L’élan manufacturier.

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  • #410000007578
    Mosbilo
    Membre

    Bonjour

    Je regarde ces vintages toutes plus belles les unes que les autres et me dis que les fabriquer à nouveau avec leurs mouvements à l’identique couterait 10 fois plus cher qu’il y a 30 ans .

    Les marques ne semblent plus capables de produire à des coûts raisonnables de nouveaux mouvements. Les prix s’enflamment très vite au point que pour laisser imaginer ici ou là un mouvement de manufacture, on dissimule des base ETA ce qui n’est pas en soi nouveau.

    Déjà au début du siècle dernier certains mouvements étaient améliorés ou complétés pour apparaitre comme originaux alors qu’ils offraient simplement des ponts découpés autrement ou des décorations modifiés. Au mieux les raquettes étaient échangées et la montre certifiée totalement originales.

    Cette question se pose aujourd’hui sur certains mouvements. Sont-il originaux ou non ?

    La Jones d’IWC par exemple ou le calibre de Frédéric Constant…

    Je n’ai pas les réponses mais qui conçoit les calibres des marques qui se lancent dans le concept de manufacture ?

    Trois ou quatre développeurs…pas plus.

    Les tourbillons furent dans ce cas d’apparentes différences. le tour est venu des calibres classiques…

    Les mouvements des manufactures d’aujourd’hui ne sont plus le fait des marques à elles seules mais un travail collectif avec de la sous-traitance.

    #420000068283
    ZEN
    Membre

    Les marques sous-traitent des pièces telles les roues qui pour la grande majorité sont travaillés chez Swatch group. ceci étant, il n’est pas utile de réinventer la roue…

    Ce qui m’interpelle c’est ce que couterait la remise en fabrication d’un calibre ancien. Il y a au plan horloger des perles telles le 135 chez Zénith mais aussi un 1010 chez Omega qui n’ont rien à envier aux calibres modernes.

    Il y a un marché pourt des calibres d’exception mais le prix de revient serait à n’en pas douter énorme et ne toucherait qu’une clientéle limitée.

    Je pense qu’on ne reverra pas de calibres anciens mais certains calibres qui n’ont pas cessé d’être fabriqué pourraient retrouver une bonne place. Le 5011 chez Zénith concu pour les goussets pourrait trouver place dans des bracelets avec l’élargissement des diamètres. De même le 321 chez Lémania pourrait équiper une speed de 2007 …

    Les calibres qui ont la chance d’avoir traversé le quartz comme le el Primero ou ce 321 et son cousin 861 ne sont pas si nombreux…

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420000068284
    did
    Membre

    J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi les marques seraient incapables de produire, à des coûts raisonnables des anciens calibres. Les lignes automatisées ont remplacé les chaines manuelles, sauf pour qq opérations, c’est vrai. L’outil industriel est de plus en plus performant et fiable.
    Nomos propose un mvt de manufacture à 1500E, mais Nomos n’est pas Breiling et vendra peu de montres à 3000E.
    Maintenant c’est vrai, si le coût du mvt augmente de 20% cela ne doit pas se faire au détriment de la marge et comme la concurrence devient de plus en plus dure…la marge de manoeuvre est assez faible.
    DID

    #420000068285
    Vert
    Membre
    ZEN a écrit:
    Il y a un marché pourt des calibres d’exception mais le prix de revient serait à n’en pas douter énorme et ne toucherait qu’une clientéle limitée.

    ça tombe bien, les investisseurs adorent les produits chers en série limitée
    je suis bien certain qu’une réplique d’omega constellation pie-pan automatique à calibre 551 (chronomètre + certificat cosc), cadran et aiguille en or, finition de luxe, boitier acier ou or massif, bracelet acier (ou or) ET cuir, fond plein ET fond transparent en coffret, etc, se vendrait comme des petits pains, en série de 5000 ou 10 000, sans être d’un prix astronomique à produire.
    d’une part parce que ce sont des calibres simples et bien connus, de l’autre parce que l’industrialisation permet d’éviter beaucoup de travail manuel couteux
    il y a ainsi quelques modèles mythiques voire intemporels chez omega, rolex, jlc etc qui se vendraient facilement, à condition que ce soit "hors catalogue", au coup par coup (et pas à un prix trop dissuasif)
    non? Wink

    #420000068286
    Eléa
    Membre

    Les CNC ont aussi un coût. L’achat de la machine d’abord… Ensuite le travail manuel n’est pas complètement supprimé (posage). De plus il faut programmer les CNC; cela prend du temps il faut des gens compétents etc… Ils faut aussi souvent retraduire les plans en langage informatique lorsque l’on a encore les plans papiers, sinon les recréer, ce qui n’est pas toujours si simple… Quant à la baisse de coût induit par la CNC elle est de plus en plus contestée et pour certaines opérations et pièces de plus en plus de manufacture reviennent aux presses et aux étampes (plus fiables, moins de correction etc…)
    Au delà des considérations techniques je crois aussi que l’horlogerie reste méfiante à l’idée de certaines rééditions. En effet, dire que le calibre d’il y a 50 ans est aussi bien (voire mieux!) que ceux pour lesquels on communique à grand frais aujourd’hui, va contre le discours mettant en avant l’innovation. De plus le public intéressé (celui des collecctionneurs) semble maigre et surtout "pénible" par rapport aux multitudes sensées achetées des montres "marketées"…

    #420000068287
    Vert
    Membre

    une très belle montre se vendra toujours, que ce soit une "de l’année" ou une réplique, le public ne connait pas forcément les très anciens modèles
    le même public se contentera de la certification cosc même sans innovation, ce n’est pas rien quand même, tandis que les collectionneurs cherchent un beau et excellent mouvement, faut prendre le meilleur de l’époque, pas un basique
    je n’ai pas dit de tout faire à la cnc pour faire moderne, ça c’est la mise en oeuvre industrielle, aux ingénieurs de savoir quoi utiliser pour quoi faire, mais il y a certainement moyen d’automatiser certaines opérations manuelles d’il y a 50 ans
    effectivement les collectionneurs sont chiants Wink si tout n’est pas au minimum impeccable ils vont faire la gueule et renoncer à acheter. mais on ne parle pas de grande série fabriquée en chine non plus, une firme qui fait dans la qualité au quotidien doit s’en sortir, surtout si elle renonce à trahir la qualité d’époque pour gagner 3 sous par montre

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