FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Francophonie , tu fous le camp….
- Ce sujet contient 11 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Invité, le il y a 20 années et 8 mois.
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11 février 2006 à 21h51 #410000004458
ZEN
MembreEssayez vous verrez !
Les marques qui pratiquent encore le Français sur leurs sites internet sont de moins en moins nombreuses. A croire que ou bien les marques sont convaincues que tous les Francophones parlent Anglais ou que le client Francophone est en nombre tellement négligeable que c’est un client qui ne ne vaut pas le coup de l’investissement en Français.
Bon, ne nous méprenons pas, nous ne sommes pas hostiles à l’Anglais mais tout de même, toutes ces marques qui défendent la tradition auraient-elles oublié que la langue commune dans l’horlogerie, c’est le Français.
Probablement que les marketeurs sont convaincus qu’il ne sert à rien de parler dans sa langue à une clientèle qui achéte 4 ou 5% de la production et sans doute ont-il raison…Pourquoi dépenser quelques milliers d’euros pour traduire un site alors que c’est le prix d’une montre….
Et puis ces franchouillards ne sont jamais d’accord, tout le temps à râler, à contester, à poser des questions…
Alors quand on fait un forum sur le site de la marque, on le fait en anglais surtout si on est une marque Française…Paradoxe ? Non ! Marketing ! Le frenchy est devenu ringard , has been… Enfin quoi !
On ne dit plus je suis débordé mais « Over booké » my dear friend !
Les marchés américains sont tellement grands …
Certes mais il faut aussi développer le Chinois, le Japonais, le Russe et l’indien ….certains sites donnent le choix rendons leur cet hommage.
D’autres, ne s’encombrent plus, c’est Anglais, Anglais ou Anglais… mais rassurez-vous ! Si vous appelez sur place, on vous répond en Français et si vous posez la question sur le pourquoi de ces sites en Anglais , tentez-le en Anglais verlan car de toutes façons personne ou presque ne saura vous justifier ce choix.
Tentative
– » Hello, my watch is a great daube, can I return it to you ? «
-« A moment please….(musique…toto you to, to to you to, to to to to you to….) I’m sorry ! Could you call during this afternoon because Mrs Rondouillarde isn’t here before 2 o’clock »Eh bien, ça marche Mrs Rondouillarde va vous répondre en Anglais charcutier que ce n’est pas possible de retourner la great daube …Elle va vous demander aussi d’où vous appelez … Ben de France !
-Alors on peut se parler en Français, je suis de Morteau …
-Quoi ? c’est toi la saucisse ?
-Ben oui ! Mais pourquoi t’a appelé en anglais ?
-C’est à dire que sur le site , ils disent en angalis qu’il faut call Marketing service …
-Ah bon, je ne l’ai jamais luCommentaire : Ne faites jamais référence au site quand vous appelez une marque, personne ne l’a lu… Pas marrant d’être internaute si on ne connais pas mrs Rondouillarde.
A ce rythme là dans quelques années et comme c’est le marché qui dicte la langue, les sites seront exclusivement en Chinois. Sur certains c’est d’ailleurs ce choix qui est offert… Angalis ou Chinois.
malheur à vous si vous avez choisi Espagnol en première langue et Italien en seconde langue…Arrétez de vous intéresser aux montres et tentez la collection de pâtes et surtout des Italiennes pas des Françaises car les consultants qui font les site céconseillent l’option Français, il parait que ça ringardise la marque .
Si la mode passe au chti , on verra si les marques s’y mettent …
En attendant, Francophonie , tu fous le camp !
11 février 2006 à 22h01 #420000035536POLO LE BELGE
MembreBravo ZEN pour ce sujet.
Effectivement, nous (ou les autres) utilisent de plus en plus de termes »english » à tous moments que ce soit pour le » boulot » ou pour la « pub » ou pour tous les autres motifs … Comme quoi il faut employer des mots « english » pour « paraître intelligent » alors que la langue Française est tellement riche et précise ! De plus, dans mon « petit pays » en plus, il faut connaître la seconde langue (le Néerlandais) sinon tu es un vrai « béotien » et pour le boulot… Basta!!!
Amitiés, Polo.11 février 2006 à 22h07 #420000035537Julien59
MembreTout à fait d’accord !
Force est de constater que le français ne doit pas avoir un portefeuile suffisamment garni car nombre de marques voires « manufactures » suisses françaises qui dénomment leurs montres « à la française » n’ont même pas de catalogue en français ni même de page internet dans cette langue…
That’s life…
11 février 2006 à 22h13 #420000035538Spock
MembreIl est effectivement triste et agaçant de constater que des marques de culture francophone ne prennent même pas la peine de traduire leurs sites dans leur langue d’origine. On ne me ferra pas croire que cela coûte les yeux de la tête !
Cdlt
12 février 2006 à 11h25 #420000035539Beotien 1er
Membre- ZEN a écrit:
- Les marques qui pratiquent encore le Français sur leurs sites internet sont de moins en moins nombreuses
Et elles n’ont pas tort car maintenir un site un site multilingue est coûteux et le bénéfice à en retirer au vu du marché francophone est faible.
On ne peut en blâmer les industriels.
Par ailleurs, de tout temps, la langue de la force (commerciale ou guerrière) s’est imposée (c’est presque un pléonasme). Le latin a dominé aussi bien en France qu’en Tunisie, l’espagnol s’est imposé en amérique du sud, etc… Enfin, parler la langue du dominant est utile et parfois le signe de la volonté de s’élever (le français a longtemps été la langue des cours d’Europe et le latin en son temps était parlé par les élites): parler anglais peut relever de ce désir.
Le déclin de la langue me semble grave en ce qu’il traduit le déclin de la culture, de la science et de l’économie française: le passage à l’anglais de la revue de l’Institut Pasteur en est un exemple cinglant. Seuls les mathématiciens continuent de publier en français avec quelque espoir d’être lu par la communauté.
Dernier point qui me semble encore pire: la progression de l’illéttrisme en France; il suffit de parcourir les forums pour en voir le visage vivant.
12 février 2006 à 12h06 #420000035540ARK
Membre- ZEN a écrit:
- Marketing !
« Mercatique », pas « Marketing », soyons intégristes jusqu’au bout 😉
En fait, moi, ce qui me gêne, ce ne sont pas les sites ou la doc en anglais, mais plutôt de ne pas avoir les indications sur les cadrans ou l’affichage du jour ou du mois en français sur mes montres.
12 février 2006 à 12h19 #420000035541Dynamo
MembreLe problème c’est qu’il n’y a pas adéquation avec la volonté de d’une tradition et de ne pas garddé la langue de cette tradition. Un site web multilingue ne coute pas beaucoup plus d’un site monolingue, c’est simplement une question de conception, d’autant plus que les catalogue papier sont dans toutes les langues.
12 février 2006 à 19h10 #420000035542Mosbilo
MembreC’est à chacun de réagir mais les Français ne préservent plus leur langue. Les autres frnacophones sont presque plus défenseurs de la langue Française. Notre système éducatif n’y est pas pour rien mais c’est un autre débat.
13 février 2006 à 9h05 #420000035543Tokage
Membre‘Jour,
Marrant, j’ai toujours vécu le fait d’apprendre et de parler une autre langue (anglais, flamand et même un peu d’espagnol) comme quelque chose de foncièrement positif. C’est une porte ouverte sur d’autres cultures, d’autres façons de penser le monde, d’autres gens, etc. Et le plus amusant est que c’est une démarche à double sens : de « bien » maîtriser le français m’a beaucoup aidé ; et d’apprendre d’autres langues a renforcé ma connaissance de la langue française. L’universel se nourrit du particulier, il n’y a pas de contradiction.
Cordialement,
Nicolas
13 février 2006 à 13h13 #420000035544Invité
Membre- Beotien 1er a écrit:
- Et elles n’ont pas tort car maintenir un site un site multilingue est coûteux et le bénéfice à en retirer au vu du marché francophone est faible.
On ne peut en blâmer les industriels.
Par ailleurs, de tout temps, la langue de la force (commerciale ou guerrière) s’est imposée (c’est presque un pléonasme). Le latin a dominé aussi bien en France qu’en Tunisie, l’espagnol s’est imposé en amérique du sud, etc… Enfin, parler la langue du dominant est utile et parfois le signe de la volonté de s’élever (le français a longtemps été la langue des cours d’Europe et le latin en son temps était parlé par les élites): parler anglais peut relever de ce désir.
Le déclin de la langue me semble grave en ce qu’il traduit le déclin de la culture, de la science et de l’économie française: le passage à l’anglais de la revue de l’Institut Pasteur en est un exemple cinglant. Seuls les mathématiciens continuent de publier en français avec quelque espoir d’être lu par la communauté.
Dernier point qui me semble encore pire: la progression de l’illéttrisme en France; il suffit de parcourir les forums pour en voir le visage vivant.
Salut Béotien,
Ton point de vue est parfaitement en phase avec ce que je perçois de la situation globale.
La lingua media est à présent l’anglais. Dans 100 ans, ce sera peut-être le chinois… ou l’arabe… le mélange de tout cela ? Qui sait quelle sera la « culture » dominante ?
C’est par la force des armes, puis de l’expansion des monothéismes agressifs, et maintenant de la suprématie commerciale, que s’imposent les langues et les moeurs et coutumes qui les accompagnent inévitablement. Les valeurs morales, les tournures d’esprit, les concepts même de normalité sociale mutent en quelques dizaines d’années, sous le regard affolé des tenants de la culture originelle qui tentent de sauver les meubles et d’éviter l’acculturation de leur peuple.
Nul doute que dans les temps passés, des intellectuels se soient élevés contre l’abus de l’usage du français, à la cour d’Angleterre comme à celles de Russie ou d’Autriche en des périodes différentes.
La richesse du patrimoine français nous évitera probablement le statut de sous-culture… mais tous les signaux sont au rouge.
Ce que Zen dénonce est vérifié par la remise en question du français dans les instances internationales… Onu, Unesco, Croix-Rouge…
Pensez qu’il faut déjà insister pour que l’on continue d’annoncer les résultats en français lors des Olympiades… Rendez-vous à Pékin !Certains d’entre nous vivent au quotidien l’anglicisation des termes spécifiques à leur métier. Les publications scientifiques, les revues professionnelles, les manuels utilisateur sont en anglais. La localisation coûte trop cher au vu du marché francophone, les grenouilles n’ont qu’à s’adapter…
D’autre part, les tentatives de francisation des termes anglais sont d’un ridicule parfait, une pathétique perte de temps.
Notre langue est très présente dans les racines de l’anglais, des termes français y figurent tels que. Eux aussi ont subi les assauts du français.
N’irons-nous pas à terme vers une sorte de langue globale, mélange d’influences diverses, agrégat des raccourcis les plus imagés et les plus pratiques de plusieurs langues, le tout fondu dans une syntaxe primitive et sous les règles d’une grammaire simplifiée à l’extrême ?
Cette langue planétaire ne tuera pas le français mais le cantonnera dans son rôle d’idiôme local à usage élitiste ou identitaire 😉
Cordialement,
Alain
13 février 2006 à 14h52 #420000035545Dynamo
MembreEn fait le français et l’anglais ont en partage 60% de leurs vocabulaires.
Par contre ce qui me pose problème normalement (pour moi) c’est que je vends dans la langue de l’autre et que j’achète dans ma langue.
13 février 2006 à 15h03 #420000035546Invité
MembreJe produis en français sur des outils en anglais fabriqués au Japon suivant des normes allemandes…
Alain
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