FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Que sont devenues les montres de concours des observatoires?
- Ce sujet contient 9 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Invité, le il y a 19 années et 11 mois.
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27 novembre 2006 à 16h08 #410000010029
ZEN
MembreLes marques ont participé à moultes concours de chronomètrie avant les années 50 à Besançon, Genève ou Neuchâtel mais que sont devenues ces montres ?
Pour les prix de séries, il fallait présenter je crois des cartons de 6 montres. Etaient-elles vendues ou gardées par les marques comme témoignage de leur succès?Il semble qu’aucune marque n’aie vraiment conservé ces modèles et que de fait, ils se retrouvent aujourd’hui dans des collections privées sans que leur propriétaires n’imaginent d’ailleurs l’histoire de ces montres.
Dans les grandes marques, les goussets chronomètres avec bulletin de marche sont rares mais ces montres existent bien. La difficulté est que souvent rien ne les distingue des autres ( ni mention sur le cadran ni sur le mouvement ou bien parfois juste une inscription "chronomètre" vient signaler la famille de rattachement de la montre.
Une enquète quasi systèmatique sur les montres achetées et un oeil exercé permettent de détecter une montre qui a eu un bulletin de marche…
J’ai retrouvé cette raquette de Rosat qui me sert d’avatar et qui fut certainement le prix de chronomètrie de ZENITH en 1903, de même j’ai remis la main sur une chronographe lui aussi traité par Rosat avec un balancier monométallique en 1915 aux débuts de l’Elinvar Guillaume.
Ces pièces sont souvent glissées dans la masse des montres qui se vendent à droite ou à gauche mais faute d’archives à l’observatoire, c’est la marque qui peut aider à y voir clair. ZENITH, Omega, Tissot , Longines , Ulysse Nardin ont des archives bien faites pour cela. Patek, Vacheron ou Breguet savent aussi ce qui fut fabriqué.
Mais aucune marque semble-til n’a gardé ces montres qui pourtant témoignent d’un savoir faire et des grandes qualités qu’il fallait pour être régleur de précision. Ces régleurs, supers horlogers, s’angoissaient avant les résultats des concours car ils portaient sur leurs épaules l’image de la marque et finalement la fierté des personnels des manufactures qui attachaient d’autant plus d’importance à ces prix que le public reconnaissait la valeur d’une marque par ses réussites à ces concours.
27 novembre 2006 à 16h10 #420000094675jean-michel
Membrecoté Omega certaines sont visibles au musée de Bienne
JM
27 novembre 2006 à 16h16 #420000094676ZEN
MembreEffectivement mais il semble que ce soit en partie par rachat et non conservation
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).27 novembre 2006 à 16h18 #420000094677jean-michel
Membre- ZEN a écrit:
- Effectivement mais il semble que ce soit en partie par rachat et non conservation

Pas uniquement, certains de ces mouvements n’ont jamais quitté la maison mère, mais effectivement le musée de Bienne a une politique de rachat actuellement que cela soit en salle des ventes … ou même sur e-bay

JM
27 novembre 2006 à 16h20 #420000094678Eléa
MembreCes montres ont apparemment souvent disparu dans la nature, en tous cas pour les prix d’observatoire. Ou "pire" que ça, les mouvements étaient réemboités (pour les concours les montres étaient emboités dans des sortes de coffrets en bois permettant de les mettre dans toutes les positions de test) et vendus simplement avec un certificat de l’observatoire. et comme on le sait cela se perd ce genre de papier… Un observatoire à ma connaissance est potentiellement capable de refaire les documents à partir de ses archives, ce serait Besançon.
IL faut bien se rendre compte que les montres présentées aux concours étaient jlustement des bêtes de concours, n’ayant que très peu de choses en commun avec la production de masse. Au point qu’une des reformes de ces concours, avant leur abandon, consistait à prélever des montres directement dans la production. Certains s’en sont très bien sortis comme Zenith ou Ulysse Nardin, d’autres…
les séries de montres chronomètres, comme le 135 de Zenith, étaient elles certifiés par des bureaux plus locaux…
Le métier de régleur était proprement fascinant. La lecture du bouquin de Thomann, Les dignitaires de l’horlogerie, est à cet égard super éclairante, et plus encore de l’entendre lui raconter comment son père délaissait la famille les week-ends pour aller paufiner un réglage, puis descendait les pièces à pied depuis la Chaux-de-Fonds à Neuchâtel, par tous les temps (et les hivers sont rudes, et le tunnel n’existait pas…). A Neuchâtel, la proclamation des résultats avaient lieu dans la salle du grand conseil (parlement cantonal) au château…27 novembre 2006 à 17h34 #420000094679Bertrand
Membreun exemplaire de modèle à concours, encore dans son boitier d’origine, est visible sur le site de SteveG.

l’article en question
27 novembre 2006 à 21h05 #420000094680Invité
Membre- Eléa a écrit:
- Le métier de régleur était proprement fascinant. La lecture du bouquin de Thomann, Les dignitaires de l’horlogerie, est à cet égard super éclairante
On le trouve quelque part, ce livre?
27 novembre 2006 à 23h06 #420000094681Eléa
MembreDans toutes les bonnes bibliothèques de Suisse romande… : http://opac.unine.ch/cgi-bin/gw_42_20d/chameleon?host=130.125.1.21%2b8832%2bDEFAULT&search=KEYWORD&function=CARDSCR&SourceScreen=INITREQ&sessionid=2006112722590107523&skin=rero_ne&conf=.%2fchameleon.conf&lng=fr-ch&itemu1=1035&u1=1035&t1=Thomann&pos=16&prevpos=1&
Le site du réseau romand des bibliothèques vous permet d’ailleurs de consulter le catalogue de la bibliothèque du Musée international d’horlogerie (du moins en partie…) consultable sur rdv.
Antoine Simonin, cette mine inépuisable http://www.booksimonin.ch/edition_simonin.asp le vend (p. 49 de son catalogue). Simonin c’est le fondateur du Wostep qui maintenant édite des livres horlogers et en vend aussi (nouveaux et anciens.)28 novembre 2006 à 11h16 #420000094682Mosbilo
MembreLes marques les plus pingres reprenaient les mouvements pour les réemboiter . D’autres laissaient les mouvement ( au moins un ) au régleur . Pour les pièces uniques, la conservation pouvait l’emporter sauf dans des manufactures qui ne faisaient aucun cadeau…
28 novembre 2006 à 19h15 #420000094683Invité
Membre- Eléa a écrit:
- Dans toutes les bonnes bibliothèques de Suisse romande… : http://opac.unine.ch/cgi-bin/gw_42_20d/chameleon?host=130.125.1.21%2b8832%2bDEFAULT&search=KEYWORD&function=CARDSCR&SourceScreen=INITREQ&sessionid=2006112722590107523&skin=rero_ne&conf=.%2fchameleon.conf&lng=fr-ch&itemu1=1035&u1=1035&t1=Thomann&pos=16&prevpos=1&
Le site du réseau romand des bibliothèques vous permet d’ailleurs de consulter le catalogue de la bibliothèque du Musée international d’horlogerie (du moins en partie…) consultable sur rdv.
Antoine Simonin, cette mine inépuisable http://www.booksimonin.ch/edition_simonin.asp le vend (p. 49 de son catalogue). Simonin c’est le fondateur du Wostep qui maintenant édite des livres horlogers et en vend aussi (nouveaux et anciens.)
Merci m’dame

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