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ed2007, le il y a 20 années et 3 mois.
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11 juillet 2006 à 23h51 #410000007294
ZEN
MembrePublié le 9 Juillet 2006
- Citation :
- C’est un véritable tabou que la société horlogère Ulysse Nardin brise à Moscou. Entrer au Kremlin, sous les fenêtres du président Poutine! Ce privilège obtenu pour le temps d’une exposition récompense deux ans de négociations. Il illustre l’importance du marché russe pour l’horlogerie de prestige, celle qui livre au compte-gouttes des montres valant jusqu’à 625 000 francs.
Fusils à baïonnette pointés vers le ciel bleu, la garde du Kremlin a défilé au pas de l’oie au pied du PDG Rolf Schnyder (70 ans). Juché sur un podium avec son épouse malaisienne Chai et son fils Ulysse, cet industriel à l’âme d’aventurier a applaudi ce ballet avant d’inaugurer son exposition devant un parterre de 300 invités, au musée militaire dirigé par la fille du cosmonaute Youri Gagarine.
L’exposition concrétise deux ans de négociations menées par le représentant russe de la marque, Youri Yakovlev, et débloquées par la promesse de réparer quelques pièces historiques. Devenu propriétaire de la marque en 1983, Rolf Schnyder a jugé l’événement assez important pour le saluer avec une montre ornée de l’église Saint-Basil. Trente exemplaires en or ou en platine logés dans un œuf qui trouveront preneur sans publicité supplémentaire.
«C’est un événement extraordinaire. Le top sur le plan du prestige», commente Rolf Schnyder. «Ces joyaux font partie de la culture suisse. C’est de l’art», a-t-il expliqué à ses invités. Même si aux yeux du patron d’Ulysse Nardin, le «swiss made» est un label creux: «Sans les frontaliers français, l’horlogerie suisse s’arrête!»
Célèbre dès 1846 pour ses chronographes de marine, avant la multiplication de grandes complications, Ulysse Nardin peine à suivre la demande en produisant 14 000 pièces par an, dès 6000 francs. Les ateliers du Locle (NE) ont débordé à La Chaux-de Fonds (NE) pour un total de 180 employés. Le raffinement de modèles baptisés Quadrato, Sonata, Royal Blue ou Gengis Khan est-il compris par la clientèle russe? «Oui, il faut le goût et l’argent. Quand j’étais jeune, je regardai les belles voitures et je roulais en Vespa», sourit Rolf Schnyder.
Le Matin
12 juillet 2006 à 0h26 #420000065480ed2007
MembreEt dans un genre pas si eloigne que cela…
- Citation :
- Vladimir Poutine, homme-sandwich
Il suffit qu’il soit vu avec un produit pour que les ventes de celui-ci grimpent en Russie.
Par Lorraine MILLOT
QUOTIDIEN : Samedi 8 juillet 2006
Moscou de notre correspondante
Quand Vladimir Poutine s’est montré récemment en Chine avec une montre Breguet au poignet, à la place de sa Patek habituelle, toutes les boutiques Breguet de Russie ont été prises d’assaut et dévalisées du «modèle Poutine», qui coûte plus de 30 000 euros, a révélé cette semaine le quotidien russe des affaires Vedomosti , consacrant une enquête particulièrement fouillée à ce nouveau phénomène, déjà baptisé «President-placement».
Pour les publicitaires russes, qui maîtrisent depuis déjà longtemps l’art de faire traîner leurs vodkas, saucissons et autres camelotes dans les séries télévisées, le nouveau média-roi pour promouvoir aujourd’hui un produit serait le placement sur… Vladimir Poutine. Le président russe est si populaire en Russie «qu’aucune autre personnalité ne peut faire mieux pour la promotion d’une marque», explique Vedomosti, citant à l’appui de sa thèse le responsable d’une agence de relations publiques, Sergueï Tsatouriants : «Quand le Président se choisit un produit, cela entraîne une réaction en chaîne : les fonctionnaires les plus élevés commencent à porter le même produit, puis les moyens, puis les petits fonctionnaires et cela devient une mode.»
Le Kremlin a bien sûr assuré que ni le Président ni son entourage n’acceptent de faire ainsi le jeu des publicitaires, mais Vedomosti cite plusieurs exemples de marques qui ont bel et bien fait leur apparition dans les plus hauts étages du pouvoir russe : les ordinateurs portables Vaio (Sony) équipent le conseil des ministres et sont les stars de tous les reportages sur le travail du gouvernement russe, Poutine a offert des Toyota aux médaillés russes des derniers Jeux olympiques d’hiver et le groupe suisse Nestlé a pu se vanter dans un communiqué de presse que «le président Poutine a choisi la glace Nestlé», après qu’il a été montré à la télévision achetant des cornets. Un publicitaire anonyme a également assuré à Vedomosti que, pour 100 000 à 200 000 dollars, il serait toujours possible de placer un logo sur le président russe, en le collant par exemple sur le casque d’une usine qu’il doit visiter. Les fans de Poutine qui n’ont pas encore les moyens de se payer une montre à 30 000 euros peuvent aussi trouver leur bonheur. Sur l’Internet russe, on peut trouver des copies de la montre portée par le président pour 100 à 200 euros.
Le lien : http://www.liberation.fr/actualite/economie/192139.FR.php
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