Actu : Yema encore un avenir en France ?

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 18)
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  • #410000031952
    liosor
    Membre

    http://www2.partage-facile.com/1055587-Yema_ER_vendredi_1er_aoA�t.pdf.html
    Article paru dans l’Est Républicain hier.

    J’ai cherché sur le forum et je n’ai pas trouvé d’info sur la prise de contrôle de cette maison horlogère française ! ! ! Quelqu’un à une trace de ce changement d’actionnaire majoritaire ?

    D’ailleurs il est évoqué la location de leur nouveau site alors que sur World Tempus le communique nous montre le bâtiment d’une manière différente Shocked
    http://www.worldtempus.com/wt/1/11615/8533

    #420000486652
    Carlsson38
    Membre

    En tout cas, vu le poids du groupe PEACE MARK, je serais président du Swatchgroup, je me ferai un peu de soucis :
    http://www.worldtempus.com/wt/1/11615/8356
    Shocked

    #420000486653
    gregorypons
    Membre

    Pas de panique concernant Yema.

    Le rachat par des investisseurs chinois (Peace Mark) n’est pas nouveau : il était annoncé par Business Montres il y a presque dix-huit mois, donc L’Est républicain enfonce des portes ouvertes.

    C’est, au contraire, un atout pour une marque "indépendante" d’être adossée à un tel groupe, ce qui lui ouvre à la fois de grandes facilités industrielles, non seulement en Chine (boîtes, bracelets, cadrans, mouvements) mais aussi en Suisse (où Peace Mark possède Soprod et quelques autres ateliers de complications).

    L’accord passé avec Dominique Roger peut se qualifier de purement technique. C’est, d’une part, une histoire de Chinois, Dominique Roger Diffusion veillant en France sur les marques du groupe Egana (Hong Kong), dont il semblerait qu’il ait aujourd’hui passé des accords stratégiques avec Peace Mark.

    C’est, d’autre part, une histoire de rationalisation : il est très coûteux de développer un réseau de distribution autonome pour Yema (une quinzaine de commerciaux qui tournent dans toute la France), alors qu’une structure comme DRD a déjà des équipes qui font le même boulot pour une douzaine de marques, dont plusieurs sur le même créneau de boutiques que Yema. Donc, logique économique.

    Ceci ne devrait pas remettre en cause le concept de marque de Yema : refaire des montres françaises de qualité (mécaniques et quartz), accessibles, avec une fabrication 100 % Made in France dès que possible. Le tout en recréant, à Besançon, un vrai pôle horloger français, en liaison avec l’Observatoire pour la certification des mouvements…

    Si le salut de l’horlogerie française passe par les Chinois de Peace Mark, qui sont également propriétaires de plusieurs griffes de mode (Thierry Mugler, Vuarnet, etc.) et aussi de Japy (projets de relance en cours), pourquoi pas ?

    @ + tout le monde.
    G

    #420000486654
    Jean-Marc
    Membre

    Merci à vous pour les informations sur Yema et à Grégory pour cette analyse économique très intéressante et rassurante sur le développement de la marque, le réseau de distribution, la re-création d’un pôle horloger à Besançon en liaison avec l’Observatoire, etc.
    Il reste à souhaiter que les nouvelles montres Yema ne soient pas surdimensionnées (pour ne pas dire monstrueuses, amha) comme celles de la dernière gamme, mais retrouve leur aspect plus traditionnel et personnel qui a su faire leur charme et leur intérêt depuis des décennies.
    Cordialement à vous

    #420000486655
    Carlsson38
    Membre

    Le problème, c’est que les goûts horlogers évoluent et les nouvelles clientèles pour ce type de créneau prix sont très volatiles. Elles surfent de marques en marques au gré de la mode.
    C’est dur pour une marque de se relancer en trouvant un nouveau style sans renier ses origines. Ok, ça ne plaira pas aux puristes des modèles vintage, mais ça doit pouvoir trouver sa place sur le marché de la montre à 200/300€.
    Et mis à part les plongeuses SOUS MARINEsurdimensionnées, le reste de la gamme type LANDGRAF et RALLYGRAF Rectangulaire ou ronde, sont des modèles très typés et originaux. Une identité propre à Yema.

    #420000486656
    ZEN
    Membre

    Yema ex-propriété de Seiko est maintenant aux mains d’un groupe Chinois qui outre les rachats rappelés par Grégory Pons prépare d’autres choses notamment avec une marque Anglaise mais c’est là , encore confidentiel.

    Les investisseurs asiatiques dans l’horlogerie ne sont ni à craindre , ni à rechercher simplement parce que business is business et que les approches sont avant tout économiques.

    L’identité Française de Yema, je la souhaite comme tout le monde mais à l’heure de la mondialisation , les débouichés de Yéma ne peuvent se limiter à la France.

    Yema compte bien se développer en asie marché autrement porteur. Refaire des montres en France , 100% françaises ? Je n’y crois pas beaucoup ce serait un suicide économique. Un contresens qui ne servirait personne…

    Le "Bon" vieux temps est le bon vieux temps mais la réalité économique est tout de même éloignée des images d’Epinal. Et puis c’est quoi le style Français ? La France fait-elle encore la mode ? Incompréhensible Pas sur …

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    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420000486657
    pam63
    Membre

    Il est toutefois bien clair, que depuis le début en 2004, Mr Bekensteiner, le repreneur soit-disant miracle de l’Horlogerie Française, en ayant arraché notre Yema National au " Dragon japonais Seiko ", ne faisait qu’une opération financière à son propre et seul bénéfice en grugeant les éventuels clients avec une histoire concoctée à l’eau de rose … tout ça pour aller jeter la marque dans les griffes d’un Dragon Chinois à peine deux ans après !

    Non content d’avoir trompé ses premiers clients revenus vers Yéma en étant attendris par cette belle histoire (dont je fais partie), il s’avère que les Montres Yema "Maison Horlogère Française 1948" sont d’une qualité très moyenne pour ne pas dire médiocre (la Yema que j’ai achetée, la sous marine 300M, a déjà fait 3 allers-retours au SAV en 3 ans et elle est retombée en Panne voici 6 mois … je l’ai remisée au placard).

    Encore une "entourloupette" de financier en mal de dollars ….

    Vraiment DOMMAGE !!!

    #420000486658
    bartabas
    Membre
    gregorypons a écrit:
    une fabrication 100 % Made in France dès que possible. Le tout en recréant, à Besançon, un vrai pôle horloger français, en liaison avec l’Observatoire pour la certification des mouvements…

    Si le salut de l’horlogerie française passe par les Chinois de Peace Mark, qui sont également propriétaires de plusieurs griffes de mode (Thierry Mugler, Vuarnet, etc.) et aussi de Japy (projets de relance en cours), pourquoi pas ?

    Pourquoi pas ? Parce que cela ne se passera jamais. Et c’est faire preuve d’angélisme que de croire le contraire.

    Les groupes chinois sont aujourd’hui des prédateurs effrénés qui recherchent la marque, l’enseigne, le nom qui permettront de nouveaux débouchés commerciaux à leur produits. Ils se fichent totalement de maintenir un semblant de production dans les pays où ils font leurs emplettes. Mais promettent, toujours, au petit peuple, la main sur le cœur, d’avoir le souci de rester ou revenir produire ici. Ces deep-pocket ont leurs méthodes "propres" pour s’assurer du soutien des personnes clés (politiques, personnel des procédures collectives, etc …)
    Et ne se gênent pas pour apposer en toute impunité un "made in France" sur des produits finis importés directement de leurs usines.

    L’argument de l’économie d’échelle est leur préféré.

    ZEN a écrit:
    Les investisseurs asiatiques dans l’horlogerie ne sont ni à craindre , ni à rechercher simplement parce que business is business et que les approches sont avant tout économiques.

    Le "Bon" vieux temps est le bon vieux temps mais la réalité économique est tout de même éloignée des images d’Epinal.

    Comme tu dis, Zen, business is business … mais alors regardons la réalité en face et cessons de faire semblant de croire à des arguments du style : "nous ne pouvions faire autrement, les économies d’échelle, ils vont investir, etc …"

    comme dans tant d’autres sociétés reprises, au retour des vacances, les gens de Yema vont apprendre qu’ils sont virés. Ne restera qu’une cellule croupion gérant l’administration et les (ré)expéditions.

    Yema est mort, comme l’ont été avant elle la coutellerie Barenthal, la coutellerie Couzon, les boîtes de conserves de tomate Le Cabanon, etc … Et la liste est longue.

    #420000486659
    Jean-Marc
    Membre
    Citation :
    Les groupes chinois sont aujourd’hui des prédateurs effrénés qui recherchent la marque, l’enseigne, le nom qui permettront de nouveaux débouchés commerciaux à leur produits. Ils se fichent totalement de maintenir un semblant de production dans les pays où ils font leurs emplettes. Mais promettent, toujours, au petit peuple, la main sur le cœur, d’avoir le souci de rester ou revenir produire ici. Ces deep-pocket ont leurs méthodes "propres" pour s’assurer du soutien des personnes clés (politiques, personnel des procédures collectives, etc …)
    Et ne se gênent pas pour apposer en toute impunité un "made in France" sur des produits finis importés directement de leurs usines. Bartabas

    C’est vrai que c’est faire preuve d"angélisme (dont j’ai tendance à faire preuve) de croire en un renouveau, même modeste, de l’industrie horlogère en France, à Besançon, face à la rapacité des groupes financiers chinois ou autres (hindous, russes, etc) dont le seul but est le retour sur investissement et qui se fichent totalement des traditions, de l’histoire, des particularismes qui font la richesse des marques, des pays.
    Certes, il n’a jamais été question ici de revenir au "Bon" vieux temps, mais la "Réalité économique" , qui s’accélère, avec des effets souvent néfastes ne doit pas tout expliquer, tout justifier, tout valider.

    #420000486660
    liosor
    Membre

    Je crois qu’il ne faut pas se leurrer sur les réelles intentions des chinois avec Yema. S’ils voulaient en faire une vraie "maison horlogère française" comme elle prétend se définir ils commenceraient par investir dans un véritable outil de production.

    C’est gratifiant pour Yema de voir un tel groupe s’intéresser à elle. Mais Peace Mark ne recherche que le nom, le "prestige" de Yema. Cette marque sera toujours plus vendeuse qu’une marque totalement inconnue ou chinoise. Yema n’est plus indépendante, il ne reste qu’un nom qui servira à vendre une fabrication chinoise. Peut-être restera t’il un peu d’assemblage à Besançon pour garder un label français sur qq modèles mais je ne les vois pas aller plus loin en l’état actuel des choses. Quand on peut faire la même qualité pour moins cher pourquoi se priver.

    L’horlogerie à Besançon il en reste quoi ? Quels outils de production sont en service ? Combien de personnes dépendent de l’horlogerie ? Personnellement je ne crois pas au phénix qui renait de ses cendres. Il y avait un vrai secteur horloger avant mais maintenant c’est fini. Il faut savoir tourner la page. Alors, peut-être une voie est possible dans la micro mécanique par exemple mais l’horlogerie mécanique non. Sur quelles bases se lancer ? Il ne reste que peu de choses des savoirs-faire, les traces, archives sont quasi inexistantes. C’est un pan entier de l’histoire industrielle de la région qui a disparu. Le cout d’une renaissance ex-nihilo imposerait trop de contraintes économiques pour que cela soit viable tant le suisse made est important ou les fabrication asiatiques moins couteuses. L’observatoire de Besançon ok mais le reste je suis sceptique.

    gregorypons a écrit:
    Pas de panique concernant Yema.
    Le rachat par des investisseurs chinois (Peace Mark) n’est pas nouveau : il était annoncé par Business Montres il y a presque dix-huit mois, donc L’Est républicain enfonce des portes ouvertes.

    Il est possible de voir cet article (je n’ai encore Rolling Eyes rien trouvé sur le net). L’ER n’enfonce aucune porte d’ailleurs, l’article relate laconiquement l’info sans parti pris je trouve. Ca leur sert d’argument pour mettre en avant le changement du pouvoir décisionnaire.

    #420000486661

    Je reste pour ma part convaincu qu’il est possible de relancer une production de montre en France, comme les allemands le font à Glashutte. L’horlogerie francaise avait finit par disparaitre car elle misait tout sur une production de masse de montres abordables. Il faut simplement qu’elle se recentre sur des produits de qualité haut de gamme. La France jouit toujours d’une image forte dans le monde de la mode et du luxe, notamment d’ailleurs en Asie. Il faut arrêter de penser que l’industrie francaise est morte, tout est encore possible à qui veut bien s’en donner les moyens…

    #420000486662
    Carlsson38
    Membre

    Le probleme est que les industriels français d’aujourd’hui n’ont plus la même grinta que pouvait avoir des grands visionnaires des 60/70ies.
    Les directeurs de boites françaises ne sont que des gestionnaires d’acquis, ils sont formaté par leurs grandes écoles, ils sont complétement déconnectés de la vie réelle et de l’attente d’un client. Pour essayer de comprendre un consommateur, ils commandent des études de marché à tout va à des sociétés qui eux aussi ne connaissent rien au marché sur lequel ils enquètent.
    Le but des industriels français aujourd’hui, c’est de voir où ils peuvent le plus faire du fric pour faire plaisir aux actionnaires et pour eux même. C’est pas d’innover, de chercher ou de créer.
    Pourtant des boites comme LVMH ou PPR qui eux ont les moyens de relancer une belle et noble création horlogère française, se contentent de faire plaisir à leurs actionnaires sans prendre de risques pour ne pas faire chuter le cours des actions en bourse.
    Enfin bon j’utopise mais ca me fait mal de voir ce gachis passé et actuel.

    #420000486663
    onon
    Membre
    Carlsson38 a écrit:
    Le probleme est que les industriels français d’aujourd’hui n’ont plus la même grinta que pouvait avoir des grands visionnaires des 60/70ies.
    Les directeurs de boites françaises ne sont que des gestionnaires d’acquis, ils sont formaté par leurs grandes écoles, ils sont complétement déconnectés de la vie réelle et de l’attente d’un client. Pour essayer de comprendre un consommateur, ils commandent des études de marché à tout va à des sociétés qui eux aussi ne connaissent rien au marché sur lequel ils enquètent.
    Le but des industriels français aujourd’hui, c’est de voir où ils peuvent le plus faire du fric pour faire plaisir aux actionnaires et pour eux même. C’est pas d’innover, de chercher ou de créer.
    Pourtant des boites comme LVMH ou PPR qui eux ont les moyens de relancer une belle et noble création horlogère française, se contentent de faire plaisir à leurs actionnaires sans prendre de risques pour ne pas faire chuter le cours des actions en bourse.
    Enfin bon j’utopise mais ca me fait mal de voir ce gachis passé et actuel.

    Le but de toutes entreprises et de gagner de l’argent. Et toutes les boites de luxe que tu sites font 90% de leur CA en dehors de l’hexagone.

    Contrairement à ce que tu penses, les dirigeants français sont bien coté et mêmes recherchés pour leur qualités.
    Tu parle de LVMH, proprietaire de TAG HEUER, c’est pourtant bien une marque qui fait de la RD, sans parler de ZENITH, ect…

    Et franchement, si YEMA reste francais et fait des montres moches, quel intérêt ?

    #420000486664
    onon a écrit:
    Carlsson38 a écrit:
    Le probleme est que les industriels français d’aujourd’hui n’ont plus la même grinta que pouvait avoir des grands visionnaires des 60/70ies.
    Les directeurs de boites françaises ne sont que des gestionnaires d’acquis, ils sont formaté par leurs grandes écoles, ils sont complétement déconnectés de la vie réelle et de l’attente d’un client. Pour essayer de comprendre un consommateur, ils commandent des études de marché à tout va à des sociétés qui eux aussi ne connaissent rien au marché sur lequel ils enquètent.
    Le but des industriels français aujourd’hui, c’est de voir où ils peuvent le plus faire du fric pour faire plaisir aux actionnaires et pour eux même. C’est pas d’innover, de chercher ou de créer.
    Pourtant des boites comme LVMH ou PPR qui eux ont les moyens de relancer une belle et noble création horlogère française, se contentent de faire plaisir à leurs actionnaires sans prendre de risques pour ne pas faire chuter le cours des actions en bourse.
    Enfin bon j’utopise mais ca me fait mal de voir ce gachis passé et actuel.

    Le but de toutes entreprises et de gagner de l’argent. Et toutes les boites de luxe que tu sites font 90% de leur CA en dehors de l’hexagone.

    Contrairement à ce que tu penses, les dirigeants français sont bien coté et mêmes recherchés pour leur qualités.
    Tu parle de LVMH, proprietaire de TAG HEUER, c’est pourtant bien une marque qui fait de la RD, sans parler de ZENITH, ect…

    Et franchement, si YEMA reste francais et fait des montres moches, quel intérêt ?

    C’est sur que si yema continue sur sa lancé de montres moches (référence à celle des 4 éléments), que ce soit en france ou en chine, elle va pas en vendre beaucoup clown

    #420000486665
    Dynamo
    Membre

    http://www.peacemark.com/

    C’est un grossite en Asie pour=> Omega Longine GO Breguet Blancpain Rado Movadi Piaget Rolex-Tudor Tag Heuer,

    on trouve aussi "Tourneau" en Amérique du nord

    Dynamo

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