FORUMAMONTRES › Forums › Forum OMEGA – Forum Officiel Francophone › Speedmaster – La genèse 2ième partie
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skeleton31, le il y a 19 années et 3 mois.
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8 juillet 2007 à 2h18 #410000017653
ZEN
MembreLa genèse de la Speedmaster(2ième partie)C’est Albert Piguet, descendant d’une dynastie d’horlogers spécialisés dans les complications (montres à répétions, chronographes, montres à quantièmes), qui fut le maître d’oeuvre de la création du mouvement de la Speedmaster.
Après des études de calibriste, Albert Piguet invente un mouvement à double balancier qui n’existe qu’en 2 exemplaires. Il se fait remarquer par Marius Meylan qui est directeur général de Lémania à L’Orient. Lémania, spécialiste des compteurs et chronographes, est associée à Omega depuis 1932. Il débute sa carrière chez Lémania en améliorant le calibre du chronographe utilisé pour les jeux Olympiques de 1932 dont il fait évoluer la rattrapante et passe la fréquence de 18 000 à 36 000 alternances.
A la fin des années 30, Lémania reçoit une commande pour des calibres de chronographes de 27 mm de diamètre les plus plats possibles et avec un totalisateur de 30 minutes et 12 heures.
La configuration n’existe pas encore; malgré une période de récessions avec des effectifs réduits dans le secteur horloger et donc peu de moyens, Albert Piguet avec l’aval d’Omega met au point le projet et une première série de calibres baptisée 27 CHRO C12, le « 321 » chez Omega lui succédera: digne héritier de cette première fabrication.
Le premier projet est le bon, il ne comporte pas encore d’antichoc mais est déjà doté d’un balancier autocompensateur et d’une réserve de marche de 46 heures. L’antichoc sera très vite intégré. Le mouvement est intégré dans les Omega dès 1943 et sera en 1946 livré avec antichoc et spiral antimagnétique Il ne recevra de modifications profondes qu’en 1968. Albert Piguet est devenu directeur technique depuis 1948. La demande faite à Lémania est en 1968 de réduire le coût de fabrication du mouvement. La roue à colonnes est remplacée par un système de commandes à cames et la fréquence passe de 18 000 à 21 600 alternances. Le calibre prends la référence 1873 chez Lémania et devient chez Omega le 861.
Le modèle Speedmaster est créé par Claude Baillod. La production de la Speedmaster est lancée en janvier 1957 et sa commercialisation démarre en 1958. Comme sur les chronos de poche de 50 ans les aînés de la Speedmaster, la montre est présentée comme destinée aux professionnels scientifiques, industriels et sportifs. On voit apparaître des campagnes de publicité où la Speedmaster accompagne la formule 1. A l’époque le prix est de 410 francs sur acier et 380 sur cuir… Ce n’est qu’en 1965 que la mention « professionnal » apparaît sur les cadrans. Le calibre 861 commence à être fabriqué en 1965 et sera intégré dans les Speedmaster en Août 1968. Le 21 juillet 1969 sera pour la Speedmaster un jour de consécration avec ensuite l’histoire que nous lui connaissons

Pour l’histoire complète de la Speedmaster, une seule grande référence : Marco Richon le conservateur du musée Omega de Bienne.
8 juillet 2007 à 4h26 #420000203778Tokage
Membre- ZEN a écrit:
- la montre est présentée comme destinée aux professionnels scientifiques, industriels et sportifs
La Speedmaster est d’ailleurs parue en 1957 en même temps que deux autres montres "professionnelles" : la Seamaster et la Railmaster. On reconnaitra d’ailleurs la proximité stylistique de ces trois soeurs :
Crédit : montresdeplongee.free.fr
Crédit : rochpro.comMerci Zen !
Nicolas
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c pa des fote sa sapel de la fonetik lol8 juillet 2007 à 4h40 #420000203779Bertrand
Membrebeau travail Zen
une question cependant, qui est le père "officiel" de la speed Claude Baillod ou Pierre Moinat ?
8 juillet 2007 à 4h59 #420000203780ZEN
MembreJe crois qu’il ne faut ps rêver, une montre dans un univers industriel est forcément une oeuvre collective. Rares sont les pièces à créateur unique , y compris aujourd’hui d’ailleurs dans des maisons qui revendique la paternité d’un seul homme pour la création des modèles.
Moinat est chef de la création, Baillod est styliste et réalise les plan, il manque encore Georges Hartmann, le prototypiste et Désiré Faivre qui en réalise l’exécution…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).10 juillet 2007 à 12h08 #420000203781skeleton31
Membremerci pour ce reportage , vraiment interressant a lire .
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l’homme n’est que poussiere…d ‘où l’interêt de la balayette ! -
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