FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres vintages et sujets techniques › Spécial Jojo:article de 1949 de L.Leroy sur les montres à rotor XVIII°
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jojo, le il y a 18 années et 8 mois.
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1 mars 2008 à 17h48 #410000026396
Charlie
MembrePlus de scanner…désolé



1 mars 2008 à 21h00 #420000367801jojo
MembreSalut Charlie et merci pour les nouvelles, je suis ravi de ta diffusion de ce texte, ça me permet d’en remettre une couche, sans avoir l’air de m’imposer.
Petit cours d’histoire sur l’origine de la montre automatique à rotor :
Acte 1
C’est Léon Leroy, collectionneur horloger à Paris qui présente cette montre non signée dans cet article de mai 1949, du Journal des bijoutiers horlogers n° 103. N’étant pas signé et comme aucun document n’est connu, l’auteur n’attribue pas cette montre que voilà

Pour information cette montre, qui est celle présentée par leroy dans l’article mis en ligne par Charlie, fait partie de la collection du Patek Philippe museum et cette une photo et un montage perso, car j’ai eu la chance de l’avoir en main.
Acte 2
Le même article, présentant la même montre, est repris dans la suisse horlogère n° 51 de 1949, un complément est ajouté par Pierre Huguenin, technicien horloger de Neuchâtel, qui n’attribue toujours pas cette montre.Acte 3
Alfred Chapuis et Eugène Jaquet publient en 1952 l’ouvrage intitulé « la montre automatique ancienne ». Ils reprennent l’article qui est donc publié pour la troisième fois, mais les auteurs vont cette fois plus loin puisque voici ce qu’ils écrivent à la page 54 de cet ouvrage, venant après présentation de la montre de l’article Leroy: « Pouvons conclure qu’il s’agit d’une montre perpétuelle dont le mouvement est d’A L Perrelet ? Cela parait une quasi certitude, d’autant plus que la bienfacture du mécanisme correspond tout à fait à la manière de travailler de l’ancien Perrelet »L’histoire est lancée, je ne peux vous dire si elle s’arrêtera un jour.
Acte 4
Oui même avec ce que je vais dire, je ne sais toujours pas si l’histoire lancée en 1952 (et pas avant) s’arrêtera un jourC’est donc en 1993 que je débarque avec l’analyse d’un document issu de l’Académie des Sciences, daté de 1778, et décrivant une montre déposée par Hubert Sarton.
La surprise est que ce document décrit –je dis sans sourciller – à la goupille près, la mouvement qui fut attribué à Perrelet.
Je demande depuis 15 ans à ceux qui maintiennent l’attribution faite par Perrelet de publier les documents que Chapuis n’a pas présenter…ils ne l’ont toujours pas fait.Conclusion actuelle
La montre attribuée à Perrelet en 1952, sans preuve est identique à celle décrite dans le document de l’Académie, sur la pièce déposée par Sarton en 1778Chacun en tire les conclusions qu’il juge, mais ma conviction est grande et je sais que l’histoire se fera de toutes façons un jour ou l’autre
A+
jojo2 mars 2008 à 15h05 #420000367802Charlie
MembreMerci Jojo pour ta réponse très documentée et instructive ! Je n’imaginais pas que tu n’avais pas eu connaissance de cette montre que l’on peut attribuer désormais à Sarton !
Amicalement
Charlie (et à bientôt à Mer)
2 mars 2008 à 16h07 #420000367803jojo
MembreBien sûr Charlie, rendez vous à Mer, mais pour ce qui concerne l’affaire, tu t’aperçois qu’elle ne fait plus vraiment flores (si j’ose dire…) ce n’est pas très grave, je sais pertinemment que l’histoire prend beaucoup de temps, surtout si certains que je ne peux pas nommer, répandent des choses comme celle-ci.

Ceci est tiré d’un catalogue Antiquorum de mai 2007, qui m’est en vente un régulateur de Sarton… Jusque là rien de surprenant. Mais où les choses sont étonnantes c’est de trouver dans le texte de présentation un détail historique qui – ce serait la moindre des choses – devrait être accompagné d’un document qui le prouve. Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais il est dit entre autres:
- Citation :
- Vers la fin de 1770s, il (Sarton) a fait un voyage à Le Locle, où il a examiné les montres à remontage automatique faites par Abraham-Louis Perrelet. A son retour vers Paris, il a classé un document à l’académie des sciences de Paris, daté du 23 décembre 1778.
Si ce n’est pas de la tromperie volontaire, je me demande ce que c’est, celui qui a écrit doit rougir de honte. La galerie Antiquorum ne m’a pas dit de qui il s’agissait, ce qui n’aurait rien changé d’ailleurs, le mal étant fait mais dans quel but ? Là est la question ?
jojo -
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