faire hors norme
    voilà la rraison du maintien, et même des embauches
    bravo C Claret même si cela a un prix très très élevé

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