FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Mais où est donc la montre de Marie-Antoinette ?
- Ce sujet contient 11 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Guardala, le il y a 19 années et 4 mois.
-
AuteurMessages
-
29 juin 2007 à 12h43 #410000017273
ZEN
MembreBon re-situons l’affaore dans son contexte…
La montre : la voilà

L’histoire de la montre la voici …
- Citation :
- La montre n°160 de Breguet, dite "Marie-Antoinette", a été commandé pour la reine de France Marie-Antoinette par un officier de sa garde, elle fut vendue en 1887 à Sir Burton et rejoignit plus tard la collection de Sir David Salomons.
Montre perpétuelle à grandes complications, initialement destinée à la reine. Commencée en 1783, elle ne sera terminée, après plusieurs interruptions, qu’en 1827.
*********
Le romancier Allen Kurzweil séduit actuellement le public américain a coups d’intrigues alambiquées dignes d’Umberto Eco.
Son dernier ouvrage, The Grand Complication, à paraître en France au printemps prochain, tire parti du vol retentissant dont fut victime, dans la nuit du 15 au 16 avril 1983, le Mayer Memorial de Jérusalem. Un casse inoubliable pour les amateurs d’horlogerie ancienne. Au nombre des chefs-d’oeuvre dérobés cette nuit-là comptait en effet la fameuse montre Breguet n° 160, plus connue sous le nom de « montre Marie-Antoinette ». Même à un néophyte sa seule description technique suffirait à donner le vertige. II s’agit d’une « montre perpétuelle à répétition minutes, quantième perpétuel complet, équation du temps, réserve de marche, thermomètre métallique, grande seconde indépendante à volonté et petite seconde trotteuse, échappement à ancre, spiral en or, double pare-chute, tous les frottements, les trous et les rouleaux en saphir sans exception, boite d’or, cadran en cristal de roche, aiguilles d’or et d’acier. »Commandée discrètement, quelques années avant la Révolution, par l’intermédiaire d’un officier aux gardes de la Reine, sa destination ne fait guère de doute Son inventeur, l’horloger d’origine suisse Abraham Louis Breguet, n’était-il pas alors fournisseur attitré de la souveraine ?
Les seules limites du génie
En 1782, Breguet obtint, par l’entremise du comte d’Artois – beau-frère de la reine – sa première commande pour Marie-Antoinette : la montre perpétuelle n° 2, qu’il termina en octobre. Dans la foulée, le roi lui-même lui en commande une, qui sera livrée en décembre de l’année suivante. C’est entre ces deux dates qu’est donc passée commande pour une autre montre, intégrant tous les perfectionnements imaginables à l’époque. Aucun budget à suivre, nul délai à respecter ; les seules limites fixées au chef-d’oeuvre seront celles du génie d’Abraham Louis ! Aussitôt l’horloger s’attelle à la tâche et y travaille régulièrement dans les années 1785-1790. Mais le chef-d’oeuvre est loin d’être achevé quand vacille la Monarchie
Jacobin, le citoyen Breguet n’a pas encore pris ses distances à l’égard de la Révolution. Qu’importe, c’est à lui que s’adressent les souverains captifs au Temple lorsqu’il s’agit de remplacer la montre dérobée à la reine pendant le sac des Tuileries… La Breguet n° 179, une montre à répétition très simple, en acier, sera livrée le 4 septembre 1792. Elle accompagnera la souveraine déchue dans sa longue nuit, avant d’être portée fidèlement par celui qui devait devenir le roi Charles X. De son côté, en dépit de la disparition de la reine, Abraham Louis Breguet n’oubliait pas pour autant son grand défi de la « montre d’or ».Un bien singulier destin
Ce n’est qu’au seuil du XIX° siècle que l’horloger confie la réalisation du prototype à l’artisan Michel Weber, l’un des meilleurs de son atelier. Sans doute achevée en1802, la montre ne laisse curieusement aucune trace sur les registres commerciaux de la maison. On la retrouve cependant en 1838, dans le gousset d’un certain marquis de La Groye, qui la dépose pour révision… et ne revint jamais la chercher ! Ayant ainsi retrouvé le giron de la famille Breguet, la montre sera cédée en 1887 à un aristocrate anglais, puis passera de mains en mains jusqu’à rejoindre la collection de sir David Salomons.
C’est ce grand humaniste qui la léguera à la fondation israélienne où elle sera dérobée en 1983. Aujourd’hui, la montre d’or est sans doute entre les mains d’un collectionneur clandestin, jouissant du privilège indu d’avoir seul sous les yeux l’une des plus parfaites créations artisanales jamais conçues. Gageons que la reine elle-même aurait jugé indigne de la garder ainsi pour elle, et qu’elle en aurait fait don à son horloger d’époux, afin qu’il la donnât à contempler à tous les amoureux de grande technique
Source Woeldtempus
Surtout , ne la confondez pas avec celle-ci vendue 25 euros par les musées de France

- Citation :
- Breguet mettra 37 années pour réaliser un chef d’œuvre, et malheureusement la Reine de France s’éteindra avant de voir terminée la fabuleuse montre n°160, dite Marie-Antoinette. Cette pièce extraordinaire fût volée en 1968, au MAYER MEMORIAL MUSEUM de Jérusalem et reste depuis disparue à jamais
Source la cote des montres
- Citation :
- Le destin de la montre Marie-Antoinette demeure lui-même voilé de mystère. Dérobé en 1983 dans un musée de Jérusalem, ce chef-d’oeuvre de Breguet reste toujours introuvable.
Aujourd’hui, les maîtres horlogers et les artisans de la Manufacture Breguet relèvent un défi lancé par Nicolas G. Hayek, Président de Montres Breguet S.A. : recréer ce chef-d’oeuvre à l’identique. Et à leur grand étonnement, la montre Marie-Antoinette dévoile encore des complications insoupçonnées, telles les heures sautantes.
Source La procure .com
- Citation :
- Que Marie-Antoinette fût collectionneuse de «garde-temps», voilà l’un de ses caractères les plus méconnus. Mais ce que l’on sait moins encore, c’est que deux de ses montres mythiques furent dérobées, en 1983, dans un musée de Jérusalem. «J’ai eu beau proposer une forte récompense, en millions de dollars, au moment du rachat de la société, personne ne les a jamais retrouvées, pas même Interpol», déplore Nicolas Hayek. Dans le lot subtilisé figuraient deux merveilles de mécanique horlogère: l’une à remontage automatique, dite perpétuelle, que la reine portait en montant sur l’échafaud, l’autre, à complications, commandée en 1783 par l’un de ses amants, Axel de Fersen, officier dans l’armée française et riche héritier suédois. Mais ce joyau ne lui parvint jamais, puisque l’horloger mit quarante-quatre ans pour le fabriquer.
Ces bijoux changèrent de mains à de nombreuses reprises, jusqu’à ce qu’un collectionneur anglais, Sir David Lionel Salomons, les acquit au début du XXe siècle avant de les léguer à sa fille. Au milieu des années 1960, celle-ci dispersa son héritage chez Christie’s, mais garda ces chefs-d’œuvre, qui furent donnés, ensuite, au musée d’art islamique Leo Aryeh Mayer, à Jérusalem, avant de disparaître. «Grâce à nos archives, nous refaisons à l’identique la montre à complications, mais dans des aciers plus performants», raconte Nicolas Hayek. Quand, l’an dernier, le chêne préféré de Marie-Antoinette, anéanti après la canicule de 2003, fut abattu, Hayek proposa de le racheter afin de réaliser des écrins dans ce bois «précieux». Aujourd’hui, l’Etablissement public de Versailles se propose de le lui offrir
Source l’Express
Ouf , nous voilà rassurés, c’est bien en 1983 que la montre fut volée, 1968 c’est l’année des émeutes, sans doute une petite erreur de plume isolée
Nous avons donc recherché où pouvais être cette montre et nous ne le savons pas ! Mais nous le présumons. La montre est toujours sur place. oui personne n’aurait pris le rsique de la sortir . Alors plutôt que de la reproduire, n’eut-il pas été plus cohérent de la racheter et de la montrer partout pour la rendre invendable (ce qu’elle est en partie) ?
Bon allez ce n’est plus drôle, rendez-cette montre que tout le monde la voit, quoi !
29 juin 2007 à 13h37 #420000198545Tic&Tac22
MembreEn principe elle sera peut etre un jour de nouveau au Brassus (chez Breguet)…
http://www.worldtempus.com/wt/1/11615/413229 juin 2007 à 13h42 #420000198546LordTyranus
Membreje m’demande si c’est pas ça que j’avais retrouvé dans les affaires de mon grand père et revendu aux puces.
naaaan j’déconne !!
29 juin 2007 à 21h14 #420000198547Did666
Membrej’en perd ma tête, je ne sais plus

Blague a part, j’espère qu’elle resté entre les mains de ses héritiers…
Vive la reine
29 juin 2007 à 23h12 #420000198548le plombier
MembreSi au moins le possésseur illégitime de cette montre s’en montre digne et lui apporte tout les soins qui lui sont dû ,disons que ça lui fera passer les générations.
même si il est méchant.
30 juin 2007 à 11h46 #420000198549Eléa
MembreC’est une des plus grosses histoires de vol horloger (celles du Musée de GEnève et de certaines collections de montres polissones ne sont pas mal non plus…). ON se croirait dans un Blake et Mortimer avec un collectionneur fou (et sûrement avec une blessure secrète…)… Effectivement, pourvu qu’au moins elle soit bien traitée…
En tous cas je me réjouis de lire le livre, et dès sa sortie (très bon pour mon anglais en plus…), les polars horlogers, ça manque!30 juin 2007 à 12h03 #420000198550ZEN
Membrela thèse du vol sur ordonnance est la plus probable et on veut croire que la montre sera préservée. elle ressortira forcément après la privation d’une génération ou deux de pouvoir la voir parce qu’un imbécile a décidé de se l’approprier. Disons le l’acte est totalement imbécile et il aurait mieux valu pour la notoriété de son voleur ou pour le commanditaire du vol qu’il se conscacre à un l’écriture d’un livre ou a des recherches sur l’histoire de cette montre. Il passera à la postérité comme une crapule, il a raté le statut de sachant .
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).30 juin 2007 à 22h05 #420000198551Tony1968
Membre- ZEN a écrit:
- la thèse du vol sur ordonnance est la plus probable et on veut croire que la montre sera préservée. elle ressortira forcément après la privation d’une génération ou deux de pouvoir la voir parce qu’un imbécile a décidé de se l’approprier. Disons le l’acte est totalement imbécile et il aurait mieux valu pour la notoriété de son voleur ou pour le commanditaire du vol qu’il se conscacre à un l’écriture d’un livre ou a des recherches sur l’histoire de cette montre. Il passera à la postérité comme une crapule, il a raté le statut de sachant .
et en esperant qu’il claque pas avec son secret (la ou il la cache!).
30 juin 2007 à 22h09 #420000198552fly back
Membrej’ai la même , mais sans le verre, c’est bizarre
30 juin 2007 à 22h10 #420000198553ZEN
MembreEt tu faisais quoi en 1983 ?
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).30 juin 2007 à 22h16 #420000198554Herves
MembreEt la nouvelle, promise par Bréguet, elle en est où ?
1 juillet 2007 à 9h49 #420000198555Guardala
Membre- Herves a écrit:
- Et la nouvelle, promise par Bréguet, elle en est où ?
Toujours ua stade de recréation dans leurs ateliers, sachant qu’il ne peuvent travailler qu’à partir de clichés pour essayer d’en déduire l’architecture du mouvement et le reproduire…
Cette histoire me rappelle le dérobage de 2 sky moon tournillon il y a qq années, par la suite l’une des deux avait été déposée chez un prêteur sur gage italien, mais le temps que le type comprenne ce qu’il avait en main, on était repassé la prendre… étrange non ?
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.