Suis à peine là…que je vous pose ma première question…

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13 sujets de 1 à 13 (sur un total de 13)
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    Messages
  • #410000023231
    Rosebud
    Membre

    D’abord, par courtoisie, je vous "copie/colle" ma présentation de nouveau membre, en espérant que je n’ai pas dérogé aux règles; si c’est le cas, faîtes le moi savoir, j’éditerai la première partie (présentation) de ce message .
    Si vous le souhaitez, vous pouvez donc zapper à partir d’ici:

    Pour ne pas faillir à l’excellente tradition, je me présente :

    J’ai 53 ans, je me prénomme Patrick, je suis belge (c’est grave docteur) et suis le père de 3 schtroumfs qui ne s’intéressent pas du tout aux montres (snif).
    Je suis responsable marketing dans une boîte financière qui me paie trop cher pour ce que j’y travaille mais pas assez pour ce que je m’y emmerde.
    J’ai découvert FAM par hasard et depuis je suis devenu un "wrist-watch addict" et comme cette drogue n’a que des conséquences mentales et non physique, je me shoote sur votre site.(certains me parleront sans doute des conséquences financières réelles que cette dépendance peut entrainer)
    Depuis que je vous regarde…disons grosso-modo 2 ans, je suis tombé sous le charme. Fam est peut-etre un lieu virtuel, mais il est aussi un site profondément humain.
    J’apprécie l’ambiance, l’humour (merci Mosbilo pour ton humour et tes humeurs….toujours bien vues d’ailleurs) la précision et l’infinie connaissance de certains, les coups de gueules d’autres, les rôles que se plaisent à jouer certains comme ce cher Edmond, sans parler de l’extrème érudition de sommités comme Loupe à l’oeil, Steyr, Olive et plein d’autres qui se reconnaitront.
    A me relire, je trouve que mon message fait un peu "lèche", mais croyez moi sur parole je suis sincère et j’espère vous apporter une compagnie qui vous plaira, car après tout, le plus agréable dans la sociéte, c’est l’échange.(j’ai pas dit que je céderai ma Reverso contre une Mortima…)
    Pour conclure, je voudrais remercier notre maître à tous, vous l’aurez compris, je parle ici de Zen.
    Mon avatar est d’ailleurs un petit clin d’oeil à lui puisque "Rosebud" était le dernier mot de CitiZEN Kane.
    Encore merci pour votre accueil, et à très bientôt.

    Patrick

    Jusque là.
    Fin du zapping

    Voici donc ma question, qui est peut-être idiote, mais dont je n’ai pas trouvé la réponse même en utilisant la fonction recherche.
    On fabrique des montres depuis des siècles, mais comment faisaient les horlogers vers 1850 pour règler une montre?
    En d’autres mots, comment pouvaient-ils savoir que une heure correspondait bien "pile-poil" à une heure..
    A cette époque, l’electricité n’existait pas encore, l’horloge parlante non-plus , et pas de teletexte pour mettre sa belle à l’heure et encore moins pour ajuster sa montre avec précision.
    D’ailleurs le client, à part l’horloge de l’eglise du village ou le soleil au zénith, comment pouvait-il être sûr que sa montre est à l’heure , et que les minutes et les heures dispensées par son gousset sont biens de vraies minutes et de vraies heures?

    C’est vrai que c’est un peu métaphysique comme question, mais comme le disait mes profs dans ma lointaine jeunesse : il n’y a pas de questions idiotes, il n’y a que des réponses idiotes…

    Merci à tous.
    Cordialement.

    Patrick

    #420000303864
    bobby_bobby
    Membre

    Je suppose que le soleil et l’heure solaire permettaient de connaitre l’heure exacte avec midi au zenith sur les cadrans solaires et dès lors de régler les montres de façon approximative, du moins aux débuts de l’horlogerie.
    Quant aux autres moyens, je sèche…

    Jérémie

    #420000303865
    Rosebud
    Membre

    Merci Jeremie tu es le premier fameur à me répondre,c’est sympa.

    Ma mère avait un petit gousset Vacheron (sans le Constantin) des années 1860,reçue de sa grand mère et qui était d’une précision diabolique.
    Bien sûr, cette montre a toujours été bien entretenue.
    Ceci dit, son horloger en 1980 avait certainement un excellent matériel pour opérer les différends règlages.
    Peut-on supposer que ce matériel n’existant pas en 1860, cette montre était alors réglée à "l’a peu près" ou bien nos ancêtres avaient des méthodes ou des trucs pour règler avec précision ces mécanismes qui étaient quand même déjà assez sophistiqués?

    #420000303866
    fabemol
    Membre

    bonjour , peut etre qu a cette epoque le souçi de la precision horaire , n existait pas , du moins pas comme on le conçois aujourd hui .
    les heures et les minutes avaient la precision relative de l epoque …

    #420000303867
    bobby_bobby
    Membre
    Rosebud a écrit:
    Merci Jeremie tu es le premier fameur à me répondre,c’est sympa.

    Ma mère avait un petit gousset Vacheron (sans le Constantin) des années 1860,reçue de sa grand mère et qui était d’une précision diabolique.
    Bien sûr, cette montre a toujours été bien entretenue.
    Ceci dit, son horloger en 1980 avait certainement un excellent matériel pour opérer les différends règlages.
    Peut-on supposer que ce matériel n’existant pas en 1860, cette montre était alors réglée à "l’a peu près" ou bien nos ancêtres avaient des méthodes ou des trucs pour règler avec précision ces mécanismes qui étaient quand même déjà assez sophistiqués?

    Non, je parlais de temps plus reculés genre XVème ou XVIème siècle…
    Au XIX ème siècle les sciences avaient assez évolué pour permettre des réglages de précision des garde-temps permettant d’éviter toute approximation (je pense notamment aux fameux chronomètres de marine…)
    Je laisse le soin à des membres plus savants que moi d’expliquer ces méthodes qui devaient surement utiliser l’astronomie te la physique car j’ai peur de dire des bétises…

    Jérémie

    #420000303868
    Ratkiller
    Membre

    Bonjour Rosebud,

    Je ne peux répondre que fragmentairement à ta question, mais ce sera donc un début d’embryon : Les horoges et les montres des débuts ne comportaient qu’une seule aiguille des heures, et avaient une précision toute relative.

    Les progrès de la technologie ont apporté l’aiguille des minutes, et la précision. Mais comment "savait"-on ? Je crois que la réponse était l’astronomie, et depuis longtemps.

    Ceci explique d’ailleurs que ce sont les observatoires qui donnaient (et donnent encore) l’heure, permettant de synchroniser les montres et les horloges.

    Je pense que les horlogers, en 1850, disposaient de régulateurs (pas des grosses montres, mais des pendules de précision) suffisament précis pour étalonner les montres de leurs clients. Ou de l’horloge du clocher, les horloges d’édifices étant très précises.

    La radiophonie, le césium et les satellites ont un peu changé la donne depuis, mais les observatoires jouent toujours leur rôle. Etonnant quand on pense à la guéguerre qui a fait rage lors de la détermination de la longitude, astronomes et horlogers se disputant la foçon de procéder !

    Si j’ai écrit des inepties, merci de me corriger !

    #420000303869
    ximun
    Membre

    Bonjour.
    Il faudrait que je retrouve dans mes cartons un cours de Mesure du temps que j’avais suivi, donné par un astronome. Je suis sûr que bcp de réponses à tes questions y sont.
    Le souvenir qui me revient quand je repense au 19ème dont tu parles est le rôle important du télégraphe, qui, permettant de communiquer instantanément à travers l’espace, a permis d’uniformiser l’heure sur un territoire.

    #420000303870
    Zorrino
    Membre
    Rosebud a écrit:
    Comment pouvaient-ils savoir qu’une heure correspondait bien "pile-poil" à une heure..
    A cette époque, l’electricité n’existait pas encore, l’horloge parlante non-plus , et pas de teletexte pour mettre sa belle à l’heure et encore moins pour ajuster sa montre avec précision.
    D’ailleurs le client, à part l’horloge de l’eglise du village ou le soleil au zénith, comment pouvait-il être sûr que sa montre est à l’heure , et que les minutes et les heures dispensées par son gousset sont biens de vraies minutes et de vraies heures?

    Dans le même ordre d’idée j’ai trouvé cette jolie explication sur l’origine du "coup de midi" que l’on doit à l’ingénieur Rousseau et qui permettait de synchroniser les montres aux XVIII siècle…
    Voir également cette coutume apparemment toujours en vigueur, Lou Canoun de Miejour à Nissa !

    #420000303871
    Rosebud
    Membre
    Ratkiller a écrit:
    Bonjour Rosebud,

    Je ne peux répondre que fragmentairement à ta question, mais ce sera donc un début d’embryon : Les horoges et les montres des débuts ne comportaient qu’une seule aiguille des heures, et avaient une précision toute relative.

    Les progrès de la technologie ont apporté l’aiguille des minutes, et la précision. Mais comment "savait"-on ? Je crois que la réponse était l’astronomie, et depuis longtemps.

    Ceci explique d’ailleurs que ce sont les observatoires qui donnaient (et donnent encore) l’heure, permettant de synchroniser les montres et les horloges.

    Je pense que les horlogers, en 1850, disposaient de régulateurs (pas des grosses montres, mais des pendules de précision) suffisament précis pour étalonner les montres de leurs clients. Ou de l’horloge du clocher, les horloges d’édifices étant très précises.

    La radiophonie, le césium et les satellites ont un peu changé la donne depuis, mais les observatoires jouent toujours leur rôle. Etonnant quand on pense à la guéguerre qui a fait rage lors de la détermination de la longitude, astronomes et horlogers se disputant la foçon de procéder !

    Si j’ai écrit des inepties, merci de me corriger !

    Merci Ratkiller pour ta réponse.
    Peut t’on en déduire que paradoxalement les horlogers d’il y’a 150 ans avaient des connaissances que ceux d’aujourd’hui non plus (besoin) ?
    Bien sûr un horloger actuel a besoin d’un autre savoir que ses aînés compte tenu de l’évolution qui s’est faîte avec le temps, n’empêche que cela ne devait pas être évident à l’époque.

    Merci à tous pour la pertinence de vos propos.
    Amicalement.

    Patrick.

    #420000303872
    Ratkiller
    Membre
    Rosebud a écrit:
    ……….Peut t’on en déduire que paradoxalement les horlogers d’il y’a 150 ans avaient des connaissances que ceux d’aujourd’hui non plus (besoin) ?
    ………

    Je ne suis pas sûr à 100 % de comprendre le sens de ta question ?

    Je vais quand même tenter d’y répondre : les horlogers d’il y a 150 ans, et même plus si on veu creuser, avaient de bonnes idées quelquefois, un sens inouï de la mécanique et de la micromécanique.

    Quand on songe qu’il fabriquaient leurs outils, et tous les composants de leurs montres et horloges, on peut dire que oui, certains prétendus horlogers de notre temps sont moins compétents.

    Mais, si tu regardes dans la secton vintage, le travail de Fournier, Flyback, Loupe à l’oeil et d’autres, tu te rendras compte que le travail et les compétences sont restés les mêmes.

    Je dirais même plus, -comme disent les Dupondt, ils en savent plus : les produits ont grandement évolué, ils connnaissent l’horlogerie ancienne jusqu’à celle d’aujourd’hui, ce qui fait une somme de connaissances plus importante que celle de l’horloger de 1850 qui n’avait pas à se frotter à des problèmes de rotor qui grippe ou de calibres tournant à 36000 alternances heures qu’il faut lubrifier.

    Et les outils, en exluant leur automatisation ou électrification, sont restés les mêmes, sur le fond.

    La métallurgie a énormément progressé, les matériaux modernes ont donné la chance à des inventeurs d’explorer de nouvelles voies, on travaille plus petit, plus fin.

    Mais ça reste de l’horlogerie telle qu’elle se pratiquait il y a deux ou trois cents ans.

    Mon opinion est que la seule chose qui a disparu, c’est la part d’empirisme qui précédait aux découvertes, les travaux prenaient infiniment plus de temps. Les travaux de Harrisson sur la longitude sont assez édifiants à ce sujet, et ceux de beaucoup d’horlogers qui ont laissé leur empreinte : Bréguet, Lepaute, Sarton, Perrelet et des dizaines d’autres encore !

    #420000303873
    Invité
    Membre
    Ratkiller a écrit:
    Rosebud a écrit:
    ……….Peut t’on en déduire que paradoxalement les horlogers d’il y’a 150 ans avaient des connaissances que ceux d’aujourd’hui non plus (besoin) ?
    ………

    Je ne suis pas sûr à 100 % de comprendre le sens de ta question ?

    Pour t’aider, j’ai compris sa question dans le sens "en plus de connaitre l’horlogerie, ils devaient connaitre l’astronomie pour règler les montres".

    Point d’ailleurs interressant et auquel on ne pense pas aujourd’hui lorsqu’on met sa montre à l’heure à la seconde prêt.

    Mais même à cette époque, ils devaient avoir les mêmes repères que les notres, tout le monde sait dire approximativement l’heure sans avoir de montres à + ou – une heure prêt.

    Le réel besoin de précision est apparu pour la marine bien plus tard où pour établir une route régulière et arriver au point B comme convenu (et non pas pour arriver à un horaire précis), il fallait connaitre précisément l’heure pour calculer sa position et corriger sa route. Pour le reste, on arrivait quand on arrivait…

    #420000303874
    Ratkiller
    Membre

    Saniloc, l’intérêt de la mesure du temps pour faire le point était pour le calcul de la longitude, car on savait calculer la latitude depuis longtemps !

    Je crois que le bureau des longitudes, en France, est à l’observatoire de Paris, et il publie toujours les éphémérides qui, depuis l’apparition du GPS, ne doivent plus vraiment servir à grand chose.

    #420000303875
    Rosebud
    Membre
    saniloc a écrit:
    Ratkiller a écrit:
    Rosebud a écrit:
    ……….Peut t’on en déduire que paradoxalement les horlogers d’il y’a 150 ans avaient des connaissances que ceux d’aujourd’hui non plus (besoin) ?
    ………

    Je ne suis pas sûr à 100 % de comprendre le sens de ta question ?

    Pour t’aider, j’ai compris sa question dans le sens "en plus de connaitre l’horlogerie, ils devaient connaitre l’astronomie pour règler les montres".

    Point d’ailleurs interressant et auquel on ne pense pas aujourd’hui lorsqu’on met sa montre à l’heure à la seconde prêt.

    Mais même à cette époque, ils devaient avoir les mêmes repères que les notres, tout le monde sait dire approximativement l’heure sans avoir de montres à + ou – une heure prêt.

    Le réel besoin de précision est apparu pour la marine bien plus tard où pour établir une route régulière et arriver au point B comme convenu (et non pas pour arriver à un horaire précis), il fallait connaitre précisément l’heure pour calculer sa position et corriger sa route. Pour le reste, on arrivait quand on arrivait…

    C’est effectivement le sens de ma question.
    Merci pour la réponse ainsi qu’à Ratkiller pour les précisions apportées, grâce à vous deux, je me sens un peu moin c..(pourtant je viens de loin)
    Patrick

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